La poésie de Antonia Vicens i Piconell

La poesia

plana sobre
la vida fulgors d’altres mons
t’esclata als ulls també
estrelles
d’aigua eixugades a la cala
de la infantesa quan
retuts tornen
els àngels ja sense
sal sense ales i tu
intentes agafar-ne les ombres
penjalls als fils
d’estendre les paraules l’hora
que més voldries
revocar els morts que
et pugen per
les cames
baldament omplis
la nit
de colomes blanques tot
esperant
una espurna de foc
que t’encengui el poema.

 

© Antònia Vicens
Production audio: Catalunya Ràdio

La poésie

elle plane sur
la vie clartés d’autres mondes
elle t’éclate aux yeux aussi
étoiles
d’eau séchées dans la crique
de l’enfance quand
fourbus reviennent
les anges sans
sel sans ailes et que tu
cherches à en attraper les ombres
lambeaux sur les fils
à étendre
les mots l’heure
que tu aimerais le plus
révoquer les morts qui
te grimpent
sur les jambes
bien que tu remplisses
la nuit
de colombes blanches en
attendant
une étincelle de feu
qui embrase ton poème.

 

Traduit par Annie Bats
ILC, Dia mundial de la poesia 2017.

Lune de fête de Frederico Garcia Lorca

Lune de fête

La lune
on ne la voit dans les fêtes.
Il y a trop de lunes
sur la pelouse !

Tout veut jouer à être lune.
La même fête
C’est une lune blessée
qui est tombée sur la ville.

Des lunes microscopiques
dansent sur les vitres
Et certaines restent
Sur les gros nuages
De la fanfare.

La lune de l’azur
on ne la voit pas dans les fêtes
Elle se voile et soupire :
» J’ai mal aux yeux ! »

Federico Garcia Lorca, Poemas de la Feria
Traduction de Winston Perez

 

 

La grande comédie du monde de Léopoldo Maria Panero

La grande comédie du monde
La grande tragédie de l’homme
Qui meurt à chaque heure, silencieux comme le vent
Qui se cherche dans les chats qui miaulent contre la fleur
Qui s’égare dans les fleurs obscures du mal
Qui se découvre dans la glace obscure du silence
Et s’égare dans le rêve fatal de chaque nuit.

La gran comedia del mundo.
La gran tragedia del hombre.
Que muere cada hora, silencioso como el viento.
Que se busca en los gatos que maúllan contra la flor.
Que se pierde en las flores oscuras del mal
Que se descubre en el espejo oscuro del silencio
Y se pierde en el sueño fatal de cada noche.

Leopoldo María Panero (Madrid, Espagne 1948-2014)Sombra (Huerga & Fierro, 2008) – Conjurations contre la vie (poésie 2005-2010) (Fissile, 2016) – Traduit de l’espagnol par Cédric Demangeot, Rafael Garido et Victor Martinez.

Poésie espagnole

Voici ma participation au mois espagnol, crée par Sharon

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ESA LUNA COLOR DE VIEJO SAXOFÓN..

Esa luna color de viejo saxofón
me retendrá en París.
Esa luna color de vieja mariposa,
de alma vieja buscando sobre el viento
ojos para mirar el fin de siglo,
gatos que son las dudas de la noche.

Tiéndete junto a mí. Despierta en la memoria
esa inquietud que guardan los que acaban de amarse,
la imperceptible prisa de los labios
que buscaron un cuello donde apoyar su aliento.
Y déjame mirarte, frente a frente,
con estos mismos ojos orientales
que utiliza el amor para observamos.

Luis Garcia Montero, Poets Andalouses dans www.poetasandaluces.comPoème écrit par Luis Garcia Montero (1958 – )

Luis Garcia Montero est né à Grenade en 1958. Fils de Luis Garcia Lopez et Elisa Montero Peña, il a étudié à l’école du Piarist où il est resté jusqu’en 1976. Dans son adolescence , il savait Blas de Otero. Il a étudié la philosophie à l’Université de Grenade, et il a obtenu son diplôme en 1980. il a ensuite obtenu son doctorat en 1985 .  Il est l’ un des plus grands représentants théoriques et principal de la «poésie de l’ expérience ». Sa poésie se caractérise par un langage familier et la réflexion des événements ou des situations de tous les jours. Il est actuellement professeur du département de littérature espagnole à l’Université de Grenade et il a édité le Rimas de « Gustavo Adolfo Becquer » entre autres travaux théoriques. Il a également cultivé l’essai et de l’ opinion chroniqueur. Parmi les prix poétiques qu’il a reçus comprennent le prix Federico Garcia Lorca, le prix Loewe, le Prix Adonáis Poésie et le Prix national de poésie avec lequel il a reçu en 1995, et le Prix de la critique nationale en 2003. Depuis 1994 , Il partage sa vie avec l’écrivain Almudena Grandes. Le Vendredi 8 Juin, 2007 a parrainé la promotion IX des diplômés en sciences humaines à la Faculté des sciences humaines à Albacete à l’Université de Castilla-La Mancha.