Les albums de la semaine

Cette semaine, dans mon sac j’avais :

 

Ce que le roi qui n’avait pas d’enfants ne savait pas …de Jo Hoetland

Pas de poules mouillées au poulailler de Christian Jolibois et Christian Heinrich

La toute petite mouche de Michael Rosen et Kevin Waldron – chronique ici 

 

 

 

 

C’est l’histoire d’un roi qui, pour occuper ses journées et parce que son épée le « chatouille », passe son temps à terroriser les petits et les grands. Il arrive au village sans crier gare et détruit tout sur son passage en hurlant : « Tremblez, tremblez tous ! Car mon épée me chatouille ! » Les enfants, les animaux, les adultes, tout le monde se réfugie là où il peut. De nombreuses personnes et même des enfants ont bien tenté de le raisonner, mais en vain. Le roi ne tient pas ses promesses et ne peut s’empêcher de revenir à la charge.

Mais un jour, comme ce roi ne connait pas les enfants, les enfants vont être plus forts, plus forts que le roi . Après le calme reviendra dans le village.

Vous voulez  savoir comment, alors lisez cette histoire.  Ce livre fait partie de la collection Complices qui propose une lecture à deux voix.

 

Jo Hoestlandt & Ronan Badel

28 pages, éditions Oskar, août 2015

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Les « Petites poules » font partie, sans nul doute, des volatiles les plus connus de la littérature pour enfants, qui parviennent à séduire aussi les parents quand ils lisent à haute voix les aventures de ces héroïnes à plumes.
Rien ne va chez les poulettes : les fouines sanguinaires sont là, et elles se lancent à l’assaut du poulailler. C’est la bande de Vasypapa et les Quarante gobeurs. Ce ne sont pas les plus tendres ! Mais la résistance s’organise pour repousser l’assaut, on parlemente, on use de la catapoulte et du jet de fiente alors que la terre, en plus, se met à trembler.
La situation des poules n’est pas brillante mais elles reçoivent alors une aide inattendue et gigantesque : Mamie Python, une dragonne vénérable et très en colère, met fin à la bataille et les fouines en déroute en quelques mouvements de queue et quelques jets de flamme bien sentis.

à partir de 5 ans

ISBN : 9782266214513
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Tenebra Roma de Donato Carrisi

Après la découverte de cet auteur avec » la fille dans le brouillard », je continue de le lire avec ce  thriller.

Je remercie NetGalley et les éditions Calman -Levy pour ce partenariat.

Tenebra Roma, rien qu’au  titre , cela nous évoque une ambiance plutôt noire. Nous sommes à Rome et il fait noir dans les  rues : black-out total, cela ne s’est pas produit depuis le Moyen-Age.

Le livre commence par un prologue qui évoque un événement ayant eu lieu en 1521. Le pape Léon  X a demandé  que Rome ne soit jamais dans le noir . Un mystère qui n’ a jamais été élucidé.

Le premier chapitre nous apprend qu’une femme vit le martyre depuis 9 ans, jour où son fils, Tobia lui fut enlevé. Le lecteur est déjà pris au piège, il a envie de savoir de poursuivre sa lecture. Donato Carrisi sème des indices. Le noir total accentue cette tension, il se passe des événements dans les galeries souterraines de Rome, Marcus le célèbre détective part à la recherche de Tobia, aidé de Sandra. Il fait noir et des pluies diluviennes s’abattent sur Rome, menaçant de faire sortir le Tibre de son lit.

Bien sûr tout n’est pas simple, leur tâche se complique, des meurtres sont commis suivant des rituels anciens,de quoi donner plus de travail à Sandra et Marcus.

Un thriller qui se lit bien, l’histoire présente un rythme soutenu.

 

 

Editeur : CALMANN-LEVY
Date parution : 18/10/17
ISBN : 9782702162019
Nb de pages : 352 pages

Je l’ai lu en numérique.

Avec cette lecture, je continue mon challenge polar chez Sharon

 

et aussi le challenge : rentrée littéraire 1% chez Hérisson

:

Les oies sauvages de Guy de Maupassant

Les oies sauvages

Tout est muet, l’oiseau ne jette plus ses cris.
La morne plaine est blanche au loin sous le ciel gris.
Seuls, les grands corbeaux noirs, qui vont cherchant leurs proies,
Fouillent du bec la neige et tachent sa pâleur.

Voilà qu’à l’horizon s’élève une clameur ;
Elle approche, elle vient, c’est la tribu des oies.
Ainsi qu’un trait lancé, toutes, le cou tendu,
Allant toujours plus vite, en leur vol éperdu,
Passent, fouettant le vent de leur aile sifflante.

Le guide qui conduit ces pèlerins des airs
Delà les océans, les bois et les déserts,
Comme pour exciter leur allure trop lente,
De moment en moment jette son cri perçant.

Comme un double ruban la caravane ondoie,
Bruit étrangement, et par le ciel déploie
Son grand triangle ailé qui va s’élargissant.

Mais leurs frères captifs répandus dans la plaine,
Engourdis par le froid, cheminent gravement.
Un enfant en haillons en sifflant les promène,
Comme de lourds vaisseaux balancés lentement.
Ils entendent le cri de la tribu qui passe,
Ils érigent leur tête ; et regardant s’enfuir
Les libres voyageurs au travers de l’espace,
Les captifs tout à coup se lèvent pour partir.
Ils agitent en vain leurs ailes impuissantes,
Et, dressés sur leurs pieds, sentent confusément,
A cet appel errant se lever grandissantes
La liberté première au fond du coeur dormant,
La fièvre de l’espace et des tièdes rivages.
Dans les champs pleins de neige ils courent effarés,
Et jetant par le ciel des cris désespérés
Ils répondent longtemps à leurs frères sauvages.

Guy de Maupassant (1850 -1893 )

Vive l’heure du goûter de Nathalie Desforges

Voilà j’ai repris le chemin de l’école, une fois par semaine, je vais lire des albums aux grandes sections de maternelle. Cette semaine , mon choix s’est porté sur trois albums :

 

 

Il y a bien sûr la rentrée des classes, mais aussi un moment important dans la journée, le goûter. 

Cet album illustré décline dans la bonne humeur les différents goûters possibles et propose au jeune lecteur d’interagir à chaque double-page par le biais de questions à hauteur de petit gourmand.

On trouve ici des pages colorées, des gâteaux que l’on a envie de croquer.

 

Continuer de découvrir chez p’titGlénat  – septembre 2016 –  ISBN 9782344017272

 

Chronique ici

Chronique ici 

Le ciel n’existe pas de Inés Fernandez Moreno

Synopsis ;

Cala mène à Buenos Aires une vie de bohème quand elle n’a pas à s’occuper de sa mère despotique. Une seule personne trouve grâce aux yeux de la vieille femme acariâtre : Sabrina, l’aide qu’elle vient de recruter. Mais celle-ci la vole et disparaît en abandonnant son enfant.
Cala erre à la recherche de Sabrina à travers cette ville paradoxale où cohabitent légèreté et dénuement. Elle découvre un monde violent, qu’elle devinait mais dont elle ne soupçonnait pas l’ampleur, celui de la traite des femmes, de la drogue et de la mafia. Au gré de cette quête, elle recroisera aussi le premier homme qu’elle a aimé.

Un voyage en Argentine me tentait, comme lecture pour mon début de vacances. J’ai trouvé un pays violent, L’auteur évoque la violence faîte aux femmes, les problèmes liés à la drogue.
L’histoire est lente, j’ai trouvé que l’auteur s’attardait sur des faits non essentiels à la suite du récit.
J’ai malgré tout fini le livre, mais je m’attendais à une autre fiction.

Merci à NetGalley et aux éditions Lattés pour l’envoi de ce livre.

Genre : Roman étranger

Éditeur : JC Lattès
Parution : 06 septembre 2017
Prix editeur : 20€0
Pages : 300
ISBN : 9782709656894
Cette lecture fait partie du challenge Rentrée littéraire 1% :

La fille au mitote de Marceline Bodier

 

J’avais vu ce livre sur « NetGalley », lu le synopsis. J’étais indécise, puis quand Madeline des éditions Librinova m’a proposé de le lire. J’ai accepté.

Je ne regrette pas ma décision. Je remercie vivement Madeline pour l’envoi de ce livre.

 

 

Un titre intriguant « la fille au mitote « , quelle est la définition de ce mot « mitote » , j’ai cherché et ai trouvé plusieurs possibilités : « mitote est un  terme indien qui  été adopté par les espagnols ,  Dans les 4 Accords toltèques, Miguel Ruiz décrit la mitote comme une cacophonie de voix discordantes, des bavardages que nous créons intérieurement et qui nous embrument l’esprit. « .

Avant de décrire et de connaître cette fille, Marceline Bodier nous entraîne dans la campagne lorraine, avec un fond musical de Led Zeppelin . Nous y retrouvons  quatre jeunes, tous issus d’un petit village. Ils ont grandi ensemble, ont décidé de poursuivre leurs études , en restant ensemble à Nancy. En 1985, l’un est assassiné; Qui l’a -tué et pourquoi ? En 2008, son fils, Robert,  cherche à comprendre pourquoi son père a disparu. Il rencontre la fille de l’un d’eux qui porte un drôle de prénom Esfera. Elle semble vivre entourée de brouillard. A eux deux découvriront-ils le mystère qui entoure la disparition brutale du père de Robert ?

J’ai pris du plaisir à découvrir l’écriture de Marceline Bodier qui nous décrit avec finesse les différents personnages, et le suspens monte. Elle divulgue avec parcimonie de petits détails, qui peu à peu se fondent dans le récit. J’ai suivi avec beaucoup d’intérêt les différentes personnes, l’atmosphère est saisissante, les secrets de famille se dévoilent peu à peu.

Je recommande ce livre à tous ceux qui aiment les romans psychologiques, je ne le classerai pas en thriller.

La fille au mitote – Marceline Bodier

Editions Librinova 

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La rose-thé de Théophile Gautier

La rose-thé

La plus délicate des roses
Est, à coup sûr, la rose-thé.
Son bouton aux feuilles mi-closes
De carmin à peine est teinté.

On dirait une rose blanche
Qu’aurait fait rougir de pudeur,
En la lutinant sur la branche,
Un papillon trop plein d’ardeur.

Son tissu rose et diaphane
De la chair a le velouté ;
Auprès, tout incarnat se fane
Ou prend de la vulgarité.

Comme un teint aristocratique
Noircit les fronts bruns de soleil,
De ses soeurs elle rend rustique
Le coloris chaud et vermeil.

Mais, si votre main qui s’en joue,
A quelque bal, pour son parfum,
La rapproche de votre joue,
Son frais éclat devient commun.

Il n’est pas de rose assez tendre
Sur la palette du printemps,
Madame, pour oser prétendre
Lutter contre vos dix-sept ans.

La peau vaut mieux que le pétale,
Et le sang pur d’un noble coeur
Qui sur la jeunesse s’étale,
De tous les roses est vainqueur !

Théophile Gautier – (1811-1872)