L’album du mercredi

Billy est un gentil petit hamster, il ne veut pas devenir un gangster comme son père. Il ne veut pas non plus le contrarier. Alors il accepte sa mission.

Il part harnacher comme un bandit, ceinturon et chapeau, sans oublier le pistolet Le premier animal qu’il rencontre est un ver de terre.

Il lui dit sa formule magique « Haut les pattes « . Mais Jean-Claude , le ver n’a pas de patte. Billy continue sa route, en chemin il croise , Josette la souris, elle lève une patte avant et une patte arrière ou bien fait le poirier.

Mais quand survient le renard, Billy est très courageux . Il revient fier chez lui, en ayant vaincu sa peur et trouvé de nombreux amis.

L’histoire de Billy est très drôle : les jeux de mots sont bien trouvés, les situations sont pleines d’humour et les rebondissements inattendus. L’amitié naissante entre les personnages est très réaliste et la relation père-fils est bien présentée pour montrer à la fois le conseil et la confiance.

Haut les pattes – Catharina Valckx – Éditeur :L’école des Loisirs (28/10/2010) – EAN : 9782211202749

Le Lundi, c’est poésie !

Farniente de Théophile Gautier

Quand je n’ai rien à faire, et qu’à peine un nuage
Dans les champs bleus du ciel, flocon de laine, nage,
J’aime à m’écouter vivre, et, libre de soucis,
Loin des chemins poudreux, à demeurer assis
Sur un moelleux tapis de fougère et de mousse,
Au bord des bois touffus où la chaleur s’émousse.
Là, pour tuer le temps, j’observe la fourmi
Qui, pensant au retour de l’hiver ennemi,
Pour son grenier dérobe un grain d’orge à la gerbe,
Le puceron qui grimpe et se pende au brin d’herbe,
La chenille traînant ses anneaux veloutés,
La limace baveuse aux sillons argentés,
Et le frais papillon qui de fleurs en fleurs vole.
Ensuite je regarde, amusement frivole,
La lumière brisant dans chacun de mes cils,
Palissade opposée à ses rayons subtils,
Les sept couleurs du prisme, ou le duvet qui flotte
En l’air, comme sur l’onde un vaisseau sans pilote ;
Et lorsque je suis las je me laisse endormir,
Au murmure de l’eau qu’un caillou fait gémir,
Ou j’écoute chanter près de moi la fauvette,
Et là-haut dans l’azur gazouiller l’alouette.

Théophile Gautier (1811-1872)
Poésie 1830

Challenge jeunesse/ young adulte #10 par Muti et ses livres

Cette année, ce sont les dix ans du challenge. Le but est de lire un nombre d’ouvrages Jeunesse ou Young adult se rapportant aux catégories suivantes : (une catégorie = un nombre de livres) allant de 10 livres à 100, de quoi satisfaire les petits et les gros lecteurs du genre.

 Catégorie 1 : Aux frontières du rêve => Au moins 10 ouvrages
• Catégorie 2 : Badine avec les royaumes de l’enfance => Au moins 20 ouvrages
• Catégorie 3 : À pieds joints dans la marelle => Au moins 35 ouvrages
• Catégorie 4 : À su garder son cœur de mioche => Au moins 50 ouvrages
• Catégorie 5 : Peter Pan dans l’âme => Au moins 65 ouvrages
• Catégorie 6 : Au pays des mille et un livres => Au moins 80 ouvrages
• Catégorie 7 : Vit dans un conte de fées => 100 et plus (pour les livrovores)

Un nouveau challenge, une façon de se motiver pour lire de nouveaux genres, et pouvoir en parler. Je viens de rejoindre ce challenge.

Je choisis la catégorie 4, avec l’option BD/manga/ album.

Vous êtes intéressé.e.s par ce challenge, une petite visite sur le blog de Muti et ses livres.

L’album du mercredi

Le temps des activités péri-scolaires est fini. Il n’y a plus de lecture dans la bibliothèque, mais je lis toujours des albums.

Voici un petit écureuil qui aime beaucoup les pommes de pin.

« Il faut lui parler tout doucement. Dans le creux de son tronc, il faut s’en occuper comme d’un ami. »

l’arbre lui en donne tant.

« J’adore les pommes de pin. Et puis il en a tellement ... »

Mais quand il n’y en a plus, il y a les aiguilles, et c’est tellement bon..

Puis après les aiguilles, il y a les branches.

Les petites branches servent à faire du feu. ..Et les grosses branches …à bâtir…..

Jolie métaphore de notre société du toujours plus , métaphore de l’absence de limite, « moi d’abord » et après moi le déluge.

Beau récit humoristique sur l’écologie, avec une surconsommation excessive, et au final, il n’y aura plus rien.

Pour enfants dès 4 ans.

Un peu beaucoup – Olivier Tallec – L’École des Loisirs – 02/09/2020 – ISBN ; 9782211307758


Le Lundi, c’est poésie !

Aujourd’hui, j’ai choisi de vous présenter des poèmes extraits de ce livre .

Sur la feuille

Sur la feuille de papier

tu dessines toujours

deux maisons

rondes

comme des joues

entre les deux

une passerelle

pointue

comme un nez

une maison

pour les baisers de maman

une maison

pour les baisers de papa

et ton cœur

entre les deux portes.

Joël Sadeler

(1938-2000)
Né en au Mans en 1938. Il passe son enfance à la campagne et sera toujours attaché au milieu rural. Il est enseignant dans un collège de la Sarthe et animateur de poésie en milieu scolaire et dans les bibliothèques municipales. Il créé également des spectacles de poésie. Il reçoit en 1997, le prix de Poésie Jeunesse du Ministère de la jeunesse et des sports pour son recueil « L’enfant partagé ». Amoureux des mots, des sons et des images il rend sa poésie, parfois grave mais souvent drôle, accessible à un jeune public.

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Joël Sadeler

Né en au Mans en 1938. Il passe son enfance à la campagne et sera toujours attaché au milieu rural. Il est enseignant dans un collège de la Sarthe et animateur de poésie en milieu scolaire et dans les bibliothèques municipales. Il créé également des spectacles de poésie. Il reçoit en 1997, le prix de Poésie Jeunesse du Ministère de la jeunesse et des sports pour son recueil « L’enfant partagé ». Amoureux des mots, des sons et des images il rend sa poésie, parfois grave mais souvent drôle, accessible à un jeune public.

Petit ver

Petit ver

Petit ver

Qui dès l’été

Viens manger les pommes du verger

Sache le bien

Je ne suis pas fâché

Comme je te comprends

C’est si rare en notre temps

Un vrai fruit

sans produits

Pas surveillé

Pas pulvérisé

Petit ver

Qui dès l’été

Viens manger les pommes du verger

Quelle joie

Que tu sois

Encore là

Mais

Gare à toi mon pote

Si maman fait des compotes.

Philippe Mathy

 Né à Manono (Congo) le 17 juillet 1956, Philippe Mathy rejoint dès l’âge de 4 ans la Belgique. Il vit son enfance à Saint-Denis ( Mons ), petit village entouré de bois et d’étangs. ll a fondé avec son épouse une galerie d’art, d’exposition et de rencontre, Le Front aux vitres, où il accueille poètes et plasticiens. Reconnu depuis ses débuts (prix Lockem décerné par l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique),

Dans l’album  » chaque enfant est un poème  » Des poètes saisissent des instants d’enfance, d’autres interpellent le jeune lecteur d’aujourd’hui. Aux quatre coins du monde, l’enfance et la poésie nous racontent l’essentiel de ce qui nous réunit. Les superbes illustrations sont de Solenn Larnicol.

Challenge polar et thriller 2020/2021 chez Sharon

Voilà je continue l’aventure avec Sharon, le challenge 2019/2020 est fini. Un autre commence. mon quatrième challenge. Lancement du  challenge Polar et thriller 2020-2021, donc du 11 juillet 2020 au 10 juillet 2021.

Voilà les différentes catégories :

– jusqu’à cinq livres lus : Imogène.
de cinq à quinze livres lus : Montalbano.
de quinze à vingt-cinq livres lus : Miss Marple.
– de vingt-cinq à cinquante livres lus : Erlendur Sveinsson.
– de cinquante à soixante-quinze livres lus : commissaire Jules Maigret.
– de soixante-quinze à cent livres lus : Walt Longmire.
– plus de cent livres lus : Sherlock Holmes.
– plus de deux cents livres lus : Lucky Sherlock (j’aurai pu mettre Belette Sharon, mais cela manquait de discrétion).

Cette année, ajout d’ une option « série télévisée » et d’une option « cinéma ».

Mes billets pour ce challenge

La vallée de Bernard Minier

Terminus Elicius de Karine Giebel

L’amante d’Etretat de Stanislas Petroski

La vengeance Gillian de Hervé Darques

Les Disparues du tableau de Daria Descombres

Je m’engage pour la catégorie Montalbano. J’avais changé de catégorie l’an passé.

Si vous souhaitez nous rejoindre, cliquez sur ce lien ; inscription et logos (nouveaux logos de Cannibal Lecteur) : Challenge polar et thriller 2020/2021 , 

Les Disparues du tableau de Daria Descombre

Depuis qu’elle a découvert l’identité de l’assassin de son père, Macha Karavaï, jeune étudiante en droit et stagiaire à la police de Moscou, reste cloîtrée chez elle. Mais un nouveau tueur en série sévit dans la ville, laissant dans son sillage le corps de jeunes femmes nues, étranglées au moyen d’un ­ fin lacet de soie. Près d’elles, une esquisse du peintre Ingres. Ce sont toutes des femmes parfaitement ordinaires, pourtant, avec chacune d’elles l’assassin semble donner corps à une œuvre de son cru, et se jouer des enquêteurs à ses trousses.
Aux côtés d’Andreï Yakovlev, son supérieur, Macha décide alors de s’engager dans une véritable course contre la montre pour tenter d’établir un lien entre les jeunes femmes russes et le légendaire peintre français.

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Merci à Net Galley et aux éditions JC Lattés ( le Masque ) pour ce partenariat.

Encore une de ces filles « portées disparues ». Tu vois, c’est une histoire bizarre. D’abord les filles disparaissent. Les filles les plus banales qui soient. Pas des top-modèles, pas des filles de banquiers ou de célèbres animateurs télé. Autrement dit, on peut tout de suite exclure la piste d’un enlèvement avec rançon à la clef. D’ailleurs, y’a jamais le moindre coup de fil pour réclamer de l’argent.

Pour sortir Macha de sa dépression, Andreï Yakovlev, capitaine à la Petrovka lui demande de l’aider à élucider cette sombre affaire de jeunes filles disparues. Elles sont retrouvées mortes, et ont toutes une esquisse d’Ingres sur leurs corps.

Cette enquête va nous mener de Moscou à Montauban, en passant par les musées prestigieux de Moscou .L’auteur a bien mis en valeur la vie en Russie, Elle a su dépeindre la population moscovite, de relever l’indigence d’une population appauvrie, qui a bien du mal à s’extirper de la morosité du quotidien.

Il y a une alternance des différents personnages qui animent ce roman, on passe d’Andreï à Macha, du meurtrier à sa victime, ou même du capitaine russe à notre commissaire parisien Perrin, ce qui donne du mouvement et de l’ action au roman.

Daria Desombre sait captiver le lecteur, cette immersion dans le monde de la peinture et en particulier dans l’univers pictural d’Ingres,  m’a permis de passer un bon moment de lecture.

Les disparues du tableau – Daria Desombre – Editions JC Lattes/Le Masque – 352 pages –  septembre 2020 – Traduit par Julia Chardavoine

Challenge Polar et Thriller 2020/2021

L’Estrange Malaventure de Mirella de Flore Vesco

Moyen Age. Les rats ont envahi la paisible bourgade d’Hamelin. Vous croyez connaître cette histoire par coeur ? Vous savez qu’un joueur de flûte va arriver, noyer les rats en musique, puis les enfants d’Hamelin ? Oubliez ces sornettes : la véritable histoire est bien pire, et c’est grâce à Mirella, une jeune fille de 15 ans, qu’on l’a enfin compris. Jusqu’ici, elle passait inaperçue en ville – qui s’intéresserait à une porteuse d’eau, à une crève-la-faim, une enfant trouvée ? Seulement voilà, Mirella a un don ignoré de tous : elle voit ce que personne d’autre ne voit. Par exemple, elle a bien repéré ce beau jeune homme en noir, qui murmure à l’oreille de ceux qui vont mourir de la peste… Et ça lui donne une sacrée longueur d’avance. Y compris sur le plus célèbre dératiseur de tous les temps.

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Vous avez reconnu le thème de ce livre, Flore Vesco revisite le conte  des frères Grimm, « Le joueur de flûte de Hamelin ». Rappelez-vous dans ce conte là,  les rats envahissent la ville de Hamelin et répandent la peste. Un mystérieux joueur de flûte les envoutera par sa musique et les entraîne hors de la ville . Il provoque leur noyade dans une rivière.

Flore Vesco donne vie à une jeune adolescente, Mirella à la chevelure flamboyante, on ne sait pas d’où elle vient. Elle a été élevée dans un orphelinat, et survit en tant que porteuse d’eau. Mirella est une incarnation de la féminité, de la liberté et de l’émancipation. Elle sait se débrouiller, elle n’hésite pas à cacher sa chevelure pour ne pas être la proie d’hommes peu respectueux.

Laissez les jeunes filles danser et, parées ou dévoilées, circuler dans la cité, ou bien il pourrait vous en coûter. Suivez les enfants inconscients, qui jamais ne doutent, n’hésitent ni ne tremblent. Et méfiez-vous des contes. Qui sait, derrière ces badines historiettes, quelles terribles vérités sont cachées ?

Flore Vesco écrit sur ce pan d’histoire médiévale , elle a su se fondre dans cette époque, grâce au langage qu’elle s’est approprié . Elle mélange des mots de son invention à du vieux français

Les rats prolifèrent , la peste se répand. Mirella se découvre d’étranges pouvoirs. Elle semble avoir des capacités que d’autres non pas.Elle va devoir surmonter sa peur et elle seule perçoit l’émissaire de la Mort.. Elle l’affrontera pour protéger sa ville .

A toute cette histoire se mêle l’histoire des maladies contagieuses, telles que la peste, la lèpre au XIII siècle. J’ai aimé cette maslaventure , je me suis laissée emportée par l’histoire. Le début est un peu chaotique, il faut s’habituer aux mots employés. Flore Vesco a réécrit ce conte avec brio et humour, humour noir parfois.

Ce livre s’adresse aux ado, mais peut être lu par les adultes.

D’autres lectures de cet auteur: 226 bébés  

Louis-Pasteur contre les Loups-Garous

L’estrange Malaventure de Mirella de Flore Vesco – EAN : 9782211301558
Éditeur : L’École des loisirs (17/04/2019)

Renoue vent, poème de Nadia Ben Slima

 

Renoue le vent,

Je suis le vent
questionne la forêt
la brise sous les feuillages
chemine, souffle continu en quête

Le chant des oiseaux s’y posent
dans un son, léger et reposant

Je suis le vent
psalmodie la merveille des couleurs
herbes, feuilles effleurées jusqu’aux rémiges
indifférentes

L’odeur mousseuse, terreuse épanouie
guéris du temps et de la nuit

Je suis le vent
virevolte, mélange les sens
indomptable dans sa fraîcheur
cernées par les arbres protecteurs
défie les ardeurs, balaie les rumeurs

Finis dans un tourbillon de feuilles mortes
et naîtra de nouveau dans le bleu et or d’un papillon égaré

Nadia Ben Slima, 2016

Née en 1980 dans un village mosellan, Nadia BEN SLIMA a passé toute son enfance et la plupart de sa vie d’adulte dans l’Est de la France : Lorraine, Alsace et Franche-Comté. Actuellement, elle vit dans le Nord, à Lille. Autant attirée par les sciences que par la littérature, elle a fait le choix d’une carrière scientifique, mettant en veille son autre passion.

Un recueil de poésie est à venir ainsi que d’autres projets d’écritures décalés, poétiques et surtout salvateurs. ( source  Poetica)

À Aurore de George Sand

À Aurore

La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.

George Sand