Nous irons mieux demain de Tatania de Rosnay

Nous irons mieux demain

par Tatiana de Rosnay

Lu par Tatiana de Rosnay

Je remercie NetGalley et les Éditions Audiolib de m’avoir permis de découvrir ce roman et son auteur

#Nousironsmieuxdemain #NetGalleyFrance !

Présentation de l’éditeur ;

Quand l’amitié devient emprise. Mère célibataire de vingt-huit ans, ébranlée par le décès récent de son père, Candice Louradour mène une vie sans saveur. Un soir d’hiver pluvieux, à Paris, elle est témoin d’un accident de la circulation. Une femme est renversée et grièvement blessée.

Bouleversée, Candice lui porte assistance, puis se rend à son chevet à l’hôpital. Petit à petit, la jeune ingénieure du son et la convalescente se lient d’amitié.

Jusqu’au jour où Dominique demande à Candice de pénétrer dans son appartement pour y récupérer quelques affaires.

Dès lors, tout va basculer…

Pourquoi Candice a-t-elle envie de fouiller l’intimité d’une existence dont elle ne sait finalement rien ? Et qui est cette Dominique Marquisan, la cinquantaine élégante, si solitaire et énigmatique ?

Nous irons mieux demain retrace le chemin d’une femme fragile vers l’acceptation de soi, vers sa liberté. Il fait aussi écho aux derniers mots d’Émile Zola, le passager clandestin de cette histoire.

Mon avis

J’ai peu lu de livres de cet auteur pourquoi ce choix ? Dans cette période si particulière pour moi, . mais je ne regrette pas. Cette voix m’ a transportée, m’a permis des analyses que je n’aurais peut-être pas pu mettre à jour en le lisant.

Candice est une jeune femme fragile, qui depuis le décès de son père, survit en cachant ses troubles, anorexie et boulimie. Pour elle, c’est un calvaire, jamais elle ne les évoque . Elle est la maman d’un petit Timothée, elle est séparée de son papa. Elle vit sporadiquement avec Arthur, suivant son humeur ..

Un jour, elle est témoin d’un accident, une femme est renversée sur la chaussée. Elle ne peut que lui porter secours. Elle va jusqu’à la suivre à l’hôpital et la prendre en charge. Cette femme se nomme Dominique, Candice s’occupe d’elle, elle devient sa raison de vivre, elle s’incruste dans sa vie, va chez elle. Elle se permet non seulement d’aller chercher les vêtements, objets demandés par Dominique. Elle s’immisce dans sa vie.

Dominique lui révéle son trésor, la découverte d’un billet doux trouvé dans son appartement au 66 rue Saint-Lazare, lieu où a vécu la maîtresse de l’écrivain, Jeanne Rozerot. C’est une lettre d’amour écrite de la main d’Émile Zola.Le titre du livre Nous irons mieux demain est d’ailleurs extrait des mots que Zola aurait dit à sa femme Alexandrine avant de mourir… et dont la signification est vraiment surprenante.

Un lien fort d’amitié va unir ses deux femmes. Candice propose à Dominique de venir s’installer chez elle, le temps de sa convalescence. Dominique va « s’incruster  » dans le vie de Candice, s’occupe à merveille de Timothée, qui s’accroche à Dominique et délaisse sa maman, Candice.

La voix de Tatiana de Rosnay se prête aux jeux des différents personnages . Elle est soit tendre soit plus sévère et laisse deviner le désarroi des deux femmes. Elle met parfaitement en scène l’amitié des deux femmes. L’auteur nous amène ainsi vers des sujets sensibles , où s’arrêtent l’amitié, l’amour entre deux femmes ?

Vraiment je vous recommande cette écoute, qui aborde de nombreux sujets tels que les secrets de famille, les drames, l’amour, l’amitié . Tatiana de Rosnay m’a donné envie de relire Émile Zola, les évocations sont multiples et vraiment intéressantes.

Encore un grand Merci à Tatiana de Rosnay d’avoir lu son oeuvre, et de m ‘avoir fait passer un très bon moment d’écoute.

A propos de l’auteur ;

Tatiana de Rosnay est née le 28 septembre 1961, à Neuilly-sur-Seine. Son père est français d’origine russe, sa mère, anglaise. Elle se décrit comme étant « franglaise » et a été élevée à Boston et à Paris. Après des études littéraires en Angleterre, à l’Université de East Anglia, Tatiana a travaillé à Paris comme journaliste pour Vanity Fair, Psychologies, ELLE et le JDD.

Tatiana de Rosnay a publié son premier roman, L’Appartement témoin, en 1992. Depuis, elle a publié une douzaine de livres dont Elle s’appelait Sarah, vendu à neuf millions d’exemplaires dans le monde et porté à l’écran par Gilles Paquet-Brenner en 2010. Quatre de ses romans sont en cours d’adaptation, Boomerang, Spirales, Moka et Le Voisin. Sa romancière préférée est Daphné du Maurier, dont elle a publié la biographie en mars 2015, Manderley For Ever, nominé pour le Goncourt de la Biographie 2015 et gagnant du Prix de la Biographie d’Hossegor 2015.
Bilingue, Tatiana de Rosnay écrit certains de ses romans en anglais et d’autres en français. Ses livres sont traduits dans une quarantaine de pays et elle figure sur la liste des romanciers français le plus lus à l’étranger, notamment aux Pays-Bas et aux USA. Ses thèmes de prédilection sont les secrets de famille et la mémoire des murs.
Elle vit en France avec sa famille.

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Le nouveau nid des Petits Marsus de Benjamin Chaud

Un album qui attire l’œil par sa couleur et son dessin, les enfants ont tout de suite reconnu les Marsupilamis. Que leur arrivent-ils donc à ces Petits Marsus ? Ils ont tout perdu, car la tempête leur a détruit leur nid. Ils vont devoir déménager et se re-construire un nid. Mais quand ils trouvent un lieu propice , il est déjà souvent occupé. Le propriétaire des lieux n’est pas prêt à leur céder une petite parcelle de terrain. Finalement ils trouveront l’accueil et l’hospitalité de certains animaux.

L’auteur évoque dans cet album, les catastrophes naturelles, ici la tempête. A ce phénomène est associé le déménagement, qui peut être un choc et la perte de tous les biens.. Mais l’entraide et le partage diminuent l’anxiété de la nouvelle situation.Les illustrations attirent l’attention tout en dédramatisant la situation.

 

Editions : Little Urban
Date de publication : 13-10-2017
Pages : 32

ISBN ; 978-2374080864
prix : 13,50€

Les albums du mardi

Je l’avais lu en 2016, et avec un autre public, j’ai raconté cette histoire hier devant des enfants intéressés par les contes de Noël.

 Le temps  des contes de Noël est arrivé. Aujourd’hui un très grand album, avec d’immenses illustrations au tons sépia sur fond crème.

Le petit bonhomme de neige décide de partir « à la recherche du Père Noël », avant de partir, le petit bonhomme prend un baluchon, y ajoute  des cookies pour lui et un cadeau pour le Père Noël .La route est longue jusqu’à la Laponie. Il ne connaît pas le chemin. Il va solliciter l’aide des animaux qu’il va croiser sur sa route. Chacun lui demande quelque chose afin de le satisfaire, à chaque fois «  c’est le prix à payer pour aller plus loin ».

Il arrive un moment où le petit bonhomme de neige n’a plus rien du tout, plus de nez, plus de chapeau, plus d’écharpe, plus de baluchon, et même plus le cadeau pour le Père Noël.

Il rencontre alors l’ours, qui se met en colère quand il lui annonce qu’il n’a plus rien. Il chante une comptine, et l’ours aime et en redemande…

Quelle route semée d’embûches , il a parcouru mais enfin il est  arrivé près du traîneau du Père Noël. Et maintenant il n’a plus rien à donner.

La fin de l’histoire est adorable, ce livre est attachant et attendrissant par le message qu’il délivre. Les illustrations sont de toute beauté, voir ici

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Que se passe -t-il avant Noël ? Cette année, le Père Noël est fatigué, il est enrhumé. La Mère Noël a décidé de prendre sa place. Celui-ci n’est pas trop rassuré, doit-il lui confier la liste des cadeaux à aller chercher. Finalement il accepte à la grande joie de sa femme. Lui, il va se coucher et dormir afin d »etre en forme à son retour. Il dort un moment puis se réveille en forme et décide d’effectuer les tâches ménagères de sa femme. Il n’avait pas pensé que tout ceci était exténuant.

La Mère Noël est de retour, elle a apprécié sa mission. Maintenant il faut emballer tout, et préparer le traîneau, les rennes pour un long voyage.

Cette année, le Père Noël ne sera pas seul, il y aura deux bonnets rouges dans le traîneau. C’est avec joie qu’ils partent tous les deux, pour le bonheur des enfants.

Albums du mardi

Je vais toujours à l’école mais cette semaine , je n’ai pas pris le temps de publier ce billet. Voici les albums proposés cette semaine:

C’est le matin de Noël. Petit Lapin et ses frères et sœurs courent jusqu’à la cheminée… mais il n’y a pas un seul cadeau. Il a neigé si fort cette nuit que la maison a été entièrement ensevelie et que le Père-Noël ne l’a pas vue. Petit Lapin se lance tout seul à la recherche du Père-Noël…

Les enfants étaient très attentifs, lorsque j’ai lu cette histoire. Et si cela se passait ..que le Père Noël ne sache plus où j’habite, les questions fusèrent. J’ai bien vite rassuré  ces petits, que le Père Noël n’oubliait jamais personne.

Auteur ; Nadja – illustrateur Olga Lecaye – Ecole des Loisirs – Première édition :1996

 

 

Angelina prépare un spectacle sur glace pour le Nouvel An. Victor et Nicolas troublent les pratiques, mais Angelina, primesautière et déterminée, sait s’en faire des alliés.

L’histoire de cette petite souris a été très appréciée par les enfants.C’est une belle histoire de partage à découvrir en famille.

Angelina Reine des neiges – Helen Craig – Casterman – dès 3 ans – 1993

Un goûter en forêt de Akiko Miyakoshi

 Par un matin d’hiver où la neige a recouvert le sol, Kikko regarde son père qui part aider sa Grand-Mère. Malheur, celui-ci a oublié le gâteau pour Grand-Mère ! Kikko décide de le rattraper et s’en va, seule dans la forêt enneigée, avec son gâteau dans les bras. Elle suit ses pas dans la neige ainsi que sa silhouette qu’elle aperçoit au loin. Mais celui qu’elle suit n’est pas son père…

Bien sûr cette histoire fait penser à celle du petit chaperon rouge, c’est un peu inquiétant , cette petite fille qui s’en va seule sur les traces de son père.Cette impression de noirceur est renforcée par les illustrations, noir et blanc, seule touche de couleurs sur les vêtements de Kikko. L’histoire n’est pas triste, Kikko ne va pas rencontrer un loup, mais des animaux gais, un ours, une brebis, des lapins..

 

 

 

La beauté des images au fusain parsemées de quelques notes de couleurs – le rouge des vêtements et des gâteaux, le jaune des cheveux de Kikko- crée un univers où se mêlent rêve et réalité.
Une belle invitation au partage et à l’imaginaire, à proposer à des enfants de 5-6 ans.

Edition / Collection : Syros -Date de parution : 16 juin 2011- ISBN : 9782748511611

Je fus surprise du choix des enfants, en principe ils sont attirés par des albums riches en couleurs. Ils sont restés attentifs lors de ma lecture. J’avais ce jour  huit garçons de grande section de maternelle.

 

Les moufles de Yoko Imoto

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Il neige , deux petites sœurs lapines rentrent de l’école. Mimi demande à sa grande sœur de lui prêter ses moufles. Celle-ci ne lui en donnera qu’une. Elle fait comprendre à sa jeune sœur que se tenir par la main , réchauffe. Mimi comprendra que si chacun se tenait la main, on n’aurait plus besoin de moufles.

 

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Une très belle histoire agrémentée de jolies illustrations.

L’auteur nous présente une histoire sur l’apprentissage du partage.

Yoko Imoto

Née en 1944 au Japon, elle est diplômée de l’université des arts de Kanazawa. En 1985, elle remporte deux années consécutives le prix des critiques en herbe de la Foire du livre de la jeunesse de Bologne avec en 1985 avec Neko no ehon « Le livre du chat », et en 1986, Soba no hana saita hi, « Le chemin des fleurs blanches». En 1987, elle remporte au même salon, le prix graphique avec Uta ehon I « Le livre illustré des chansons I ».

Les moufles : IMOTO Yôko

Editeur : Nobi Nobi ! (23 avril 2015)

ISBN-13: 978-2918857877 ( lu en décembre 2015)