Oiseau de Printemps de Elodie Santos

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Oiseau de Printemps

Joli Chardonneret tu es sorti de l’ombre
Posé sur la rambarde pour venir me chanter
Une ode à la Nature, au Soleil, au Printemps
Tu es venu me dire que l’Amour est devant

Saute, vrille, vole
Et mange toutes les graines que je t’ai données
Reviens sur mon balcon, recommence ton chant
Qui m’envahit toute entière
Ces matins des beaux jours

Joli Chardonneret je te veux sur ma route
dans ma jolie campagne
au pied de mon balcon

Elodie Santos, 2009

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Le berceau de Fanny Chesnel

Joseph est Normand, la soixantaine, cultivateur, à la retraite. Il vit seul depuis le décès de sa femme. dans sa région qu’il n’a jamais quittée. Il fabrique de ses mains, un berceau, pour sa première petite fille. Mais un appel téléphonique va bouleverser Joseph. L’avion qui ramenait son fils et son compagnon s’est écrasé. Son fils aîné, expatrié aux Etats-Unis, était homosexuel. Lui et son compagnon avaient eu recours à une mère porteuse canadienne. La petite allait naître bientôt.

Joseph décide de partir à la recherche de cette petite. Il veut s’occuper de cette petite, tâche qu’il avait négligée quand ses enfants étaient petits.

J’ai aimé le début de l’histoire, puis il y a eu un nombre important d’invraisemblances qui s’accumulent tout au long du roman. Pourtant le sujet était bien choisi, la parentalité chez un couple homosexuel.  le sujet méritait plus d’attention, et non pas ce roman feel-good, qui plaira certainement à certains.

Le berceau – Fanny Chesnel – Flammarion

Le soir de Rémy de Gourmont

 

 Le soir

Heure incertaine, heure charmante et triste : les roses
Ont un sourire si grave et nous disent des choses
Si tendres que nos cœurs en sont tout embaumés ;
Le jour est pâle ainsi qu’une femme oubliée,
La nuit a la douceur des amours qui commencent,
L’air est rempli de songes et de métamorphoses ;
Couchée dans l’herbe pure des divines prairies,
Lasse et ses beaux yeux bleus déjà presque endormis,
La vie offre ses lèvres aux baisers du silence.

Heure incertaine, heure charmante et triste : des voiles
Se promènent à travers les naissantes étoiles
Et leurs ailes se gonflent, amoureuses et timides,
Sous le vent qui les porte aux rives d’Atlantide ;
Une lueur d’amour s’allume comme un adieu
A la croix des clochers qui semblent tout en feu
Et à la cime hautaine et frêle des peupliers :
Le jour est pâle ainsi qu’une femme oubliée
Qui peigne à la fenêtre lentement ses cheveux.

Heure incertaine, heure charmante et triste : les heures
Meurent quand ton parfum, fraîche et dernière fleur,
Épanche sur le monde sa candeur et sa grâce :
La lumière se trouble et s’enfuit dans l’espace,
Un frisson lent descend dans la chair de la terre,
Les arbres sont pareils à des anges en prière.
Oh ! reste, heure dernière ! Restez, fleurs de la vie !
Ouvrez vos beaux yeux bleus déjà presque endormis…

Heure incertaine, heure charmante et triste : les femmes
Laissent dans leurs regards voir un peu de leur âme ;
Le soir a la douceur des amours qui commencent.
Ô profondes amours, blanches filles de l’absence,
Aimez l’heure dont l’œil est grave et dont la main
Est pleine des parfums qu’on sentira demain ;
Aimez l’heure incertaine où la mort se promène,
Où la vie, fatiguée d’une journée humaine,
Entend chanter enfin, tout au fond du silence,
L’heure des songes légers, l’heure des indolences !

Rémy de Gourmont

Ubac de Elisa Vix

Estelle a enfin trouvé le bonheur dans cette petite station de Val Plaisir en Savoie. Elle a déniché un emploi dans une pharmacie, et rencontré l’âme sœur avec qui elle ne tarde pas à se marier. Lilas naitra peu de temps après. Jérémy et Estelle file le parfait bonheur. Estelle a quitté son emploi, et aide Jeremy au bowling. Le bonheur est parfait.

L’arrivée de Nadia, sœur jumelle de Jeremy ne va pas tarder à perturber ce cocon familial. Estelle n’avait jamais entendu parler de Nadia, ni de leurs parents. Estelle se sent mal à l’aise.

Cette Nadia ne semble pas sympathique, ni chaleureuse auprès de sa nièce. Une seule personne l’intéresse son frère.

Un huis-clos où le malaise règne. La tension monte au fur et à mesure. L’auteur maîtrise parfaitement les rouages du thriller psychologique.

L’Ubac du titre évoqué ici le versant moins ensoleillé d’une montagne alpine, ce qui fait référence à la part sombre d’un individu. C’est le cas dans cette histoire vénéneuse qui insiste sur le coté pervers et troublant de la gémellité,

J’ai aimé cette histoire courte, j’ai trouvé la fin un peu trop rapide.

Elisa Vix – Ubac

Éditeur : Editions du Rouergue (06/01/2016)
ISBN : 2812609915

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Quatrième de couverture :

Cette saison-là, les loups sont revenus dans la vallée. Et Nadia est arrivée. Nadia dont Estelle n’avait jamais entendu parler. La sœur jumelle de son mari pourtant. Après quatre années passées à New York, elle s’est installée dans le chalet de l’ubac, chez les jeunes époux. Là où ils ont fait leur nid voici quelques mois à peine, juste après leur mariage. Mais avec la présence de Nadia, quelque chose a changé. Estelle a commencé à avoir peur. Peur pour son bébé. Sa petite Lilas si fragile. Si essentielle.Avec un art consommé du suspense, Elisa Vix signe un texte glaçant dans le décor impérieux des Alpes hivernales. Le temps d’une saison de neige, tout peut basculer, dans plus d’une vie..

Ce livre participe aussi au challenge de Sharon

 

 

 

Viens, on le fait de Nicolas Carteron

Même si j’ai mis du temps à le lire, j’ai apprécié ma lecture. Merci à Anaïs de Librinova .

Ce fut une belle découverte, une écriture agréable, un échange épistolaire . Il y a dans ce livre une intrigue, de la passion, des personnages attachants. L’écriture est poésie.

Qui n’a pas rêvé de dîner avec son auteur favori ? William James a pensé, dans son dernier roman, il glisse un ticket gagnant. Quelqu’un va -t-il le trouver ? À la clé, une soirée en tête-à-tête avec lui. Anna s’évade de sa routine, partagée entre ses enfants, son mari et son travail, grâce à la lecture. Elle ne sait pas encore que ce livre-là va bouleverser sa vie.

Les chapitres sont alternés avec les deux protagonistes, d’un côté Anna et de l’autre William. Ils vont vite être confrontés à leur vie respective, des choix qui peuvent déséquilibrer leur vie.  Quelle solution vont-ils adopter la raison ou la passion ? Au milieu de tout cela, une intrigue policière se greffe, ils vont être la cible d’un tueur.

Même si j’avais découvert qui pouvait être le tueur, la fin fut surprenante. J’ai même envie de le relire pour en savourer plus les mots.

Viens, on le fait de Nicolas Carteron – ISBN : 9791026225140 – Parution ; 23/11/2018 – Editeur : Librinova

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Quatrième de couverture

Qui n’a jamais rêvé de dîner avec son écrivain préféré ?

William James, l’énigmatique romancier à succès, a pensé à tout pour satisfaire ses lecteurs.Caché dans l’un des six cent mille exemplaires de son nouveau livre, un unique ticket attend un heureux gagnant. À la clé, une soirée en tête-à-tête avec lui.

Anna s’évade de sa routine, partagée entre ses enfants, son mari et son travail, grâce à la lecture. Elle ignore que le roman qu’elle vient d’acheter s’apprête à bouleverser sa vie.

Il ne devait s’agir que d’un dîner, une rencontre furtive entre deux inconnus.
Il suffira d’un secret partagé pour tout faire basculer.

Un beau matin de Jacques Prévert

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Un beau matin

 

Il n’avait peur de personne
Il n’avait peur de rien
Mais un matin un beau matin
Il croit voir quelque chose
Mais il dit Ce n’est rien
Et il avait raison
Avec sa raison sans nul doute
Ce n’ était rien
Mais le matin ce même matin
Il croit entendre quelqu’un
Et il ouvrit la porte
Et il la referma en disant Personne
Et il avait raison
Avec sa raison sans nul doute
Il n’y avait personne
Mais soudain il eut peur
Et il comprit qu’Il était seul
Mais qu’Il n’était pas tout seul
Et c’est alors qu’il vit
Rien en personne devant lui.

Jacques Prévert (1900-1977)