Mois du polar 2020 chez Sharon

Sharon, du blog « Des livres et Sharon  » organise tout au long de l’année un challenge polar/ thriller. Elle l’ accentue au mois de février, un mois spécial polar.

Voici mes lectures du mois de février  :

 

 

 

La disparue du Venezuela de Diane Kanblaz

« Et tout de suite, le visage de Cécile lui revient en mémoire. Cette fille est vivante, il le sait, il le sent. Il la sent toute proche. Mais où ? »
Philippe Larcœur, policier attaché à l’ambassade de France à Caracas, est appelé sur une affaire d’enlèvement. Une ressor­tissante française a disparu dans l’une des zones les plus dangereuses d’Amérique latine… Faisant progres­sivement de cette enquête une affaire personnelle, Larcœur n’hésitera pas à braver le danger dans un pays où la ­corruption, la mort et la trahison sont monnaie courante. Il finira par tenter le tout pour le tout pour sauver la jeune femme en même temps que son âme, quitte à se mettre à dos tant sa hiérarchie que la pègre locale !

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Vous voulez voyager, embarquons dans ce pays , le Venezuela.

L’auteur  décrit un pays pauvre, la misère, la corruption, la violence sont là au quotidien. Une jeune française, Cécile est enlevée à Mérida,  récemment arrivée dans le pays. Trois semaines plus tard, l’enquête est au point mort. Le Quai d’Orsay prend contact avec Caracas. L’affaire est alors confiée au capitaine Philippe Larcoeur, officier de liaison détaché à l’ambassade de France. Celui-ci se serait bien passé de cette affaire, il n’a qu’un objectif, être à Paris pour l’anniversaire de sa fille le 26 décembre. Il reste peu de jours avant cette date.

Larcoeur rencontre d’abord le commissaire Lazares, personnage haut en couleurs, flic ou truand ?, puis la famille française arrivée en urgence dans le pays. Puis peu à peu Larcoeur est pris par cette enquête, il veut retrouver Cécile par tous les moyens. Il enfreint les règles, il fait de cette enquête une affaire personnelle. Larcoeur n’hésite pas à prendre des risques pour lui-même et pour les autres. À plusieurs reprises il compromet la suite même de l’enquête.

L’auteur semble bien connaître le pays. Les gangs dictent leur loi. La violence et la corruption restent souvent impunies. Le danger rôde en permanence.

Pour son premier roman, Diane Kanbalz nous livre un polar documenté, sans temps morts, envoûtant.

Diane Kanbalz, La disparue du Venezuela, éditions de l’aube, coll. « Noire », octobre 2017, 268 p., 22 €.

Lu en numérique.

 

Celle qui pleurait sous l’eau de Niko Tackian

Auteur : Niko Tackian

Éditeur : Calmann-Lévy

Celle qui pleurait sous l’eau

SI CLARA N’AVAIT PAS AIMÉ CET HOMME, ELLE SERAIT TOUJOURS EN VIE.
Aujourd’hui, Clara n’est plus qu’un dossier sur le bureau de Tomar Khan. On vient de la retrouver morte, flottant dans le magnifique bassin Art Déco d’une piscine parisienne. Le suicide paraît évident.
Tomar est prêt à fermer le dossier, d’autant qu’il est très préoccupé par une enquête qui le concerne et se resserre autour de lui. Mais Rhonda,son adjointe, veut comprendre pourquoi une jeune femme aussi lumineuse et passionnée en est venue à mettre fin à ses jours. Elle sent une présence derrière ce geste.
Pas après pas, Rhonda va remonter jusqu’à la source de la souffrance de Clara. Il lui faudra beaucoup de ténacité – et l’appui de Tomar – pour venir à bout de cette enquête bouleversante.
QUI RENDRA JUSTICE À CELLE QUI PLEURAIT SOUS L’EAU ?

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Ce livre  est le troisième d’une trilogie, après «  Toxique » et « Fantazme« . Il peut se lire séparément mais il faut juste savoir que la vie de Kan Tomar n’est pas simple, sa mémoire lui joue des tours, il a des absences qu’il ne contrôle pas.

Ce livre débute par une noyade dans une piscine parisienne, une jeune femme, Clara,  se serait suicidée. Rhonda la coéquipière de Tomar est dubitative, elle ne  croit pas à cette version des faits.

Khan Tomar est pris par ses affaires et souhaite que cette nouvelle affaire soit élucidée vite.

Rhondha ne lâche pas l’affaire, elle veut que la vérité éclate. Elle veut rendre justice à Clara.

Le rythme est soutenu, il y a de l’action et beaucoup d’émotion. Le sujet est grave après les droits des hommes, Tackian s’attaque et défend à merveille les droits des femmes.

A travers  les personnages du livre , on ressent l’empathie et l’intérêt pour la cause féminine que Niko Tackian semble porter. En effet, l’enquête qui obsède Rhonda traite de violence et de maltraitance psychologiques de la part d’hommes qui profitent de la fragilité de certaines femmes.

les aventures de Tomar Khan semblent loin d’être finies et avoir encore de beaux jours devant elles. J’espère retrouver  Niko Tackian et ses acolytes très bientôt dans un prochain roman.