Flocons de chocolat de Magali Santos

Je remercie NetGalley et les Éditions Rival de m’avoir permis de découvrir ce roman et son auteur

#Floconsdechocolat #NetGalleyFrance !

Présentation de l’éditeur ,

Une romance de Noël gourmande, à déguster tout au long de l’année !

Audrey, une jeune femme indépendante et ambitieuse, quitte Lyon pour s’installer à La Rosière. Loin de la grande ville française, une nouvelle vie se prépare : des montagnes, de la neige et un job passionnant dans une chocolaterie-confiserie ! Tout semble paisible et dépaysant, mais c’est sans compter sur son collègue suédois, un certain Maximilian. 

Que cache ce Viking scandinave arrogant ? Il suffit d’une fraction de seconde pour qu’il ne la supporte pas. Leur destin s’annonçait pourtant opposé. Audrey réussira-t-elle à amadouer l’ours polaire ? Parviendront-ils à se rapprocher pour le bien-être de leur entourage ?

Laissez-vous emporter par l’histoire rafraîchissante et tumultueuse d’Audrey et de Maximilian, auprès de leurs amis, Inès et Gabriel, du roman Tempête et Sucre d’orge !

Mon avis

Audrey est une jeune femme, qui veut changer de vie, de ville. Sa famille , ses parents l’ignorent alors elle postule pour un emploi dans une chocolaterie-confiserie à La Rosière.. Elle est acceptée, l’avenir est à elle, les montagnes, un petit village, un univers qu’elle ne connait pas. En route pour l’aventure !

Elle a trouvé un appartement dans une résidence, en arrivant, elle se heurte à un grincheux qui habite aussi l’immeuble. Elle se rend chez Inés et Gabriel, ses employeurs. Et là surprise, le grincheux est là, et le comble , elle va devoir travailler avec lui. Il est pâtissier et seconde Gabriel.

Le grincheux, Maximilian.  est suédois, et n’a qu’un objectif une fois sa mission accomplie, il rentre en Suède. Rien ne le fera changer d’avis.

J’ai tout de suite compris ce qui allait se passer, une ambiance chaleureuse , et cocooning. Audrey et Max, pour les intimes se heurtent souvent, mais …la fin ne surprend pas avec quelques interrogations avant d’arriver à la fin du livre.

Je dois dire que ce n’est pas du tout mon style de lecture, mais j’ai tenté. J’ai besoin de lectures faciles en ce moment, ce fut uniquement une lecture du soir lue très rapidement., et qui malgré tout fait du bien et détend.

Cette lecture peut permettre à des personnes éloignées de la lecture de renouer avec elle. Ce style de livre est tout à fait indiqué pour elles.

A propos de l’auteur ;

Magali Santos a toujours été fascinée par les romans et l’écriture est rapidement devenue sa passion. Dès son plus jeune âge, elle griffonne des histoires sur des bouts de feuille, des vieux cahiers. Puis, en 2014, elle décide de créer un blog, où elle postera des fanfictions. C’est ainsi, que Presque un Conte de Fée est né. La série Théo, Apprenti Loup Garou est, quant à elle, le premier Tome d’une saga jeunesse. ( source Babelio )

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Nous irons mieux demain de Tatania de Rosnay

Nous irons mieux demain

par Tatiana de Rosnay

Lu par Tatiana de Rosnay

Je remercie NetGalley et les Éditions Audiolib de m’avoir permis de découvrir ce roman et son auteur

#Nousironsmieuxdemain #NetGalleyFrance !

Présentation de l’éditeur ;

Quand l’amitié devient emprise. Mère célibataire de vingt-huit ans, ébranlée par le décès récent de son père, Candice Louradour mène une vie sans saveur. Un soir d’hiver pluvieux, à Paris, elle est témoin d’un accident de la circulation. Une femme est renversée et grièvement blessée.

Bouleversée, Candice lui porte assistance, puis se rend à son chevet à l’hôpital. Petit à petit, la jeune ingénieure du son et la convalescente se lient d’amitié.

Jusqu’au jour où Dominique demande à Candice de pénétrer dans son appartement pour y récupérer quelques affaires.

Dès lors, tout va basculer…

Pourquoi Candice a-t-elle envie de fouiller l’intimité d’une existence dont elle ne sait finalement rien ? Et qui est cette Dominique Marquisan, la cinquantaine élégante, si solitaire et énigmatique ?

Nous irons mieux demain retrace le chemin d’une femme fragile vers l’acceptation de soi, vers sa liberté. Il fait aussi écho aux derniers mots d’Émile Zola, le passager clandestin de cette histoire.

Mon avis

J’ai peu lu de livres de cet auteur pourquoi ce choix ? Dans cette période si particulière pour moi, . mais je ne regrette pas. Cette voix m’ a transportée, m’a permis des analyses que je n’aurais peut-être pas pu mettre à jour en le lisant.

Candice est une jeune femme fragile, qui depuis le décès de son père, survit en cachant ses troubles, anorexie et boulimie. Pour elle, c’est un calvaire, jamais elle ne les évoque . Elle est la maman d’un petit Timothée, elle est séparée de son papa. Elle vit sporadiquement avec Arthur, suivant son humeur ..

Un jour, elle est témoin d’un accident, une femme est renversée sur la chaussée. Elle ne peut que lui porter secours. Elle va jusqu’à la suivre à l’hôpital et la prendre en charge. Cette femme se nomme Dominique, Candice s’occupe d’elle, elle devient sa raison de vivre, elle s’incruste dans sa vie, va chez elle. Elle se permet non seulement d’aller chercher les vêtements, objets demandés par Dominique. Elle s’immisce dans sa vie.

Dominique lui révéle son trésor, la découverte d’un billet doux trouvé dans son appartement au 66 rue Saint-Lazare, lieu où a vécu la maîtresse de l’écrivain, Jeanne Rozerot. C’est une lettre d’amour écrite de la main d’Émile Zola.Le titre du livre Nous irons mieux demain est d’ailleurs extrait des mots que Zola aurait dit à sa femme Alexandrine avant de mourir… et dont la signification est vraiment surprenante.

Un lien fort d’amitié va unir ses deux femmes. Candice propose à Dominique de venir s’installer chez elle, le temps de sa convalescence. Dominique va « s’incruster  » dans le vie de Candice, s’occupe à merveille de Timothée, qui s’accroche à Dominique et délaisse sa maman, Candice.

La voix de Tatiana de Rosnay se prête aux jeux des différents personnages . Elle est soit tendre soit plus sévère et laisse deviner le désarroi des deux femmes. Elle met parfaitement en scène l’amitié des deux femmes. L’auteur nous amène ainsi vers des sujets sensibles , où s’arrêtent l’amitié, l’amour entre deux femmes ?

Vraiment je vous recommande cette écoute, qui aborde de nombreux sujets tels que les secrets de famille, les drames, l’amour, l’amitié . Tatiana de Rosnay m’a donné envie de relire Émile Zola, les évocations sont multiples et vraiment intéressantes.

Encore un grand Merci à Tatiana de Rosnay d’avoir lu son oeuvre, et de m ‘avoir fait passer un très bon moment d’écoute.

A propos de l’auteur ;

Tatiana de Rosnay est née le 28 septembre 1961, à Neuilly-sur-Seine. Son père est français d’origine russe, sa mère, anglaise. Elle se décrit comme étant « franglaise » et a été élevée à Boston et à Paris. Après des études littéraires en Angleterre, à l’Université de East Anglia, Tatiana a travaillé à Paris comme journaliste pour Vanity Fair, Psychologies, ELLE et le JDD.

Tatiana de Rosnay a publié son premier roman, L’Appartement témoin, en 1992. Depuis, elle a publié une douzaine de livres dont Elle s’appelait Sarah, vendu à neuf millions d’exemplaires dans le monde et porté à l’écran par Gilles Paquet-Brenner en 2010. Quatre de ses romans sont en cours d’adaptation, Boomerang, Spirales, Moka et Le Voisin. Sa romancière préférée est Daphné du Maurier, dont elle a publié la biographie en mars 2015, Manderley For Ever, nominé pour le Goncourt de la Biographie 2015 et gagnant du Prix de la Biographie d’Hossegor 2015.
Bilingue, Tatiana de Rosnay écrit certains de ses romans en anglais et d’autres en français. Ses livres sont traduits dans une quarantaine de pays et elle figure sur la liste des romanciers français le plus lus à l’étranger, notamment aux Pays-Bas et aux USA. Ses thèmes de prédilection sont les secrets de famille et la mémoire des murs.
Elle vit en France avec sa famille.

Cruels sont les rivages d’Eric Le Nabour

Voilà trois ans que Laura Delgado a démissionné de la police parisienne après que son mari, Romain, également policier, a été tué en mission. Préoccupée par l’avenir de ses filles, Angèle et Victoire, elle s’est réfugiée en Bretagne où vit son père, ancien docker. Alors qu’elle pensait avoir retrouvé une certaine stabilité, Laura découvre un message suspect sur l’ordinateur de Victoire donnant rendez-vous à sa fille sur une plage de Quiberon. Affolée, elle s’y précipite. Elle y apprendra que les rivages, eux aussi, peuvent être cruels. Pour en finir avec un lourd passé, Laura, redevenue, au grand dam de ses ex-collègues, le « lieutenant Delgado », devra mettre sa vie et celle de sa famille en danger. Et tenter de résoudre ce mystère : qui était vraiment Romain ?

Mon avis

J’ai été attirée par la couverture du livre, puis par le synopsis. J’ai découvert peu à peu Laura Delgado,

Elle ne demandait plus rien. Elle avait épuisé son lot de souffrance, elle était devenue vide et sans force pour la rancœur
.

Laura Delgado a quitté la police après le décès de son mari Romain. Il travaillait aussi dans le service des Stups et a péri dans l’incendie d’un immeuble. Effondrée, Laura quitte le service et part se réfugier en Bretagne avec ses filles , Victoire et Angèle deux adolescentes. Elle renoue avec son père, avec qui elle était en froid depuis son adolescence.

Un soir, en rentrant chez elle, elle trouve la maison vide. Ses filles sont absentes, elle trouve un message d’un inconnu sur l’ordinateur de Victoire, qui leurs donnait rendez-vous sur une plage. Affolée, Laura quitte la maison et arrive sur le lieu, et là stupeur, l’homme qui est avec ses filles, n’est autre que Romain. Elle n’a pas le temps de se manifester qu’il est abattu sous ses yeux. Après cette mort, Laura va enquêter, que lui a t-on caché ?Elle veut savoir et pourquoi le dossier a t-il disparu ?

Laura s’aperçoit vite que ceux dont elle croyait avoir toute la confiance, ne sont pas dignes de cette qualité. Elle va devoir côtoyer des gens douteux dont les affaires sont internationales. La tension s’installe peu à peu , Laura va de découverte en découverte, elle se met de plus en plus en danger. Laura ne reculera pas, elle ira jusqu’au bout, même si cela la mène en enfer.

Un thriller mené tambour battant qui dénonce tous les trafics internationnaux, armes, drogues et argent. L’auteur maîtrise son histoire. Une écriture fluide, le rythme va crescendo au fil des pages dans la Bretagne ensorcelante.

Je vous recommande ce livre si vous aimez les thrillers palpitants.

Cruels sont les rivages – Eric Le Nabour – Les Presses de La cité – 13/10/2022 – EAN : 978B0BF7Y55QG

Je remercie NetGalley et Les Presses de la Cité de m’avoir permis de découvrir ce roman et son auteur

#Cruelssontlesrivages #NetGalleyFrance

Citations

Jour et nuit, la petite phrase d’Alice au pays des merveilles trottait dans sa tête : Je serai le juge et je serai le jury, j’instruirai seul toute l’affaire et je vous condamnerai à mort.

T’es vraiment sûre de vouloir remuer la merde ?
– Non. Mais si je ne le fais pas, je ne saurai jamais si elle a un parfum d’ecstasy ou une odeur de vestiaire du 36 !

A propos de l’auteur ;

Il est né à Caen en 1960 et commence à écrire dès l’âge de sept ans. A quinze ans, première rencontre avec Alain Decaux. A seize ans et demi, premier contrat d’édition signé chez Jean-Claude Lattès. Premier ouvrage publié à l’âge de dix-neuf ans : Charles X, le dernier roi. La préface, élogieuse, est signée par Alain Decaux. Il est à la fois auteur professionnel, journaliste, romancier et historien. Il écrit à la fois des ouvrages historiques, des romans, des articles de presse.

Challenge Thrillers et Polars chez Sharon du 12 juillet 2022 au 11 juillet 2023 – Lecture N 10

Challenge des départements français et des Territoires d’Outre-Mer

56 – Cruels sont les rivages – Eric Le Nabour – Le roman se situe dans le Morbihan

Un homme sans titre de Xavier Le Clerc

« Si tu étais si attaché à ta carte d’ouvrier, c’est sans doute parce que tu étais un homme sans titre. Toi qui es né dépossédé, de tout titre de propriété comme de citoyenneté, tu n’auras connu que des titres de transport et de résidence. Le titre en latin veut dire l’inscription. Et si tu étais bien inscrit quelque part en tout petit, ce n’était hélas que pour t’effacer. Tu as figuré sur l’interminable liste des hommes à broyer au travail, comme tant d’autres avant toi à malaxer dans les tranchées. »En lisant Misère de la Kabylie, reportage publié par Camus en 1939, Xavier Le Clerc découvre dans quelles conditions de dénuement son père a grandi. L’auteur retrace le parcours de cet homme courageux, si longtemps absent et mutique, arrivé d’Algérie en 1962, embauché comme manœuvre à la Société Métallurgique de Normandie.

Mon avis

Ce livre est un hommage émouvant au père de l’écrivain et à toute une génération d’algérien qui ont fui leur pays, et aussi les conditions déplorables pour venir s’installer en France.

Les écrits d’Albert Camus évoqués au début du livre vont permettre à l’auteur de combler sa méconnaissance sur l’Algérie, sur les conditions de vie, sur les non-dits de son père.

Dans ce récit, Xavier Le Clerc évoque la vie de son père, Mohand-Saïd Aït-Taleb qui a grandi, dans un village kabyle, sans eau ni électricité. Son grand-père Saïd est mort pour la France, en 1917, dans les tranchées de Verdun. Son père, Abdallah, marchait des heures et des heures pour aller travailler sur les terres de colons.

Mohand-Saïd Aït-Taleb est arrivé d’Algérie en 1962. Après avoir travaillé cinq ans dans la construction des câblages, il est embauché à la SMN en 1968, il y travaillera 24 ans pour nourrir sa femme et ses neuf enfants. Il sera mis en préretraite forcée.

A travers ce portrait Xavier Le Clerc rend hommage à tous ces hommes , très souvent illettrés qui ont contribué à reconstruire la France d’après-guerre.

Le jeune Hamid -Aid-Taleb , devenu Xavier Le Clerc rend un vibrant hommage à son père Mohand-Saïd,décédé en 2020, cet homme sans titre. Hamid Aid Taleb trouve refuge à l’école, dans la lecture des livres de bibliothèque, chez Camus, Rimbaud …

Ce livre est poignant, c’est le récit de toute une vie. Chaque mot semble avoir été choisi minutieusement. Ce ne sont pas des pages pour dénoncer , mais pour faire réfléchir à mieux cerner ce que fut le colonialisme et ses excès et les révoltes qui ont suivi.

Un homme sans titre – Xavier Le Clerc – Gallimard – Rentrée littéraire 2022 – 01/09/2022 – EAN : 9782072987885

A propos de l’auteur :

Xavier Le Clerc, né en Algérie en 1979, vit aujourd’hui et travaille à Paris. Il a publié De grâce sous son premier nom Hamid Aït-Taleb. Son deuxième roman Cent vingt francs évoquait son arrière-grand-père kabyle, mort pour la France dans les tranchées de Verdun. Puis, l’auteur qui a fait ses études en France, en Normandie, a demandé la nationalité française et est devenu Xavier Le Clerc. Il explique le choix du prénom le X de Xavier comme la croix dont usait son père pour signer. Sachant que Aït-Taleb veut dire le clerc, l’homme savant celui qui aime les lettres, (ce qui est son cas), il se l’approprie, car l’écriture a toujours été son horizon. 

Musique :

Redemption song de Bob Marley m’avait bouleversé sans trop savoir pourquoi Le chanteur du ghetto du Kingston était un messie rasta.

Les nominés du Prix Reine Mathilde 2022

Parmi eux, le Prix Reine Mathilde 2022

Le Prix Reine Mathilde est remis lors du salon du livre de Cheux, petite localité Normande. L’auteur reçoit un chèque de 1000 euros.

Pour participer à ce prix, soit l’auteur est né en Normandie, ou y réside depuis quelques années, soit le récit se déroule en Normandie. Le livre doit être sorti entre le 1 juillet de l’année et le 1 juillet de l’année suivante, année du salon.

Alors si vous êtes intéressés, n’hésitez pas à proposer vos livres à prixreinemathilde14210@gmail.com.

Les ailes collées de Sophie de Baere

« Sa poésie à Paul, c’était Joseph. Et Joseph n’était plus là. »
Suis-je passé à côté de ma vie ? C’est la question qui éclabousse Paul lorsque, le jour de son mariage, il retrouve Joseph, un ami perdu de vue depuis vingt ans.
Et c’est l’été 1983 qui ressurgit soudain. Celui des débuts flamboyants et des premiers renoncements. Avant que la violence des autres fonde sur lui et bouleverse à jamais son existence et celle des siens.
Roman incandescent sur la complexité et la force des liens filiaux et amoureux, Les ailes collées explore, avec une sensibilité rare, ce qui aurait pu être et ce qui pourrait renaître.

Mon avis :

Ce roman, je l’ai écouté. C’est ma première rencontre avec cet auteur. La voix de Bernard Gabay m’a touchée. Il a transmis les sentiments des personnages et les nuances de la narration sans excès.

Le jour de son mariage, Paul a eu une surprise concoctée par sa femme. Cette surprise , elle ne le sait pas, est un cadeau empoisonné. Elle a choisi de rassembler les amis de Paul perdus de vue depuis longtemps, collègues, amis, voisins et collégiens, parmi ceux-ci se trouve Joseph. Les souvenirs affluent . L’été 1983 refait surface…

Paul fut un enfant mal aimé, non désiré, un père trop souvent absent. Sa mère fuit la réalité et se réfugie dans l’alcool pour oublier son mari absent ou parti conquérir d’autres femmes. Paul et sa sœur, Cécile sont délaissés. La vie de famille n’existe pas. Paul souffre, il est bègue A l’école il est la risée des autres enfants.

Et un jour sur la plage, il y a la rencontre avec Joseph. Joseph semble libre et heureux . Et pourtant sa mère mène une vie de bohème, fume de la drogue. Et un père qu’il voit peu, absent . Paul va découvrir la vie avec lui, une vie est lumineuse. Joseph lui apprend la joie de vivre, le bonheur tout simplement. L’amitié se tisse entre les deux garçons . Grâce à lui, Paul ne fut plus le bègue que l’on chahute. Il fut apprécié.

Avant, avec ses camarades du collège, Paul portait une distance de protection.  Avec Joseph, les choses s’avéraient bien différentes. Questions qui tracassent, envies qui taraudent : Paul vivait enfin sa personnalité au grand jour. Enfin il déployait ses ailes…

Mais un jour, se croyant seuls, un baiser fut échangé lors d’une soirée d’ anniversaire, et là les deux adolescents furent surpris par d’autres adolescents. L’enfer commence. Joseph disparaît et Paul subira les insultes, les harcèlements. Il fut mis à l’écart dans l’indifférence générale.

Les chapitres sont courts, bien rythmés.

Sophie de Baere a su décrire les émois amoureux, elle a mis l’accent sur la recherche d’identité chez les adolescents.L’auteur dénonce, à travers le personnage de Paul, le harcèlement scolaire et l’homophobie.

J’ai découvert cet auteur , je vais chercher ses autres romans, afin de la connaître mieux.

Merci à NetGalley et aux Éditions Audible de m’avoir permis de découvrir ce roman et son auteur.

#LesAilescollées #NetGalleyFrance

Sophie de Baere a choisi deux titres pour ses deux parties de roman, la première en 1983, correspondant à l’adolescence de Paul : » Here comes the sun » et la seconde « The last rose of Summer  » pour l’âge adulte en 2003, avec une interprétation de Nina Simone.

Bernard Gabay est un acteur français d’origine espagnole, né le 18 mai 1963 à Paris. Il débute au cinéma sous le pseudonyme de Bernard Brieux.

Très actif dans le doublage, il est notamment connu pour être la voix française régulière de Robert Downey Jr., Andy García, Antonio Banderas1, Viggo Mortensen et Ralph Fiennes, ainsi qu’une voix récurrente de Ray Liotta, Gary Sinise, John Leguizamo et Benicio del Toro.

Sophie de Baere est diplômée en lettres et en philosophie. Après avoir habité à Reims puis à Sydney, elle s’est installée comme enseignante près de Nice. Elle est également auteure, compositrice et interprète de chansons françaises. Elle a publié en 2018 son premier roman, La Dérobée puis Les Corps conjugaux en 2020 et Les Ailes collées en 2022. 

Le Grand Monde de Pierre Lemaître

La famille Pelletier.
Trois histoires d’amour, un lanceur d’alerte, une adolescente égarée, deux processions, Bouddha et Confucius, un journaliste ambitieux, une mort tragique, le chat Joseph, une épouse impossible, un sale trafic, une actrice incognito, une descente aux enfers, cet imbécile de Doueiri, un accent mystérieux, la postière de Lamberghem, grosse promotion sur le linge de maison, le retour du passé, un parfum d’exotisme, une passion soudaine et irrésistible. Et quelques meurtres.
Les romans de Pierre Lemaitre ont été récompensés par de nombreux prix littéraires nationaux et internationaux. Après sa remarquable fresque de l’entre-deux-guerres, il nous propose aujourd’hui une plongée mouvementée et jubilatoire dans les Trente Glorieuses.

L’action se passe après la seconde guerre mondiale, au début des « Trente Glorieuses » Elle débute à Beyrouth où la famille Pelletier, d’origine française, fête l’anniversaire traditionnel de leur savonnerie. La famille Pelletier a trois fils et une fille. Aucun enfant ne veut reprendre l’affaire familiale. Le fils aîné , Jean à qui rien ne réussit, il avait tenté de travailler avec son père. Mais c’est un échec , comme son mariage , sa femme Geneviève est une tête à claques…

Il a décidé de fuir à Paris, où il rejoint François. Celui-ci devait entrer à Normal Sup , mais finalement trouve un emploi dans un petit journal, où il publiera dans les rubriques  » faits divers ».

Le dernier fils, Étienne ira à Saïgon, retrouver l’homme de sa vie, Raymond, son beau légionnaire, parti au combat. Embauché à l’Agence des monnaies, Étienne découvre un trafic lucratif connu de tous (ce qui deviendra, quelques années plus tard, l’affaire des piastres) et décide donc d’en profiter tout en poursuivant ses recherches à propos de Raymond. Mais sa curiosité le perdra.

L’erreur serait de croire que Saïgon est une ville. C’est un monde à part entière. La corruption, le jeu, le sexe, l’alcool, le pouvoir, tout s’y donne libre cours sous l’autorité de la déesse absolue, celle que tout le monde révère, à savoir Sa Majesté la Piastre !

Et Hélène, la petite dernière qui ne rêve que de quitter Beyrouth et ses parents.

Pierre Lemaître nous propose un voyage de Beyrouth à Paris, et de Paris à Saïgon. C’est surtout une saga familiale, où l’auteur nous immerge dans la finance indochinoise, la presse parisienne et le négoce de tissus, pendant le déroulement d’une enquête sur le meurtre sordide d’une jeune actrice de cinéma.

Il intègre la grande Histoire à la petite, avec son lot de personnages truculents, affairistes ou tout simplement, petits, perdus dans un univers qui bascule. Le grand Monde est à la fois un roman historique, mais aussi un roman psychologique et social.

Cette histoire ne se finit pas là, nous aurons la suite dans deux autres tomes !

Bonne lecture !

Quelques citations ;

La paix, c’est quand même mieux que la guerre…

Ça dépend. Parce qu’il y a guerre et guerre. Par exemple, en France, les gens se foutent complètement de ce qui se passe ici (Indochine) parce qu’il n’y a que des militaires de carrière. Tant que les appelés du contingent ne viendront pas crever dans les rizières, pour les Français, la paix ou la guerre, ça sera la même chose, parce que ça ne change rien à ce qu’ils ont dans leur assiette.

Le peu qu’ils nous donnent, c’est uniquement pour nous rabaisser…Nous faire comprendre qu’ils ont de l’argent et que nous n’en avons pas.
La critique de Geneviève, aussi injuste que basse, étouffa Jean, mais ce qui l’empêcha de répondre c’était la nouveauté.
Jamais encore elle ne s’était permis un reproche si frontal.

Le Grand Monde – Pierre Lemaître – Éditions Calmann-Lévy – Parution : Janvier 2022 –

EAN : 9782702180815 – 592 pages

Challenge Pavé de l’été ; Sur mes brizées

Abîmes de Sonja Delzongle

Janvier 1999. Viktor Mendi, un homme d’affaires, et son épouse s’écrasent avec leur avion de tourisme dans le massif pyrénéen du Mont-Perdu, à la frontière franco-espagnole.
Vingt-quatre ans plus tard, leur fils, Antoine, arrive dans la région. Auparavant en fonction chez les chasseurs alpins, il vient d’obtenir sa mutation dans la gendarmerie du village natal de son père.
Très vite, sa supérieure, la redoutable capitaine Elda Flores, comprend que sa nouvelle recrue lui cache quelque chose. Quel secret obsède Antoine ? D’où lui vient cette défiance envers les habitants du village ? Quels liens entretient-il avec la communauté qui vit en autarcie dans la forêt voisine, et notamment avec .la mystérieuse Miren ?
Lorsqu’un berger découvre dans son pré sept bonhommes de neige disposés autour du message « Ont vous auras », tracé dans la poudreuse, le village est saisi d’effroi.

Après une année d’absence, elle était enfin revenue se nichant partout dans la vallée de ces Hautes-Pyrénées. La neige. Lourde, compacte, dense, de la belle poudreuse.

Une ambiance dans le froid voilà ce que nous propose Sonja Delzongle dans son dernier roman  » Abimes  » , dès les premières pages elle nous glace le sang. . Ce coin des Pyrénées n’est pas fait pour les âmes sensibles.

Janvier 1999 Viktor Mendi, un homme d’affaires et son épouse s’écrasent avec leur avion de tourisme dans le massif pyrénéen du Mont-Perdu. Vingt-quatre ans plus tard, un berger découvre un cercle de bonhommes de neige accompagnés d’un message malveillant .
En même temps, leur fils Antoine, arrive dans la région, muté dans la gendarmerie du village, pour enquêter sur la mort de ses parents.

Nous sommes dans la montagne . Si la neige est blanche, les personnages qu’elle a mis en scène ne le sont absolument pas. Au Mont-Perdu il y a le village et à côté vit une communauté en totale autarcie dans la forêt . Tous ont des secrets et sous la neige sont ensevelis des secrets, et peut-être aussi des cadavres. L’intrigue est glaciale.

Le lecteur vit au gré des aventures, il va de péripétie en péripétie. Les chapitres courts s’enchaînent, l’écriture est maîtrisée et tellement addictive.L’auteur nous entraîne au bord de ces « Abîmes » où chacun risque de tomber.

Sonja Delzongle attache toujours autant d’importance à la nature et à l’écologie, thèmes forts que l’on retrouve dans chacun de ces thrillers.

Ce fut un bon moment de lecture.

Je remercie vivement l’Opération Masse Critique de Babelio et les Éditions Denoël pour ce partenariat.

Abîmes – Sonja Delzongle – EAN : 9782207163788- Denoël (16/02/2022)

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°24]


La définition du bonheur de Catherine Cusset

Présentation de l’éditeur ;

« Pour Clarisse, le bonheur n’existait pas dans la durée et la continuité (cela, c’était le mien), mais dans le fragment, sous forme de pépite qui brillait d’un éclat singulier, même si cet éclat précédait la chute. »
Deux femmes : Clarisse, ogre de vie, grande amoureuse et passionnée de l’Asie, porte en elle depuis l’origine une faille qui annonce le désastre ; Ève balance entre raison et déraison, tout en développant avec son mari une relation profonde et stable. L’une habite Paris, l’autre New York. À leur insu, un lien mystérieux les unit.
À travers l’entrelacement de leurs destinées, ce roman intense dresse la fresque d’une époque, des années quatre-vingt à nos jours, et interroge le rapport des femmes au corps et au désir, à l’amour, à la maternité, au vieillissement et au bonheur.

Mon avis :

Aux premières lignes, Clarisse est morte. Ève, qui habite à New York, y revient en février après l’enterrement au cimetière de Bagneux et elle se met à lire le texte laissé sur une clé USB par cette amie qu’elle avait rencontrée sur le tard.

Clarisse est une femme libre, passionnée, impulsive. Elle a été élevée par une mère seule et alcoolique. Elle vit à Paris après avoir voyagé en Asie, où elle a rencontré le père de ses trois garçons. Ève est ambitieuse, dévouée, sérieuse ; elle a grandi dans une famille catholique traditionnelle. Avec son mari, elle s’est établie à New York, où sont nées leurs filles.

Deux femmes accomplies et pleines de vie qui, malgré leur bonne volonté, se sous-estiment profondément et ne cessent de rechercher ce qui leur permettra de se sentir enfin en paix avec elles-mêmes.

La famille, la jalousie, les destins individuels, l’amour, la perception que les autres ont de nous, tout cela se retrouve bien sûr au cœur de La Définition du bonheur et des existences croisées de Clarisse et d’Eve.

Catherine Cusset signe ici un roman féminin. Elle va disséquer la vie de deux femmes, Clarisse et Eve, que tout oppose mais un lien va se dévoiler peu à peu au fil des pages.

Le roman est fluide, j’ai eu l’impression de survoler ces vies. De personnes gravitent autour de Clarisse et d’Eve. On les retrouvera des années plus tard sans savoir ce qu’elles ont fait. Les moments historiques cités sont trop nombreux pour être détaillés.

La définition du bonheur n’est pas complète.

Catherine Cusset Gallimard –
350 pages –
20 euros, parution le 19 août 2021