Enquête sous les galets de Marc S.Masse

Dieppe, 19 août 1942. L’opération Jubilee est lancée. Les troupes alliées sont clouées sur les plages de Dieppe par la riposte des Allemands. Terrible échec, dont la moitié des troupes engagées ne reviendra pas. Alan Carpenter, un soldat canadien, recueilli et caché par une famille française, parvient à échapper à cet enfer.
Soixante-quinze ans plus tard, Lionel Darsan, un consultant indépendant est chargé de retrouver cette famille. Cette démarche réveille un passé que certains ont intérêt à ne pas voir revenir au grand jour.

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Nous sommes en Normandie, et 75 ans plus tard, Lionel Darsan est chargé de retrouver la famille qui a hébergé ce jeune soldat canadien.  Mais au fur et à mesure que son enquête avance, une série de meurtres se propagent, jusqu’à ce qu’il soit lui aussi accusé de meurtres.

Le motif de la guerre est un bon sujet pour un thriller, mais l’auteur nous mène à une réflexion, sur le « poids » du passé.  Les secrets de famille sont-ils toujours dévoilés aux descendants, si oui en accepte t-on toujours les conséquences ? Est-il plus facile de mentir pour échapper à la vérité ?

J’ai aimé suivre cette enquête dans ce coin de Normandie. J’ai voyagé de Dieppe à Notre Dame-de-Bonsecours ou encore Neufchâtel-en-Bray. J’ai appris un pan d’histoire que je ne connaissais pas.

« Enquête sous les galets » de Marc S. Masse, éditions Les Falaises, 319 pages. 18 €.

Dix petits frelons de Valérie Valeix

Après la disparition de son mari, gendarme d’élite et membre des forces spéciales, survenue lors d’une mission en Syrie, Audrey se rend chez Grégory Larcher, prêtre éducateur de rue et apiculteur spécialiste en gelée royale, afin d’y suivre une formation approfondie sur la précieuse substance.
Cet homme habite le célèbre village normand de Giverny où il a créé la « Ferme aux Enfants », un lieu d’accueil pour jeunes en difficulté qu’il initie à l’apiculture et à la peinture, étant voisin de la propriété où vécut le peintre Claude Monet.
À peine arrivés sur place, Audrey et son fidèle ami, Lebel, se rendent au vernissage de l’exposition « Magie d’un peintre » qui révèle au public un dessin inédit de Monet, « Collier aux Nymphéas », de 1909, et la réalisation contemporaine de ce projet de bijou par le prestigieux joaillier Chaumet.
La nuit suivante, la Fondation est cambriolée. Seuls le dessin et le collier ont disparu ; à leur place ont été déposés deux frelons secs…

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Giverny est bien connu pour être le berceau de Monet, où ses célèbres tableaux sont exposés, et où son jardin est très visité.

C’est ma première rencontre avec Audrey qui est  apicultrice mais aussi auxiliaire de justice.

Audrey  rejoint ce lieu  Normand pour apprendre plus sur la gelée royale auprès d’un prêtre éducateur, Grégory Larcher. Elle est accompagnée de Francis Lebel, ancien adjudant de gendarmerie à la retraite.

Lors d’une exposition dans la maison de Monet, qui célèbre les quatre-vingt dix ans de sa mort , un dessin inédit du peintre est présenté  » « Collier aux Nymphéas » qui servit de modèle pour un bijou. Le lendemain, le dessin et le collier  ont disparu. A la place se trouvent deux frelons séchés.

Ce sont ensuite des pensionnaires du Père Larcher qui disparaissent. L’enquête s’annonce difficile. Tous semblent avoir des choses à cacher. Les objets volés auront bien du mal à être revendus. Y-a-t-il des liens entre ces différentes affaires ?

Audrey va tenter de se joindre à l’enquête. Elle propose de fouiller le passé pour comprendre le présent. Résoudra -t- elle l’énigme ?

Cette enquête est simple, sans rebondissement , où se mêlent parfois des invraisemblances mélangées avec un peu d’ésotérisme.

Valérie Valeix propose une enquête où les mondes du  milieu de l’art, le néonazisme, le clergé et l’apiculture vont se croiser, se mélanger pour donner un roman agréable où la fin est surprenante.

Les dix petits frelons – Valérie Vaix  – Éditions du Palémon – (20/06/2019)-ISBN : 2372603140

 

L’Or de Venise de Maria Luisa Minarelli

 

Venise, 1753. Le carnaval touche à sa fin quand sœur Maria Angelica, religieuse du couvent de Murano, est retrouvée sauvagement assassinée dans son appartement secret au cœur de la ville. Alors que Venise est en fête, Marco Pisani se lance dans l’enquête et découvre bientôt que la moniale menait une double vie. Aidé par ses amis, dont l’avocat Daniele Zen, le magistrat croit rapidement avoir identifié le coupable. Mais les crimes s’enchaînent sans lien apparent entre eux.

Je remercie les éditions Amazon publishing et Netgalley pour cette lecture.

Le Carnaval bat son plein à Venise, nous sommes en 1793. Soeur Maria Angelica, religieuse du couvent de Murano avait l’habitude de se rendre à Venise, dans un appartement. Elle est retrouvée sauvagement assassinée.

Marco Pisani débute l’enquête et découvre que la moniale menait une double vie. Il pense assez vite avoir découvert le coupable , mais d’autres meurtres vont suivre qui sembleraient n’avoir aucun lien avec le premier, sauf qu’à chaque fois, un curieux médaillon les accompagne.

Nous sommes dans Venise, dans les canaux, mais aussi dans les îles de la Lagune un plaisir de découvrir ces lieux. Cela permet au lecteur de découvrir une Venise historique où religion et loi ne font pas toujours bon ménage. Puis peu à peu le mystère s’éclaircit, et nous entrevoyons la vérité.

L’ensemble est bien rythmé, facile à lire.

Ce livre est le second tome d’une série, je n’ai pas lu le premier, cela ne m’a posé aucun problème.

L’or de Venise – Maria Luisa Minarelli -Marie-José Thériault (Traductrice)-Editeur : Thomas & Mercer (4 juin 2019) – Collection : Les mystères de Venise

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Journaliste et écrivain, Maria Luisa Minarelli naît à Bologne où elle obtient un doctorat en Histoire. Elle collabore à des magazines tels que Storia illustrata et Historia en traitant divers sujets liés à la santé, à la beauté et au tourisme. En 1989, elle signe Donne di denari (Olivares), un essai sur les femmes et l’entrepreneuriat à travers les siècles. Puis, dans A tavola con la storia (Sansoni, 1992), elle confronte les traditions gastronomiques de plusieurs pays à différentes époques. En 2008, elle publie un thriller, La donna dal quadrifoglio.

Maria Luisa Minarelli vit à Milan avec son mari, mais elle est depuis toujours amoureuse de Venise, où elle séjourne régulièrement. Passionnée d’art et d’antiquités, férue de voyages, cette lectrice compulsive lit surtout la nuit. Elle aime vivre avec ses chats, entourée de plantes qu’elle cultive elle-même.

Sur le seuil de Patrick Sénécal

II se nomme Thomas Roy. C’est l’écrivain le plus adulé du Québec. La parution de ses romans d’horreur est toujours un événement médiatique majeur. Or voici qu’on le retrouve chez lui, horriblement mutilé et catatonique. Tentative de meurtre ou suicide manqué ? Pendant que la police enquête, Roy est placé en observation dans un hôpital de Montréal. Paul Lacasse, le psychiatre qui traite l’écrivain, considère au départ le cas comme banal.

La découverte de faits troublants l’oblige cependant à reconsidérer peu à peu son opinion. Bientôt, ce sont toutes ses certitudes, tant personnelles que professionnelles, qui chancellent.

Car, au-delà du drame de Roy, quelque chose de terrifiant se dévoile lentement, quelque chose d’inimaginable et aux conséquences monstrueuses…

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Ce n’est pas souvent que je plonge dans un thriller fantastique, je dois dire que je fus happée par l’histoire et l’ai lue en peu de temps.

Le roman débute lentement. On découvre la vie d’un psychiatre, Paul Lacasse, le narrateur qui semble blasé de tout. Il envisage de prendre sa retraite prochainement.

Le cas ‘Thomas Roy » l’interpelle. Imaginez, le plus grand auteur de romans de terreur  du Québec est retrouvé chez lui, mutilé.L’auteur est dans un état catatonique. Il va être « interné » dans le service de ce psychiatre.

Agression, suicide ?

Le psychiatre avec sa collègue, fan de cet auteur  vont tenter de comprendre ce qui s’est réellement passé. Ils découvrent des faits troublants,  inimaginables, des événements monstrueux. Les conséquences pourraient être terrifiantes.

L’auteur distille des pensées personnelles, une intéressante réflexion sur la croyance en la psychiatrie, sur la frontière entre la science, le surnaturel et la religion.

Maintenant, à vous de choisir, lecteurs, vous restez » sur le seuil « ou vous continuez votre lecture et vous plongez dans l’horreur.

Patrick Senécal – Éditeur : Bragelonne (24/10/2006)

-ISBN : 2352940052 

La maison des mensonges de Ian Rankin

Le corps d’un détective privé, porté disparu en 2006, est découvert dans une voiture cachée dans la forêt près d’Édimbourg. Un comble pour sa famille et pour la police locale car cette région avait à priori déjà été fouillée par les officiers à l’époque. L’inspecteur Siobhan Clarke reprend l’enquête et se voit obligée d’examiner les nombreuses erreurs commises par ses prédécesseurs. Les rumeurs d’incompétence et de corruption courent depuis toujours et à présent, plus de dix ans après, il est temps de découvrir la vérité. Tous les officiers en poste à l’époque sont interrogés et il s’avère que tout le monde a quelque chose à cacher. Même John Rebus…

Traduit de l’anglais par Freddy Michalski

Merci à NetGalley et aux éditions du Masque pour ce partenariat.

Rebus est un enquêteur bien connu, c’est la première fois que je le rencontre. Nous sommes en Écosse, dans l’univers de la police d’Édimbourg.  L’enquête est très complexe, le corps d’un détective privé va être découvert après plusieurs années de recherches vaines. L’enquête va être ré-ouverte. l’inspecteur Siobhan Clarke va être chargée de celle-ci.

Les personnages sont multiples, Rebus , bien qu’à la retraite , va à sa façon participer à l’enquête. Malcom Fox doit vérifier que l’enquête précédente menée par Rébus, avait été  complète. Un duo de policiers ripoux vient se mêler à celle-ci. Il ne faut pas perdre le fil de l’histoire, afin de juger tous les protagonistes.

J’ai trouvé l’intrigue bien menée, j’ai eu envie de savoir la fin de l’histoire. L’écriture est fluide, facile à lire. Cela me donne envie de connaître un peu plus cet auteur et de lire les précédentes enquêtes de Rebus.

éditeur : éditions du Masque – date de parution  : 29 mai 2019 –
ISBN : 2702449271

 

 

Challenge Polar et Thriller 2019/2020

Je renouvelle ma participation à ce challenge, qui est proposé par Sharon, du blog , Des livres et Sharon

Le challenge a commencé le 10 juillet 2019 et se terminera le 10 juillet 2020.

Sharon a écrit :

« Le principe du challenge ne change pas : lire des romans policiers, tous les romans policiers possibles et imaginables, que ce soit des romans, des romans noirs, des recueils de nouvelles, des thrillers, des romans policiers fantastiques, des romans historiques, des mangas, des bandes dessinées, des romans de littérature jeunesse, voire, pourquoi pas, des essais. Bref, vous l’aurez compris, tous les genres, toutes les destinations sont permis, de l’Europe à l’Australie en passant par l’Amérique du Sud. Vous pouvez aussi lire l’oeuvre intégrale d’un auteur, vous concentrer sur un seul enquêteur, ne pas quitter votre pays de prédilection, peu importe, l’important est de prendre plaisir à lire. Oui, il ne faut pas l’oublier : lire est un plaisir avant tout de chose, et ce challenge me permet de partager ma passion pour les romans policiers. »

Voici les différentes catégories. Elles ne sont pas obligatoires, simplement des indications pour celles et ceux qui auraient envie de se fixer des objectifs :

– jusqu’à cinq livres lus : Imogène.
– de cinq à quinze livres lus : Montalbano.
de quinze à vingt-cinq livres lus : Miss Marple.
– de vingt-cinq à cinquante livres lus : Erlendur Sveinsson.
– de cinquante à soixante-quinze livres lus : commissaire Jules Maigret.
– de soixante-quinze à cent livres lus : Walt Longmire.
– plus de cent livres lus : Sherlock Holmes.

et enfin, la dernière catégorie, plus de deux cents livres lus : Lucky Sherlock, pour les personnes qui lisent plus vite que leur ombre.

Je choisis la catégorie ! Miss Marple .