Transchaco de Alain Keralenn

Je remercie NetGallay et les Éditions Publishroom pour ce partenariat

Partons avec Julien au Paraguay, cela ne sera pas un voyage de courtoisie.

Julien Lescoat est assistant dans une vente aux objets pré-colombiens, la vente qui devait avoir lieu dans la salle des ventes, n’aura pas lieu. » La vente de pièces pré-colombiennes est suspendue jusqu’à vérification de leur provenance. » Le commissaire-priseur va devoir informer chaque collectionneur que la vente est annulée.

Julien fut affecté de cette non-vente. Pour lui, c’était un manque à gagner, il avait préparé cette vente minutieusement. L’argent qu’il recevait, lui permettait d’améliorer son quotidien.

Il est contacté par un mécène, Gérard de Lumiel qui lui propose un marché, partir en quête de l’El Dorado, d’un trésor caché, de savoir l’origine de ces objets. Julien fut surpris par cette proposition.

Pourquoi moi ?

Mais vous êtes historien, ethnologue, connaisseur des civilisations pré-colombiennes.

Julien part donc au Paraguay, pour le Chaco et la ville de Filadelfia

Grâce à ses habitants, Julien va découvrir les tensions profondes entre les Ayoreo, dont les peuples nomades ont des coutumes différentes de la population « civilisée », et les nouveaux riches qui souhaitent s’approprier leur territoire pour le travail de la terre et l’exfiltration de matières premières. Les Amérindiens se réfugient dans les forêts de Chaco.

Dans le Chaco, la vie n’est pas simple. De nombreuses communautés sont présentes, mais elles ne vivent pas vraiment ensemble. Julien va être confronté à des personnes différentes, ayant parfois des idées complétement opposées. Il va devoir être prudent dans ses agissements. Il est dans ce pays comme un chercheur en ethnologie pour sa thèse universitaire.

Gérard de Lumiel ne semble pas lui avoir tout révélé. Quand il rencontre un des habitants de ce lieu, chez lui, il semble reconnaître le mécène, est-ce vraiment possible ? Julien essaie d’en savoir plus, mais Gérard de Lumiel ne lui dévoile rien de sa vie passée. Julien se sent manipulé mais ira au bout de sa mission.

Sa vie sera tumultueuse jusqu’à ce qu’il revienne en France.

J’ai aimé découvrir une autre culture, à travers ce pays que je ne connaissais pas. Le dépaysement est assuré. L’auteur nous livre là un roman d’aventure, mêlé d’un soupçon d’enquête policière.

Alain Keralenn a mené une carrière diplomatique. A travers ses voyages et missions, il a parcouru les cinq continents.La croisière d’ultime espérance (paru aux éditions France-Empire en janvier 2012) est son premier roman.

Prix Reine Mathilde

Depuis deux ans, je suis membre d’un jury. Ce jury désigne le Prix Reine Mathilde. Ce prix est remis lors du salon du livre de Cheux, qui se situe en Normandie, en novembre. Le salon, cette année est prévu le 21 novembre 2021.

Le comité de lecture se compose cette année de dix membres. Nous avons une liste de livres, cette année la liste est de 11 livres.

La particularité de ce prix pour pouvoir être sélectionné , les livres doivent être parus entre novembre (après le salon) et juillet de l’année suivante.

Soit l’auteur est originaire de Normandie, ou y vit depuis plusieurs années.

Soit l’histoire du livre se situe en Normandie.

La liste de livres pour le Prix Reine Mathilde 2021 :

Cette année, j’ai eu la charge de proposer une liste de livres.

Philippe Cyprien :” L’incendiaire de Saint-Pierre” ( paru le 5 février 2021) – lu

Carole Duplessy – Rousée : “ Il est temps d’aimer “ ( paru le 4 mars 2021)- lu

Martine Gasnier ;” Julien l’exhibé” ( à paraître le  27 mai 2021 ) 

François- Michel Dupont -” Western” ( à paraître 6 mars 2021 ) – lu

Stéphane Héaume : “ Sœurs de sable “ ( à paraître le 7 avril 2021) lu

Philippe Huet  ; “ Noir d’ Espagne ‘ ( à paraître en juin 2021)

Francis La Carbona : “  Le pèlerinage d’Overlord “( paru le 20 décembre 2020)-lu

Marc S.Masse : « La Lettre  » (paru le 29 janvier) lu

B. Piedfert ,, “ Le roman d’amour d’Héloïse et d’Abélard”( paru le 15 janvier 2021 ) 

Claire Ruelle  :” Alberède et le roi  “( paru le 19 décembre 2020) -lu

Michel Ruffin : “ Les sanglots longs des violons de  l’automne”  ( à paraître le 23 mars 2021)  

Merci à tous les éditeurs qui ont accepté de m’envoyer les livres.

Alberède et le roi de Claire Ruelle

Ce livre clôt une trilogie, mais peut se lire indépendamment.

Alberède est la fille d’un seigneur normand et d’une noble saxonne, elle a épousé Hugues de Montmirel, vassal de l’Évêque don de Bayeux. Elle accueille le roi, avec tout le faste qui lui est dû.Hugues est parti en 1096 à la première croisade, en compagnie de Robert Courteheuse, fils de Guillaume le Conquérant et duc de Normandie. Il ne reviendra pas..

De nombreuses batailles se livrent en ces temps moyenâgeux.

Alberède prend le pouvoir, elle combat aux côtés des hommes. Elle est très avant-gardiste, elle s’impose. Elle est aussi très féministe, elle ne supporte pas qu’une femme soit dévalorisée. Une femme doit recevoir le même salaire qu’un homme pour la même tâche.

Elle est souvent placée au premier plan, chevauchant sur les routes. Elle brave les batailles lors de la prise de Bayeux ou autre endroit prestigieux. Le roi aimerait qu’Alberède accepte de l’épouser. Elle ne le souhaite pas, elle ne veut pas être dans l’ombre du roi, ou soumise. Elle est une femme libre et souhaite le rester pour le moment. Elle lui indique une autre solution, le roi l’acceptera -t-il ou non ?

Claire Ruelle retrace la vie de l’époque, nous entraîne à voyager dans ce temps du Moyen-Age. Le fil historique est authentique. Il gravite autour d’Alberède des personnages imaginaires. Un glossaire est indiqué en fin de livre.

Je ne regrette pas ma lecture, j’ai juste été perturbée par les nombreux noms. Ce livre est dans la sélection du Prix Reine Mathilde 2021.

Alberède et le roi – Claire Ruelle – Éditions Corlet – ISBN : 9782847067415

Le pèlerinage d’Overlord de Francis La Carbona

Le titre est évocateur de l’histoire qui va se dérouler en Normandie.

Le mois d’Avril est sur le point de tirer sa révérence , tout le village est poisseux d’une humidité ambiante qui s’insinue partout, donnant la sensation, que l’hiver ne cédera pas sa place.

L’anniversaire du D-Day approche , ce jour mémorable où deux êtres vont se rencontrer, ou plus exactement se retrouver, Barbara, infirmière et Matthias, le soldat. Ils se sont déjà vus mais ne se reconnaissent pas. Ils ont combattu chacun à leur façon. Ils se confient peu à peu, se dévoilent et évoquent ces années de guerre. Matthias, le blessé et Barbara qui l’a soigné , sans savoir qui il était .

C’était la destinée de tous ceux qui se sont rencontrés le temps d’une blessure.

Les émotions affluent, 40 années ont passé. L’amour s’était invité mais la guerre avait séparé ces deux êtres.

La guerre est là, elle est la toile de fond du récit. Les faits de guerre sont relatés à petite dose. La peur, la résistance sont présentes. L’écriture est riche, un vocabulaire adapté, une poésie omniprésente dans les mots. Les mots sont choisis, l’écriture est maîtrisée. Les recherches historiques sont fondées.

Je fus agréablement surprise, j’ai aimé ce livre. Je l’ai lu en peu de temps en numérique, puis suis revenue sur la version « papier ». Je me suis imprégnée des mots. J’ai arpenté les rues de Colleville- Montgomery, ressenti la joie et la peine aux côtés de Barbara et de Matthias.

Ce livre est sélectionné, il est en lice pour être le Prix Reine Mathilde 2021. Il sera lu par le comité de lecture.

Le pelerinage d’Overlord – Francis La Carbona – 5sens éditions – ISBN : 9782889492398

Quatrième de couverture :

1984, dans le petit village bas-normand de Colleville-Montgomery, une succession de circonstances réunit une femme et un homme qui ont eu vingt ans pendant le deuxième conflit mondial. Quarante ans ont passé depuis le D-Day, Barbara et Matthias vont s’immerger dans “leur” guerre à l’occasion de la première célébration internationale du Jour le plus long. Commence alors un vertigineux plongeon dans une tranche d’existence où se côtoyaient les abnégations, les trahisons, les amours ; les résistances et les renoncements aussi. Comme tous ceux qui en ont réchappé, ils ont pris des virages et des directions qu’ils n’avaient pas prévus. Empêtré à jamais dans son secret, le bien vieux Baptiste va être l’involontaire cheville ouvrière d’une extravagance du destin. Quelque chose comme l’appendice d’une histoire mise entre parenthèses pendant quatre décennies.

Betty de Tiffany MacDaniel

On était en 1961 et j’avais sept ans quand Maman a dit qu’elle voulait rentrer chez elle. Chez elle, c’était l’Ohio, c’est là qu’étaient ses racines.

Dans ce récit inspiré de la vie de sa mère, l’autrice nous raconte l’histoire de Betty, petite fille métis, née en 1954 aux États-Unis d’un père Cherokee et d’une mère blanche . L’histoire s’étale de 1909 à 1973. Elle raconte son enfance, son adolescence avec ses non-dits, rêves , ses peurs et ses bonheurs.

Les parents de Betty ont beaucoup déménagé, et reviennent dans leur région natale, l’ Ohio. Ils s’installent avec leurs six enfants,dans une maison qu’il va falloir retaper.

Betty est très proche de son père, il la surnomme  » la petite indienne « . Ce père s’occupe beaucoup de ses enfants, il leur transmet l’amour de la nature. Il leur conte souvent des histoires , il évoque les mythes cherokees Il a des qualités d’herboriste et son savoir est reconnu.

La mère est une femme instable et pas toujours bienveillante envers ses enfants. Betty grandit dans un univers plutôt hostile, victime de sexisme, de racisme car elle a la peau brune, et de moqueries car elle est pauvre.

Elle est très observatrice , elle voit et comprend beaucoup de choses. C’est dans l’écriture , dans-l’amour de son père, et les traditions qu’il lui a transmises qu’elle va puiser la force de survivre aux drames qui frappent sa famille, nourris de violence, de noirceur humaine et de non-dits. Elle cherchera dans l’écriture le sentiment d’accomplissement de soi .

L’auteur a une écriture poétique, mélancolique. les derniers chapitres sont émouvants.Le style est puissant et laissant chaque émotion s’installer durablement en nous.

Ashanti : Le Maître des Bois Sacrés de Marie-Christine Boni

Merci à Marie-Christine Boni pour l’envoi de ce livre.

Le Maître des Bois sacrés désigne le Léopard, symbole totémique du Pouvoir suprême détenu par l’Ashanti-héné : souverain de la Confédération Ashanti et véritable Dieu sur Terre.

En route pour l’Afrique, et plus exactement au Royaume de Koumassi, en Côte-de-l’Or (actuel Ghana), à la fin du XVIIème, début XVIIIème siècle. Nous allons suivre l’histoire d’Osséi Toutou , un futur roi, mais le sera-t-il ? Contraint à l’exil durant treize longues années, après son aventure amoureuse avec la nièce du roi de Dinkira. Le chemin pour accéder au trône est semé d’embûches. Osséï choisit la sagesse. Mais d’autres convoitent ce trône . Osséï devra affronter les forces du Mal, parviendra -t-il au trône ?

Ce livre nous fait revivre l’époque des grands royaumes Africains. Marie-Christine Boni ne se contente pas de raconter l’histoire de ce futur roi. Elle a introduit dans son récit toutes les traditions ancestrales de ce peuple, en y mêlant la haine, la cruauté, le sang . Elle nous fait revivre les fastes de ces grandes civilisations d’Afrique.

Je ne connaissais pas du tout l’Histoire de l’Afrique, j’ai suivi le fil de ce livre sans problème. J’ai cherché à en savoir plus sur ce peuple.

J’ai surtout admiré l’écriture de Marie-Christine Boni Elle présente un réel talent d’écrivain, ses mots sont choisis, son écriture est fluide et maitrisée. Son humour est bienveillant, ses recherches historiques sont fondées.

Je recommande ce livre, mais âmes sensibles s’abstenir.

Ce livre est auto-édité – Il est sorti le 28/02/2019 – EAN : 9782956718901 – 350 pages

Soleil de cendres de Astrid Monet

L’histoire se passe à Berlin, et pendant trois jours. Nous allons côtoyer Marika , femme française de 38 ans qui revient à Berlin avec son fils Solal. Elle souhaite que son fils fasse la connaissance de son père, Thomas. Elle s’était enfuie il y a sept ans de ce pays. Thomas est allemand, il est metteur en scène et dramaturge. La rencontre se déroule bien.Elle accepte de les laisser seuls pour la nuit. Elle ira dormir à L’hôtel.

L’air est étouffant, l’eau potable commence à manquer et est rationnée.La température est supérieure à 45 degrés.

Le lendemain alors qu’elle doit retrouver Thomas et Solal, une catastrophe naturelle se déclenche. Le volcan que l’on croyait éteint, se réveille. Un nuage de cendres recouvre la ville de Berlin. La ville souffrait déjà d’une chaleur accablante. A tout cela s’ajoute un tremblement de terre qui va séparer la ville en deux. Marika part à la recherche de son fils, qui est dans la partie touchée par le séisme.

On voit la détresse d’une mère, qui cherche à retrouver son fils. Rien n’est simple. Solal, avec son père essaient de « survivre » , d’être plus forts que les éléments naturels.

Astrid Monet a su construire un roman d’une densité et d’une force incroyable. Elle nous fait partager la peur, l’angoisse, le doute mais aussi l’espoir. On lit entre les lignes les lumières qui transpercent.

Vraiment je vous recommande ce roman qui est un roman noir, noir de cendres.

Soleil de cendres – Astrid Monet – Agullo Éditions – collection Agullo Fiction – 209 p. août 2020

Astrid Monet est née en 1976 à Orléans. À l’âge de 21 ans, elle part s’installer à Berlin où elle travaille comme comédienne pendant une douzaine d’années. Elle remporte de nombreux prix lors de différents concours de nouvelles, et son premier roman À Paris coule la mer du Nord, a reçu un bel accueil en librairie. Soleil de Cendres est son deuxième roman. Elle vit aujourd’hui à Paris.

Musique du livre

Otage de ma mémoire de Marilyse Trécourt

Où suis-je ? Je n’en ai point la moindre idée . Tout est blanc. Triste. Froid. Je suis frigorifiée. J’ai mal. A la tête, aux jambes. Dans le cœur.J’ai peur.

Ainsi commence ce livre, une femme est dans une chambre d’hôpital, elle ne sait pas pourquoi elle est là. Elle ne se souvient de rien. Pourquoi a -t-elle des pansements ? Elle est amnésique. Une infirmière arrive et la questionne sur son état, et quand elle veut parler, les mots ne sortent pas. Aucun son. Elle est aussi aphasique. Quand elle est arrivée ici, elle n’avait ni sac, ni pièces d’identité. Le médecin qui la prend en charge, lui donne le prénom du jour, soit Ariel.

Ariel ne peut pas s’exprimer par oral, mais peut parfaitement écrire. Le docteur Malone a décidé d’essayer de la sortir de cet état , en lui proposant des séances d’hypnose. Grâce à ces séances, des bribes de vie reviennent. C’est ainsi que sa mémoire commence à nous livrer ses secrets. Il va falloir du temps .L’écriture est brillante, habile, addictive. On a envie de savoir. L’auteur use d’ingéniosité pour nous mener à des chemins qui aboutissent à de frustrantes impasses.

A partir du moment où tu franchis ta porte, toutes les autres s’ouvrent devant toi.

L’auteur exploite bien le phénomène de la mémoire, cette faculté bien particulière de stocker, d’enregistrer des données, de se rappeler les expériences passées. « Otage de ma mémoire » est un roman où la psychologie tient une place importante. Sur fond d’enquête policière, c’est vraiment le « moi » qui est le centre d’intérêt. Le passé, la vie d’avant, tout ce que nous sommes, qui nous a conditionné.

Une tension psychologique tout au long de la lecture, une histoire qui m’a tenue en haleine du début à la fin, un personnage principal attachant . Cette histoire m’a émue, et je vous recommande vivement sa lecture.

Otage de ma mémoire – Marilyse Trécourt – France Loisirs – édité aussi par Carnet Nord – 2017

Quatrième de couverture :

Une jeune femme a perdu la mémoire et l’usage de la parole suite à un grave accident. Lors de séances d’hypnose, elle retrouve quelques fragments de sa vie, de son enfance et de son identité. Grâce au soutien d’une infirmière et d’un autre patient également amnésique, elle reprend pied peu à peu.

Histoire du fils de Marie-Hélène Lafon

Merci à Net Galley et aux éditions Buchet Chastel pour ce partenariat.

C’est ma première rencontre avec cet auteur. Je dois dire que ce ne sera pas la dernière.

L’Histoire du fils, il s’agit d’André, né de père inconnu, et de Gabrielle. Il est élevé dans le Lot, par sa tante Hélène et son oncle Léon. Hélène est la sœur de Gabrielle. celle-ci vit à Paris, et vient peu souvent voir son fils.

Hélène et Léon ont respecté le choix de Gabrielle et élevé André comme leur fils. André ne sait rien de son père. Il grandira avec ses cousines, dans un cocon familial.

Une histoire familiale se déroule sur plusieurs générations, de 1908 à 2008. La mère, restant à Paris viendra le voir pendant les grandes vacances, elle fut un personnage secret, elle restera lointaine et inaccessible. Pour André, ses racines, sa vraie famille, pour lui resteront Léon, Hélène, ses cousines, grâce à qui il aura grandi avec bonheur.
Il faudra attendre qu’Antoine, le fils unique d’André et de Juliette…se décide à aller au bout de ce mystère familial, au décès de son père

Marie- Hélène Lafon a une plume agréable, qui sait dévoiler, mais sans trop les sentiments, les ressentis des différents personnages. C’est un superbe roman sur l’absence, la filiation et les secrets de famille.

Histoire du fils de Marie-Hélène Lafon, chez Buschet-Chastel (Août2020, 176 pages)

Professeur agrégée de Lettres Classiques, Marie-Hélène Lafon choisit d’enseigner dans un collège situé en Zone d’Éducation Prioritaire.

Elle commence à écrire en 1996. Son premier roman, « Le Soir du chien », a reçu le prix Renaudot des lycéens. Elle préside le prix littéraire des lycéens de Compiègne en 2003-2004.

Son dernier ouvrage ″Histoire du fils″ a obtenu le Prix des libraires de Nancy-Le point

« Histoires » obtient le Goncourt de la nouvelle en 2016.

Les Lendemains de Mélissa Da Costa

Ce que la vie prend, elle le redonne aussi.
Amande ne pensait pas que l’on pouvait avoir si mal. En se réfugiant dans une maison isolée en Auvergne pour vivre pleinement son chagrin, elle tombe par hasard sur les calendriers horticoles de l’ancienne propriétaire des lieux. Guidée par les annotations manuscrites de Madame Hugues, Amande s’attelle à redonner vie au vieux jardin abandonné. Au fil des saisons, elle va puiser dans ce contact avec la terre la force de renaître et de s’ouvrir à des rencontres uniques. Et chaque lendemain redevient une promesse d’avenir.

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Amande se souviendra de ce 21 juin, ce jour où sa vie s’est écroulée. Une douleur l’a « habitée » plusieurs jours. Elle avait tout perdu, son mari, sa petite Manon qu’ils attendaient avec tellement d’impatience. Il a suffi de peu de choses pour que son monde s’écroule. Comment vivre après un tel drame ?

Comment font les gens? Comment peuvent-ils voir leur univers s’écrouler et reprendre leur vie à l’identique? Retourner au travail au bout de quelques jours, continuer de vivre dans le même appartement, fréquenter le même quartier… C’est au-dessus de mes forces.

Comment seront Les Lendemains ?

Une solution, partir loin, se réfugier seule, loin des siens . Elle loue une maison isolée en Auvergne, où la maison n’est plus habitée. Elle n’a qu’une hâte « être seule » dans le noir , les volets clos.

La souffrance est liée à notre désir de sécurité et de permanence. Accepter que tout est impermanent est un premier pas vers la cessation de la souffrance.

Par hasard, elle découvre les calendriers de Madame Hugues, qui annotait chaque jour des recettes de cuisine, des remèdes, ou l’art d’entretenir  son jardin.  Amande continue de lire les notes quotidiennement. Elle qui n’a jamais eu un coin de jardin, des idées commencent à germer, et si ..

Un petit pas en entraîne un autre, peu à peu elle revit. Chaque jours, des tâches s’imposent à elle.Amande va se mettre à semer, planter, récolter, créer et surtout s’émerveiller de ce pouvoir magique qu’il lui reste : faire naître quelque chose de ses mains. Au fil de ses rencontres toutes plus touchantes les unes que les autres, elle va apprendre à ré-éclore comme une fleur.

Melissa Da Costa sait jouer avec les mots.  Elle aborde la question du deuil avec sensibilité, un roman très touchant sur la résilience.

L’auteur a su me comblée par ce deuxième livre que je lis . Ce livre a une âme, il laisse des traces, comme tout le bleu du ciel. 

C’est un livre bouleversant, plein d’espoir, de douceur et de bienveillance. Al ire absolument.

Mélissa Da Costa – EAN : 9782226447104 – Éditeur : Albin Michel (26/02/2020)