Le Mois Latino-Américain – Porto-Rico

Une des très rares voix féminines de la littérature portoricaine, mais assurément l’une des plus importantes, Julia de Burgos fut à la fois poétesse, dramaturge, institutrice, féministe, militante en faveur de l’égalité civique et fervente partisane de l’Indépendance nationale. Son œuvre poétique a compté parmi les plus remarquables de la littérature latino américaine du XXème siècle et elle fait désormais partie de la « mythologie nationale » portoricaine.

La biographie et d’autres poésies de Julia de Burgos sur Poésie et Racbouni

Je fus la plus silencieuse

Je fus la plus silencieuse
de toutes celles qui firent le voyage jusqu’à ton port.

Les lubriques cérémonies sociales ne m’annoncèrent pas,
ni les sourdes cloches des réflexes ancestraux;
ma route était la musique sauvage des oiseaux
que lâchait dans les airs ma bonté en chemin.

Je ne fus portée par nuls navires croulant d’opulence,
et nuls tapis orientaux n’offraient mon corps;
Par dessus les navires mon visage apparaissait
sifflant dans la ronde simplicité des vents.

Je n’ai pas pesé l’harmonie des ambitions triviales
que promettait ta main pleine d’éclats :
j’ai seulement pesé sur le sol de mon esprit léger
le tragique abandon qu’occultait ton geste.

Ta dualité pérenne a marqué ma soif avide.
Tu ressemblais à la mer, résonnante et discrète.
Sur toi j’ai passé mes heures perdues.
Sur moi tu as passé comme le soleil sur les pétales.

Et j’ai marché dans la brise de ta douleur déchue
avec la tristesse ingénue de me savoir dans la certitude :
ta vie était une profonde remontée de sources inquiètes
courant en un immense fleuve blanc vers le désert.

Traduit de l’espagnol par E. Dupas

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Le Mois Latino-Américain – Le Belize

Coincé entre Mexique et Guatemala, au bord de la mer des Caraïbes, le Belize est l’un des pays les plus méconnus d’Amérique Centrale. Quelques kilomètres carré de plages et de jungle, calés le long de la mer des Caraïbes dans le prolongement du Yucatan, et un fouillis d’îles, éclats de terre hérissés de cocotiers. Un pays de nulle part, à l’écart du monde.

Très métissé, le Belize est une Babel des Tropiques – la langue officielle est l’anglais, mais on y parle aussi le créole, l’espagnol, le garifuna et quelques langues mayas.

The late Blooming iris

Lately I have paused, pondering death
But I'm not fit for it's journey yet.

It's not that I loathe meeting death's kind
It will be, for me, an experience of a lifetime.

I've had one stupendous, lovely, awesome gift
A second chance at life I could not resist.

So tell me this... who's thinking of dying?
Color me rainbow. Rain falls, next, I'm smiling.


Lately I have paused, pondering death
It's out of my hands, my stem's length and breath.

All I have been, isn't all that I am
I've taken a stand to let The Source guide my hands.

I can claim to be a calico, claiming nine lives
Again, and again, I rise with clearer eyes.

I'd assume any form my Maker moves me to use
Would I be excused, if in your haven I refuse?

I am a flower, even in winter
Even in winter, I am a flower.

Iris Elizabeth Sankey-Lewis



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Mois Latino-Américain – Le Nicaragua

Terre de grands lacs et de volcans, le Nicaragua est le plus grand pays de l’Amérique centrale. Il abrite les deux plus grands lacs d’Amérique centrale, le lac Nicaragua, et le lac Managua. Le Nicaragua est bordé au nord par le Honduras, à l’ouest est par l’océan Pacifique, au sud par le Costa Rica et à l’est par la mer des Caraïbes.

©Routard.com

19 Juillet (19 de Julio)

Note du traducteur. La Révolution sandiniste triompha le 19 juillet 1979.

Sur cette Place de la Révolution
Nous célébrons le premier anniversaire de la victoire.
– Les gens à pied dans tout Managua
portent des pancartes et des drapeaux.
Les caravanes de véhicules
entrant dans la capitale
amènent tout le peuple du Nicaragua –.
Nous crions des slogans
pour animer la foule.
Émus par la présence de Fidel Castro,
Maurice Bishop et George Price5
nous montrons que nous sommes organisés et forts.
Peu importe de parcourir des kilomètres
avec la menace de pluie.
Nous avançons. Personne ne recule, tous déterminés,
sous le soleil, malgré la soif
par la volonté d’être présents
d’imiter et honorer ceux qui sont morts pour la cause.

Eliseo Jerez Guadamuz,
Atelier de poésie Colonie 14 Septembre, Managua

Ce poème est extrait de la revue du ministère de la culture, alors dirigé par Ernesto Cardenal, Poesía libre, à savoir de ses numéros 1, de juillet 1981, 3, de décembre 1981, et 8, de juillet 1982.

D’autres poésies se trouvent sur le blog de Florent Boucharel.

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Le mois Latino-américain

Musique en Uruguay

Hymne National ;

l’Uruguay est une petite nation : un pays de grandes plaines et de pampas qu’aimait tant le poète français Jules Supervielle…

les premiers colons des Canaries accompagnés d’un Français, l’arrivée des esclaves noirs et la culture afro-uruguayenne toujours très vivace notamment grâce à la musique du Candombe. La France toujours présente depuis le XIXème siècle : les poètes Lautréamont, Laforgue et Supervielle sont nés en Uruguay, les compagnies théâtrales et lyrique venues de Paris sont très populaires. 

Dans son histoire bien tourmentée l’Uruguay a été soutenu par les communautés française, anglaise et italienne. Lors du siège de Montevideo par l’Argentine au XIXème siècle, le pays a pu compter sur la présence de Garibaldi ! Des luttes pour l’indépendance animées par les poèmes et « payadas » chantées par les gauchos avec une danse mythique, « La Media Caña », du nom des bottes à mi chevilles qu’ils portaient.