Là où chantent les écrevisses de Délia Owens

Il y a longtemps que je voulais le lire, mais n’ayant pas réussi à l’avoir en livre. Je l’ai écouté, un véritable plaisir.

Un immense coup de cœur pour cet hymne à la vie et à la différence et surtout à faire vibrer par les sensations et les végétaux qui sont dans le marais. C’est lui le véritable héros de cette fresque fantastique et de celle par qui l’histoire se répand. Une véritable pépite à écouter ou lire.

Le livre débute par la découverte du cadavre de Chase Andrews, jeune adulte du pays, dans le marais côtier d’une ville de Caroline du Nord. le shérif soupçonnant un meurtre, une enquête est ouverte. Deux récits s’entremêlent: l’enquête policière d’un côté, et l’histoire de Kya de l’autre


Kya, nommée la Fille des Marais, vit seule dans une cabane, abandonnée par les siens à l’âge de six ans. Sa mère, Ma est partie, n’en pouvant plus d’avoir à ses côtés un homme alcoolique et violent. Elle laisse deux enfants, mais Jodie, le frère de Kya part aussi. Elle reste seule avec son père . Peu de temps après, le père partira aussi.

Kya se construit jour après jour, en observant la nature. Elle apprend la vie, elle n’oublie pas les oiseaux à qui elle donne à manger chaque jour. Kya est seule. Grande observatrice de la nature, très créative elle consigne ses observations, collectionne plumes et coquillages et peint avec précision son milieu de vie.

Le fruit de sa pêche, moules ou petits poissons, elle l’échangera contre des vêtements, que le couple Jumping et Mabel lui donneront. Cette relation lui met du baume au cœur. Deux hommes compteront pour Kya, Tate lui apprendra à lire et à écrire, mais il partira étudier à l’université. Chase , qui lui fera miroiter une autre vie, et finalement , l’abandonnera aussi. Au fil des années, la déception sera toujours omniprésente.

Ce roman m »a passionnée du début à la fin. La voix de Marie du Bled exprime bien toutes les émotions qui se dégagent de cette lecture. Ce roman est rempli de poésie, de délicatesse, c’est un véritable hymne à la nature, à la liberté et à la force que l’on porte en soi.

Délia Owens

EAN : 9782757889978
480 pages
(20/05/2021) Points
Existe en version audio

Quatrième de couverture :

Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur « la Fille des marais » de Barkley Cove, une petite ville de Caroline du Nord. Pourtant, Kya n’est pas cette fille sauvage et analphabète que tous imaginent et craignent.
A l’âge de dix ans, abandonnée par sa famille, elle doit apprendre à survivre seule dans le marais, devenu pour elle un refuge naturel et une protection. Sa rencontre avec Tate, un jeune homme doux et cultivé qui lui apprend à lire et à écrire, lui fait découvrir la science et la poésie, transforme la jeune fille à jamais. Mais Tate, appelé par ses études, l’abandonne à son tour. La solitude devient si pesante que Kya ne se méfie pas assez de celui qui va bientôt croiser son chemin et lui promettre une autre vie. Lorsque l’irréparable se produit, elle ne peut plus compter que sur elle-même…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°16 ]

Sur les terres du loup de Cherie Dimaline

L’histoire se passe dans une grande baie qui fait partie du lac Huron dans la province canadienne de l’Ontario. Autrefois il n’y avait que des natifs américains, qui au fil du temps, ont été repoussés par les colons.Ils se transmettent leurs terres, leurs croyances . Après des années passées loin du berceau familial, Joan décide d’y revenir vivre. Mais depuis un an , Victor est parti après leur première dispute . Il souhaitait vendre les terres de Joan. Elle ne peut pas envisager de vivre sans lui. Elle va donc partir à sa recherche.

Un matin, elle va entrer sous un chapiteau érigé par des évangélistes, sur le parking d’un hypermarché. De nombreuses personnes ont l’habitude d’aller y écouter les sermons d’un certain révérend Eugene Wolff. Mais tout est terminé, mais elle entend une voix familière, cela ne peut être que Victor , il a sa voix, ses manières, mais il ne semble pas la reconnaître.

Joan se met en tête d’éclaircir ce mystère qui pourrait être lié au Rougarou, une créature étrange mi-homme mi-loup, tantôt bienveillante tantôt malveillante, et qui hante l’imaginaire des métis. Joan va devoir le délivrer.

Une histoire romancée qui met en lumière la vie des métis qui vivent en marge de la société des Blancs. Ils respectent toutes les traditions et croyances. La légende du rougarou est bien présente.

L’auteur militante métisse y dénonce l’arrachement des premières nations du pays à leurs terres, la religion comme instrument de manipulation et le pouvoir des grosses compagnies pétrolières, minières et forestières.

C’est une belle découverte que cette histoire, merci à NetGalley et aux éditions Buchet/ Chatel !

Sur les terres du loupCherie Dimaline

Traduit de l’anglais (Canada) par Lori Saint-Martin et Paul Gagné

Buchet/Chastel, 376 p., 22,50 € – ISBN 9782283035788

Quatrième de couverture :

Joan a le cœur brisé. Voilà plus d’un an qu’elle s’épuise à chercher son mari, Victor, qui a disparu dans la nuit où il a suggéré de vendre à des promoteurs sa terre ancestrale. Depuis, elle sillonne les routes de la baie Géorgienne, décidée à savoir si Victor est mort ou s’il l’a simplement quittée, comme le pense sa communauté Métis.
Elle croit l’avoir retrouvé dans une tente d’évangélistes dressée au milieu d’un parking, mais l’homme qui apparaît devant elle n’a de Victor que les traits. Pourquoi ne la reconnaît-il pas ? Et qui est ce révérend Eugene Wolff dont il dit porter le nom ?
Joan se mettra alors en quête de rappeler à cet inconnu qui il est vraiment. En chemin, elle découvrira que les monstres qui peuplent les légendes de son enfance peuvent prendre différentes formes et que, derrière les paroles bienveillantes de la congrégation du révérend Wolff, se cache un projet d’expropriation qui menace une fois encore sa communauté.

Jamais de Bruno Duhamel

Jamais ! Nous sommes à Troumesnil, localité de Normandie, sur la côte.
Madeleine, nonagénaire ne veut pas quitter sa maison, où elle a vécu avec son mari, aujourd’hui disparu. Jamais, elle ne renoncera à cette vie -là, à son indépendance, à son chat, Balthazar, et à tous ses souvenirs.

Mais voilà, réchauffement climatique oblige, montée des eaux, inondations, érosions bref, les falaises s’effritent, elles s’effondrent, par cailloux, par rochers, par pans entiers ! Peu à peu, la maison de Madeleine se rapproche dangereusement du bord.

Madeleine n’en démord pas, elle ne quittera Jamais sa maison. Elle ne veut pas aller en maison de retraite, dans une chambre avec vue sur la mer. Madeleine ne veut pas, elle est aveugle.

Le maire la somme de quitter ce lieu dangereux. Mais Madeleine a son caractère bien trempé, elle refuse.

J’ai aimé le dessin et les couleurs qui restituent parfaitement la douceur et la tendresse de cette histoire.  Madeleine est drôle et attachante, on la prend pour une invalide obstinée, alors que c’est une éternelle amoureuse. De plus c’est super drôle. La couverture quant à elle est tout à la fois, apaisante et pétillante.

L’auteur a su exploiter deux thèmes forts, le handicap associé à la vieillesse et l’écologie.

« Jamais » par Bruno Duhamel

Éditions Grand Angle (15, 90 €) – ISBN : 978-2-8189-4381-6

Quatrième de couverture

Face à une catastrophe naturelle, il faut une force de la nature. Madeleine, c’est les deux.
Troumesnil, Côte d’Albâtre, Normandie. La falaise, grignotée par la mer et le vent, recule inexorablement de plus d’un mètre chaque année, emportant avec elle
les habitations côtières. Le maire du village parvient pourtant, tant bien que mal, à en protéger les habitants les plus menacés. Tous sauf une, qui résiste encore
et toujours à l’autorité municipale. Madeleine, 95 ans, refuse de voir le danger. Et pour cause. Madeleine est aveugle de naissance.

Le Lundi, c’est poésie !

Extrait de Un seul moment

Il suffit parfois de se pencher
sur une fleur fanée
qui ne sait plus son nom

De surprendre dans son sommeil
un sentier
tiède de soleil

Un merle blessé dans une ruelle
sans lumière et sans voix

Une gargouille au bord du saut
une mousse aimée des insectes

Ou le sang d’une guerre
encroûté sur le couchant

Pour que soudain
respire un poème

Georges Bonnet

Georges Bonnet est né en 1919 à Pons. Il vit à Poitiers. Après avoir été professeur d’éducation sportive, il se consacre depuis sa retraite à l’écriture de romans, nouvelles et recueils de poésie. A 97 ans, il publie Juste avant la nuit.

Nuits de la Lecture

Une petite mise en bouche avant l’événement National.

Nuit de noces, nuit de débauche, nuit blanche du cœur épris… Voyons si vous êtes incollable sur les œuvres qui font rimer amour et tombée du jour.

🤓 Testez-vous en dix questions ! À vous de jouer

Quizz Nuits de La Lecture

Les Nuits de la lecture, organisées pour la première fois par le Centre national du livre sur proposition du ministère de la Culture, se déroulent du 20 au 23 janvier 2022, au cours de quatre soirées, avec un temps fort le samedi 22 janvier.

Du jeudi 20 au dimanche 23 janvier 2022, le public sera invité à se réunir à l’occasion de milliers d’événements physiques et numériques, autour du thème de l’amour qui épouse l’injonction de Victor Hugo : « Aimons toujours ! Aimons encore !

Programme des Nuits de la Lecture.

Je vous propose le quizz, j’ai obtenu 9/10. A vous de jouer !

Marie Bisson de Bernard Martin

Présentation de l’éditeur :

En 1912, Marie Bisson devient épicière à Tournai-sur-Dive, petit village dans l’Orne entre Trun et Chambois.
Au début du XXe siècle, les épiceries – des petits commerces de proximité – offrent aux habitants d’une commune denrées alimentaires, tissus, savons, tabac, cidre, torréfaction du café… et toutes sortes de produits pour agrémenter le quotidien. Pendant de nombreuses décennies et jusqu’à l’implantation des grandes surfaces, elles étaient le centre économique et même social d’un village, surtout à la campagne.
Néanmoins, Marie – une femme forte mais d’une grande sensibilité – n’a pas la vie facile : contemporaine d’une première moitié de siècle, âpre et rigoureuse, plusieurs drames viendront endeuiller son existence.

Mon avis :

On découvre la vie de cette famille normande, avec tous les aléas de la guerre. Marie se mariera, apprendra à vivre seule le temps de la guerre . Elle ne ménage pas sa peine . Elle apprendra à surmonter sa peine car la vie ne lui sourit pas.

L’auteur évoque la vie de sa grand-mère. que je ne connaissais pas, cette maladie que les hommes avaient car ils avaient respiré ce gaz jaune. Ce gaz moutarde utilisé par les allemands , Les Français l’appellent ypérite (d’après la ville d’Ypres)où il a été utilisé pour la première fois.

En 1912, Marie Bisson devient épicière à Tournai-sur-Dive, petit village entre Trun et Chambois.Marie fut une femme forte mais d’une grande sensibilité . Plusieurs drames viendront endeuiller son existence.

J’ai aimé suivre la vie de cette femme relatée dans le livre, ainsi que les événements qui se déroulaient pendant cette période. Avec des mots simples, s’appuyant sur des recherches familiales , l’auteur qui n’est autre que le petit fils de Marie Bisson dévoile la vie de sa grand-mère avec beaucoup de délicatesse.

Marie Bisson – Bernad Martin – Éditions Corlet – Date de parution ; 06/10/2021 – ISBN : 978-2847067583

Rendez-vous autour de la littérature latino-américaine !

Je renouvelle ma participation à ce rendez-vous, elle sera certainement modeste. je présenterai des poésies et peut-être une ou deux lectures, si le temps me le permet.

« Les modalités sont les mêmes qu’en 2021 : lire au moins un titre d’un auteur d’un des pays de la liste ci-dessous au cours du mois de février. Tous les genres sont acceptés : roman, polar, science-fiction, poésie, BD, romans graphiques, non-fiction, littérature jeunesse… j’admets aussi les titres d’auteurs venant d’autres contrées mais se déroulant dans l’un des pays « éligibles ». » »

Vous trouverez d’autres renseignements sur le blog d’ Ingannmanic

Le Lundi, c’est poésie !

Symphonie en blanc majeur

De leur col blanc courbant les lignes,
On voit dans les contes du Nord,
Sur le vieux Rhin, des femmes-cygnes
Nager en chantant près du bord,

Ou, suspendant à quelque branche
Le plumage qui les revêt,
Faire luire leur peau plus blanche
Que la neige de leur duvet.

De ces femmes il en est une,
Qui chez nous descend quelquefois,
Blanche comme le clair de lune
Sur les glaciers dans les cieux froids ;

Conviant la vue enivrée
De sa boréale fraîcheur
A des régals de chair nacrée,
A des débauches de blancheur !

Son sein, neige moulée en globe,
Contre les camélias blancs
Et le blanc satin de sa robe
Soutient des combats insolents.

Dans ces grandes batailles blanches,
Satins et fleurs ont le dessous,
Et, sans demander leurs revanches,
Jaunissent comme des jaloux.

Sur les blancheurs de son épaule,
Paros au grain éblouissant,
Comme dans une nuit du pôle,
Un givre invisible descend.

De quel mica de neige vierge,
De quelle moelle de roseau,
De quelle hostie et de quel cierge
A-t-on fait le blanc de sa peau ?

A-t-on pris la goutte lactée
Tachant l’azur du ciel d’hiver,
Le lis à la pulpe argentée,
La blanche écume de la mer ;

Le marbre blanc, chair froide et pâle,
Où vivent les divinités ;
L’argent mat, la laiteuse opale
Qu’irisent de vagues clartés ;

L’ivoire, où ses mains ont des ailes,
Et, comme des papillons blancs,
Sur la pointe des notes frêles
Suspendent leurs baisers tremblants ;

L’hermine vierge de souillure,
Qui pour abriter leurs frissons,
Ouate de sa blanche fourrure
Les épaules et les blasons ;

Le vif-argent aux fleurs fantasques
Dont les vitraux sont ramagés ;
Les blanches dentelles des vasques,
Pleurs de l’ondine en l’air figés ;

L’aubépine de mai qui plie
Sous les blancs frimas de ses fleurs ;
L’albâtre où la mélancolie
Aime à retrouver ses pâleurs ;

Le duvet blanc de la colombe,
Neigeant sur les toits du manoir,
Et la stalactite qui tombe,
Larme blanche de l’antre noir ?

Des Groenlands et des Norvèges
Vient-elle avec Séraphita ?
Est-ce la Madone des neiges,
Un sphinx blanc que l’hiver sculpta,

Sphinx enterré par l’avalanche,
Gardien des glaciers étoilés,
Et qui, sous sa poitrine blanche,
Cache de blancs secrets gelés ?

Sous la glace où calme il repose,
Oh ! qui pourra fondre ce cœur !
Oh ! qui pourra mettre un ton rose
Dans cette implacable blancheur !

Théophile Gautier

Ce poème est extrait de ce recueil de poésies, trouvé dans ma bibliothèque. Il était avant au fond d’une caisse dans ma famille, l’édition date de 1941.

Le printemps des poètes

CONCOURS « POÈTES ET PATRIMOINE »Dans le cadre de la promotion de la poésie et de la culture française et plus particulièrement du Printemps des Poètes, La Compagnie du Halo, le Réseau Bibliothèque de la CCTVV, Les Éditions LAMARQUE, l’association Lire et Partager en Bouchardais et le Musée du Bouchardais organisent un concours de poésie intitulé « POÈTES ET PATRIMOINE » ouvert sur tout le territoire français et à tous les poètes d’expression française du 15 décembre 2021 au 15 février 2022, cachet de la poste faisant foi.

Le concours comprend 5 catégories

Junior : enfants jusqu’au CM22-

Collégien(ne) : de la 6ème à la 3ème

Lycéen(ne) : de la seconde à la terminale

Adulte : + de 18 ans et étudiants post bac

Collective

Les poètes enverront au maximum 2 poèmes par catégorie sur le thème proposé par le Printemps des Poètes, à savoir « L’Éphémère »

Chaque poème ne devra pas dépasser 350 mots et devra être inédit et non primé.

Les textes seront dactylographiés sur un format A4 (format word) et seront envoyés en 1 exemplaire à : lacieduhalo@gmail.comou éventuellement adressés à :La Compagnie du Halo 3 Route de Dorée 37220 PARCAY-SUR-VIENNER Un accusé de réception sera expédié par mail. Nom, adresse, courriel et téléphone des candidats figureront, en haut à gauche du poème, ainsi que la catégorie dans laquelle les poèmes sont présent.

Pour en savoir plus : https://www.printempsdespoetes.com/CONCOURS-DE-POESIE-15…

Robinson des glaces de Emmanuel Hussenet

Emprunté à la médiathèque, je l ‘avais acheté il y a quelques années, mais n’avais pas pris le temps de le lire. J’aime bien ces lectures qui me permettent de voyager.

Ce livre raconte le parcours de l’auteur jusqu’à l’île Hans, celle-ci n’appartient à personne. Elle est située à mi-distance des côtes du Canada et du Groenland. Elle est est revendiquée par le Canada et le Danemark, qui rêvent de mettre la main dessus pour son intérêt stratégique et économique.

Emmanuel Hussenet a décidé de se lancer un défi, rejoindre cette île en kayak, et vivre comme un Robinson des glaces afin de raconter la banquise, et d’expliquer son rôle déterminant pour l’équilibre de la planète.

Nous le voyons progresser chaque jour dans ce lieu désertique et froid, parfois une rencontre avec un ours interrompt sa solitude. A travers ce voyage, il nous livre ses pensées, ses convictions sur les enjeux climatiques en cours, sur notre devenir.

Ce récit d’aventure est aussi l’histoire d’une quête d’un monde qui nous échappe et qui doit nous faire réagir.

Ce voyage aura -t-il été juste le but d’atteindre l’ile Hans, ou de prendre le temps d’accomplir un voyage intérieur pour comprendre qui nous sommes vraiment.

J’ai aimé suivre cette aventure, qui m’a fait réfléchir sur les enjeux climatiques. Le livre est sorti en 2018, les enjeux sont toujours d’actualité. Le récit est souvent coupé par les réflexions de l’auteur.

A propos de l’auteur

Né à Poissy en 1966, Emmanuel Hussenet n’a jamais dissocié la découverte des écosystèmes du Grand Nord à la réflexion sur soi. Très jeune, il a effectué des excursions en kayak de mer et à pied en Scandinavie (îles Lofoten et Laponie), des expéditions solitaires au Groenland, en Alaska et au Spitzberg, ou en terre d’Ellesmere avec Emeric Fisset . Plus tard, il a accompli une traversée de la France à pied, avec un poney welsh, de l’Yonne à l’Ardèche et à la Drôme.

Le parcours professionnel original d’Emmanuel Hussenet se trouve intimement lié au Grand Nord : guide de kayak de mer et d’attelage de chiens pour les agences Grand Nord et Terres d’aventure (au Groenland, en Alaska, en terre de Baffin, au Spitzberg). Il a aussi mené des voyages naturalistes en Roumanie, au Sénégal, à Djibouti, au Népal et au Canada pour les agences Voyages Nature et Saïga. À l’été 2003, il a pagayé avec Kim Hafez durant deux mois pour remonter sur plus de 1 000 kilomètres la rivière Nelson, au Canada, de Gilliam à Moose Lake. ( source Transboréal)

Présentation de l’éditeur :

île presque inaccessible : l’île Hans.
Ce caillou d’à peine 130 hectares n’appartient à personne. Il est revendiqué par le Canada et le Danemark pour son intérêt stratégique, car il ouvre la route à l’exploitation commerciale du haut Arctique.
En m’engageant seul dans cette zone inhospitalière, j’ai voulu réveiller les consciences.
Sentinelle des dernières banquises, l’île Hans est peut-être la clé de notre avenir climatique. Elle pourrait ainsi devenir “ l’île qui sauvera le monde ”. »
Aventurier de l’extrême, Emmanuel Hussenet nous embarque avec lui dans son expédition en kayak de mer : navigation au milieu des champs de banquise, bivouac sur des plaques de glace, lutte contre les vents violents, rencontre avec l’ours polaire, combat contre l’épuisement et la solitude…
Sa détermination et sa passion pour ces territoires vierges se manifestent dans une écriture quasi mystique, ponctuée par une réflexion sur les causes de la catastrophe écologique qui se prépare.

Emmanuel Hussenet EAN : 9782352046189
272 pages
Les Arénes (03/05/2017)e.