La soif de Jo Nesbo

Quatrième de couverture :

Une jeune femme est assassinée suite à un rendez-vous via un site de rencontres. Elle porte des marques de morsures semblant indiquer que le meurtrier est un prédateur sanguinaire. Lorsqu’un deuxième corps est retrouvé dans les mêmes circonstances, l’enquête est confiée à Harry Hole. Mais ce dernier a mis de l’ordre dans sa vie et ne souhaite plus être mêlé à une dangereuse affaire.

Ma critique :

Un vampire assoiffé de sang rôde dans les rues d’Oslo. Harry Hole ne croit pas aux vampires. Ce vampire est particulier, il laisse des traces de rouille dans les plaies de ses victimes.

Nous retrouvons dans cette enquête Harry Hole . Il est devenu sobre mais il est toujours obsessionnel, ça c’est une bonne maladie lorsque l’on travaille dans la police. Il vivait paisiblement installé avec sa femme et son beau fils, quand il est rappelé pour une enquête.

Jo Nesbo reprend des ingrédients connus tels que un tueur psychopathe, des flics corrompus, une société en manque de repères, et tout ceci mêlé de sang, beaucoup  trop de sang..C’est un roman glauque qui fait froid dans le dos.

Jo Nesbo rend un  hommage à plusieurs classiques de la littérature de genre, tels Dracula, de Bram ­Stoker (1897), ou Le Silence des agneaux, de Thomas Harris (Albin Michel, 1990).

Un fond musical apprécié suit le fil de l’histoire.

Jo Nesbo : la soif – Éditeur ; Gallimard – ISBN :  2070145042  – Parution : 05/10/2017.

Je l’ai lu en numérique.

Ce livre participe aux challenges de Sharon 

 

 

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Le pot de terre et le pot de fer de Jean de La Fontaine

Le Pot de fer proposa
Au Pot de terre un voyage.
Celui-ci s’en excusa,
Disant qu’il ferait que sage
De garder le coin du feu :
Car il lui fallait si peu,
Si peu, que la moindre chose
De son débris serait cause.
Il n’en reviendrait morceau.
Pour vous, dit-il, dont la peau
Est plus dure que la mienne,
Je ne vois rien qui vous tienne.
– Nous vous mettrons à couvert,
Repartit le Pot de fer.
Si quelque matière dure
Vous menace d’aventure,
Entre deux je passerai,
Et du coup vous sauverai.
Cette offre le persuade.
Pot de fer son camarade
Se met droit à ses côtés.
Mes gens s’en vont à trois pieds,
Clopin-clopant comme ils peuvent,
L’un contre l’autre jetés
Au moindre hoquet qu’ils treuvent.
Le Pot de terre en souffre ; il n’eut pas fait cent pas
Que par son compagnon il fut mis en éclats,
Sans qu’il eût lieu de se plaindre.

Ne nous associons qu’avecque nos égaux.
Ou bien il nous faudra craindre
Le destin d’un de ces Pots

Jean de La Fontaine

Le rire pour les nuls de Martine Medjber-Leignel et Joëlle Cuvilliez

Si vous ne devez lire qu’un livre dans l’année, lisez celui-là. Il est un trésor de bienfaits pour tous. Ce livre vous apprend à :

  • Réapprendre la respiration abdominale
  • Reconnaître ses émotions
  • S’accorder du temps
  • Réveiller son rire
  • Créer des contacts solidaires
  • Soigner angoisses et stress
  • S’inscrire à un club de rire
  • S’exercer au yoga du rire

Les auteurs ont pensé à tous les états de la vie , la troisième partie est le rire et la condition humaine. Dans celui-ci un opus consacré à « la légitimité du deuil »

« S’il y a un moment de la vie où le rire cède la place aux larmes, c’est évidemment face à l’épreuve de la mort. Être triste, faire son deuil, éprouver la douleur et la cicatriser sont absolument légitimes. Apprendre à vivre avec le manque de l’être cher peut prendre du temps , beaucoup de temps. Mais il est fondamental de pouvoir à l’issue de l’épreuve s’autoriser la joie, le sourire et le désir de continuer à aimer d »autres êtres vivants… »

Le rire pour les Nuls vous offre le luxe de revenir à l’essentiel : VOUS.

Quelques autres  extraits :

Depuis l’Antiquité, nous savons que rire dix minutes par jour contribue à notre santé et à notre bien-être général, y compris à notre bien-être relationnel. Pourtant, à moins d’avoir une nature particulièrement rieuse, d’être un adulte entouré de personnes drôlissimes, la plupart d’entre nous perd son aptitude à rire proportionnellement à l’augmentation de son stress et de ses responsabilités. Les journées s’accumulent parfois sans aucune place pour la joie ou l’insouciance : Considérons comme perdu chaque jour où nous n’avons pas dansé au moins une fois. Et considérons comme fausse chaque vérité qui ne fut pas accompagnée d’un rire, disait déjà Nietzsche.

Entretenir son rire régulièrement, c’est au fond la même chose qu’entretenir ses abdominaux régulièrement. Et c’est nettement plus drôle ! Cela nécessite tout de même une attention soutenue, idéalement quotidienne, pour ne pas se laisser rattraper par le négativisme ambiant, les critiques systématiques adressées à l’autre, les peurs savamment entretenues par les médias et tous les types de pouvoir en place. Il faut être déterminé pour privilégier la joie, la justesse des sentiments, la parole éclairée, le sourire et la pensée bienveillante à l’égard de tous les autres.

  • Editeur : First (21 mars 2013)
  • Collection : Pour Les Nuls
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2754046887
  • ISBN-13: 978-2754046886

 

 

Guide des égarés de Jean D’Ormesson

Quatrième de couverture :

Nous ne savons ni pourquoi nous sommes nés ni ce que nous devenons après la mort. Nous sommes tous des égarés.
C’est à la question : « Qu’est-ce que je fais là ? » que s’efforce de répondre ce manuel de poche qui n’a pas d’autre ambition que de décrire avec audace, avec naïveté, avec gaieté ce monde peu vraisemblable où nous avons été jetés malgré nous et de fournir vaille que vaille quelques brèves indications sur les moyens d’en tirer à la fois un peu de plaisir et, s’il se peut, de hauteur.

 

Il emprunte le titre à à Maimonide, philosophe et médecin juif né à Cordoue au temps de Philippe Auguste.

En une centaine de pages, Jean D’Ormesson se livre . Des thèmes divers et variés, chers à l’auteur, sont abordés ici.  la vie, mais aussi de la mort : de l’air à la science, du plaisir à la joie, de la justice à l’amour, il dresse les réflexions d’un homme qui s’est longuement penché sur ces questions.  Il évoque de nombreux auteurs, tels Descartes, Sartre, Spinoza.
Ce livre nous fait réfléchir sur ces grands thèmes.

« Entrer dans ce monde est un mystère. En sortir est un mystère. Et l’entre-deux que nous appelons la vie est encore un mystère. »

J’ai trouvé dans ce livre une certaine mélancolie, et le dernier chapitre est consacré à Dieu.

« 
 Dieu est un mystère lumineux qui prend sur lui tous et toutes les souffrances des hommes pour les changer en  espérances ».

Nous dormirons ensemble de Louis Aragon

Que ce soit dimanche ou lundi
Soir ou matin minuit midi
Dans l’enfer ou le paradis
Les amours aux amours ressemblent
C’était hier que je t’ai dit
Nous dormirons ensemble

C’était hier et c’est demain
Je n’ai plus que toi de chemin
J’ai mis mon cœur entre tes mains
Avec le tien comme il va l’amble
Tout ce qu’il a de temps humain
Nous dormirons ensemble

Mon amour ce qui fut sera
Le ciel est sur nous comme un drap
J’ai refermé sur toi mes bras
Et tant je t’aime que j’en tremble
Aussi longtemps que tu voudras
Nous dormirons ensemble.

Louis Aragon 

 

Mémoires secrets d’un valet de cœur de Brigitte Aubert

Présentation de l’éditeur :

Paris, 1910. La ravissante Dédée, née André vingt ans plus tôt, officie dans le très huppé et fort discret hôtel Sélignac, claque pour messieurs qui apprécient les travestis. Tout roule pour ces « dames », à l’abri des violences du monde extérieur grâce à des protections en haut lieu, jusqu’au jour où l’on découvre l’une d’elles la gorge tranchée, émasculée.

« Dédée se souvient, elle a quatre vingt deux ans, elle écoute Sardou et se souvient de sa belle époque. »

La belle époque, dans les années 1910, ce n’était pas le temps où l’on évoquait les travestis, et pourtant ils vivent aussi. Dédée était née homme, et assumait pleinement sa nouvelle identité. Dans la maison de passe où elle vit, la peur est là, de nombreux meurtres ont lieu. Chaque personne retrouvée morte a sur elle une médaille. Ce ne sont pas seulement des personnes connues qui disparaissent mais aussi des travestis. Dédée va mener l’enquête, elle se renseigne auprès du commissaire qui est aussi son « client ».

Un univers peu exploité en littérature, l’écriture de Brigitte Aubert est familière, facile à lire.

Nous retrouvons la vie de cette époque, à travers des célébrités tels que Colette, Loti, Marcel Proust.

J’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire, puis peu à peu je me suis adaptée aux faits. C’est le livre d’une époque.

 

Ce livre participe au challenge chez Sharon

Ô Pulchérie de Nathalie Sauvagnac

 

Déserté peu à peu par ses habitants, le village de Saint-Eloi dépérit. Un beau jour arrivent Sylviane et Norbert, les amoureux marginaux, qui prennent possession de la maison de la Morte. Leur arrivée va réveiller la petite communauté vieillissante. Norbert fait une cuisine divine et Sylviane fait des enfants. Pour qu’ils ne s’enfuient pas, le village tout entier prend en charge la famille, la protège du monde extérieur. Pulchérie rebelle et sensuelle, Martian malade des autres, Nicomède indomptable et fragile, Albiane éternelle enfant qui parle avec les morts, sont les enfants sauvages et asociaux de la famille Lecoeur. La vie s’écoule, à l’abri de la maison. Jusqu’au jour où Pulchérie se met en tête de gagner le concours de majorettes local. Tout Saint-Eloi se mobilise pour que la jeune fille réalise son rêve. Et c’est alors que les murs de la maison commencent à s’effriter…

 

Ö Pulchérie !!! Mais c’est tout un roman…

Les parents de Pulchérie ont « atterri »dans un petit village, qui semblait endormi. L’arrivée de la famille Lecoeur fut comme un tsunami pour les habitants . Ils se sont mis à les chouchouter, pour surtout qu’ils ne partent pas. Ce village est surtout peuplé de gens âgés, la jeunesse n’y reste pas.

Quand Pulchérie est née «  les rues s’étaient ornées de lampions et autres guirlandes ».

La vie s’installe, les enfants naissent les uns après les autres dans cette famille, un peu spéciale. Sylviane, la mère  donne la vie , et ensuite  ignore sa progéniture.  Pulchérie est l’aînée, elle s’occupe de tout. Elle idéalise sa mère, elle fait tout pour lui ressembler. Sa vie est faîte de sexe et d’amour.Les autres enfants subissent le manque d’amour maternel.

Pulchérie veut devenir célèbre, elle va apprendre à manier le bâton, mais pas n’importe lequel, celui de majorette.

« Comme elle l’avait rêvé tant de fois, ses jambes fuselées et sa jupe très courte faisaient taire les hommes et bruisser les femmes. »

Elle va être joyeuse, puis déçue, mais toujours prête à tout pour réaliser ses rêves.

Y aura-t-il une suite ?

Je n’en raconterai pas plus. Lisez , c’est un baume de bonheur, un peu déjanté parfois !!

Derrière toutes ces lignes, l’auteur a mis en lumière la famille, une famille qui rejette ses responsabilités. Les enfants sont livrés à eux-même. On en voit le résultat. N’est-ce pas une mise en garde pour notre époque actuelle ?

J’ai retrouvé avec plaisir la plume de Nathalie, que je suis depuis un an, sur son blog. Nous avons participé au même MOOC et partagé nos difficultés rencontrées au cours des différents exercices.

 

Merci aux Editions Denoël pour l’envoi de ce livre.

Premier roman, édité par

  • Parution : 01 février 2018
  • Prix editeur : 17€00
  • Pages : 157
  • ISBN :9782207140734