Otage de ma mémoire de Marilyse Trécourt

Où suis-je ? Je n’en ai point la moindre idée . Tout est blanc. Triste. Froid. Je suis frigorifiée. J’ai mal. A la tête, aux jambes. Dans le cœur.J’ai peur.

Ainsi commence ce livre, une femme est dans une chambre d’hôpital, elle ne sait pas pourquoi elle est là. Elle ne se souvient de rien. Pourquoi a -t-elle des pansements ? Elle est amnésique. Une infirmière arrive et la questionne sur son état, et quand elle veut parler, les mots ne sortent pas. Aucun son. Elle est aussi aphasique. Quand elle est arrivée ici, elle n’avait ni sac, ni pièces d’identité. Le médecin qui la prend en charge, lui donne le prénom du jour, soit Ariel.

Ariel ne peut pas s’exprimer par oral, mais peut parfaitement écrire. Le docteur Malone a décidé d’essayer de la sortir de cet état , en lui proposant des séances d’hypnose. Grâce à ces séances, des bribes de vie reviennent. C’est ainsi que sa mémoire commence à nous livrer ses secrets. Il va falloir du temps .L’écriture est brillante, habile, addictive. On a envie de savoir. L’auteur use d’ingéniosité pour nous mener à des chemins qui aboutissent à de frustrantes impasses.

A partir du moment où tu franchis ta porte, toutes les autres s’ouvrent devant toi.

L’auteur exploite bien le phénomène de la mémoire, cette faculté bien particulière de stocker, d’enregistrer des données, de se rappeler les expériences passées. « Otage de ma mémoire » est un roman où la psychologie tient une place importante. Sur fond d’enquête policière, c’est vraiment le « moi » qui est le centre d’intérêt. Le passé, la vie d’avant, tout ce que nous sommes, qui nous a conditionné.

Une tension psychologique tout au long de la lecture, une histoire qui m’a tenue en haleine du début à la fin, un personnage principal attachant . Cette histoire m’a émue, et je vous recommande vivement sa lecture.

Otage de ma mémoire – Marilyse Trécourt – France Loisirs – édité aussi par Carnet Nord – 2017

Quatrième de couverture :

Une jeune femme a perdu la mémoire et l’usage de la parole suite à un grave accident. Lors de séances d’hypnose, elle retrouve quelques fragments de sa vie, de son enfance et de son identité. Grâce au soutien d’une infirmière et d’un autre patient également amnésique, elle reprend pied peu à peu.

Histoire du fils de Marie-Hélène Lafon

Merci à Net Galley et aux éditions Buchet Chastel pour ce partenariat.

C’est ma première rencontre avec cet auteur. Je dois dire que ce ne sera pas la dernière.

L’Histoire du fils, il s’agit d’André, né de père inconnu, et de Gabrielle. Il est élevé dans le Lot, par sa tante Hélène et son oncle Léon. Hélène est la sœur de Gabrielle. celle-ci vit à Paris, et vient peu souvent voir son fils.

Hélène et Léon ont respecté le choix de Gabrielle et élevé André comme leur fils. André ne sait rien de son père. Il grandira avec ses cousines, dans un cocon familial.

Une histoire familiale se déroule sur plusieurs générations, de 1908 à 2008. La mère, restant à Paris viendra le voir pendant les grandes vacances, elle fut un personnage secret, elle restera lointaine et inaccessible. Pour André, ses racines, sa vraie famille, pour lui resteront Léon, Hélène, ses cousines, grâce à qui il aura grandi avec bonheur.
Il faudra attendre qu’Antoine, le fils unique d’André et de Juliette…se décide à aller au bout de ce mystère familial, au décès de son père

Marie- Hélène Lafon a une plume agréable, qui sait dévoiler, mais sans trop les sentiments, les ressentis des différents personnages. C’est un superbe roman sur l’absence, la filiation et les secrets de famille.

Histoire du fils de Marie-Hélène Lafon, chez Buschet-Chastel (Août2020, 176 pages)

Professeur agrégée de Lettres Classiques, Marie-Hélène Lafon choisit d’enseigner dans un collège situé en Zone d’Éducation Prioritaire.

Elle commence à écrire en 1996. Son premier roman, « Le Soir du chien », a reçu le prix Renaudot des lycéens. Elle préside le prix littéraire des lycéens de Compiègne en 2003-2004.

Son dernier ouvrage ″Histoire du fils″ a obtenu le Prix des libraires de Nancy-Le point

« Histoires » obtient le Goncourt de la nouvelle en 2016.

Les Lendemains de Mélissa Da Costa

Ce que la vie prend, elle le redonne aussi.
Amande ne pensait pas que l’on pouvait avoir si mal. En se réfugiant dans une maison isolée en Auvergne pour vivre pleinement son chagrin, elle tombe par hasard sur les calendriers horticoles de l’ancienne propriétaire des lieux. Guidée par les annotations manuscrites de Madame Hugues, Amande s’attelle à redonner vie au vieux jardin abandonné. Au fil des saisons, elle va puiser dans ce contact avec la terre la force de renaître et de s’ouvrir à des rencontres uniques. Et chaque lendemain redevient une promesse d’avenir.

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Amande se souviendra de ce 21 juin, ce jour où sa vie s’est écroulée. Une douleur l’a « habitée » plusieurs jours. Elle avait tout perdu, son mari, sa petite Manon qu’ils attendaient avec tellement d’impatience. Il a suffi de peu de choses pour que son monde s’écroule. Comment vivre après un tel drame ?

Comment font les gens? Comment peuvent-ils voir leur univers s’écrouler et reprendre leur vie à l’identique? Retourner au travail au bout de quelques jours, continuer de vivre dans le même appartement, fréquenter le même quartier… C’est au-dessus de mes forces.

Comment seront Les Lendemains ?

Une solution, partir loin, se réfugier seule, loin des siens . Elle loue une maison isolée en Auvergne, où la maison n’est plus habitée. Elle n’a qu’une hâte « être seule » dans le noir , les volets clos.

La souffrance est liée à notre désir de sécurité et de permanence. Accepter que tout est impermanent est un premier pas vers la cessation de la souffrance.

Par hasard, elle découvre les calendriers de Madame Hugues, qui annotait chaque jour des recettes de cuisine, des remèdes, ou l’art d’entretenir  son jardin.  Amande continue de lire les notes quotidiennement. Elle qui n’a jamais eu un coin de jardin, des idées commencent à germer, et si ..

Un petit pas en entraîne un autre, peu à peu elle revit. Chaque jours, des tâches s’imposent à elle.Amande va se mettre à semer, planter, récolter, créer et surtout s’émerveiller de ce pouvoir magique qu’il lui reste : faire naître quelque chose de ses mains. Au fil de ses rencontres toutes plus touchantes les unes que les autres, elle va apprendre à ré-éclore comme une fleur.

Melissa Da Costa sait jouer avec les mots.  Elle aborde la question du deuil avec sensibilité, un roman très touchant sur la résilience.

L’auteur a su me comblée par ce deuxième livre que je lis . Ce livre a une âme, il laisse des traces, comme tout le bleu du ciel. 

C’est un livre bouleversant, plein d’espoir, de douceur et de bienveillance. Al ire absolument.

Mélissa Da Costa – EAN : 9782226447104 – Éditeur : Albin Michel (26/02/2020)

 

Une évidence de Agnès Martin-Lugand

Reine mène une vie heureuse qu’elle partage entre son fils de dix-sept ans et un métier passionnant.
Une vie parfaite si elle n’était construite sur un mensonge qui, révélé, pourrait bien faire voler son bonheur en éclats…
Faut-il se délivrer du passé pour écrire l’avenir ?

 

 

 

Un auteur très souvent demandé en bibliothèque, que je n’avais pas encore pris le temps de lire. Je ne regrette pas mon choix de lecture.

Agnès Martin-Lugand propose une quête difficile, se libérer de son passé. Quand celui-ci est basé sur le mensonge, la tâche n’en sera que plus difficile.

Reine, personnage central du roman, vit à Rouen exerce un métier qui la passionne et vit avec son fils de 17 ans, qu’elle aime par dessus tout.

Un jour sa vie va basculer, elle se trouve confrontée à sa vie passée, qu’elle n’a pas du tout partagée avec son fils. Une rencontre fait remonter un épisode difficile de sa vie passée. Elle risque d’anéantir sa vie et celle de ses proches , ainsi que  de faire voler sa vie en éclats. L’histoire fait voyager, non seulement dans les émotions, mais aussi géographiquement, de Rouen à Saint-Malo mais aussi vers des contrées lointaines.

« Il y a des moments où tout s’arrête, où l’on voit sa vie défiler en l’espace d’un quart de seconde. C’est effrayant, c’est déstabilisant, surtout qu’on ne peut pas lutter contre, il y avait un avant, un après. »

L’auteur exploite bien le mensonge et ses ramifications, comment peut-on bâtir sa vie sur un mensonge ? comment aussi se pardonner des actes passés et pardonner aux autres ?

Ce roman fait réfléchir sur des questions existentielles importantes dans notre vie. J’ai passé un bon moment de lecture, j’ai apprécié l’écriture de l’auteur.

Une évidence – Agnès-Martin – Lugand – Éditeur Michel Lafon – ISBN : 9782749934778

 

Le tour de mes 30 ans de Fanny Simon Caullery

A 30 ans, Aurélie décide de changer de vie.
Après avoir entrepris une reconversion professionnelle dans le tourisme, elle opte pour un voyage en Angleterre, en tant que jeune fille au pair (plus très jeune), pour parfaire son anglais. Mais voilà que la vie londonienne ne se déroule pas comme prévu, et Aurélie est amenée à rencontrer Léa, une autre au pair qui va changer sa vie…
En effet, Léa a une mission à lui confier. Une quête qui conduira la trentenaire aux quatre coins des États-Unis. Mais tandis qu’Aurélie se lance à corps perdu dans ce nouveau projet, dont elle ignore tout, elle croise le chemin d’Antoine….

Une lecture imposée en lice pour le Prix Reine Mathilde de Cheux.

Je n’aurai certainement pas choisi ce livre, je dois dire que je n’ai pas été déçue par sa lecture. Un roman « feel good » qui se lit vite, mais qui entraîne aussi des réflexions.

Aurélie, la trentaine a choisi de changer de vie. Elle abandonne son métier et choisit de faire une immersion dans un pays anglophone afin d’apprendre mieux la langue. Sa première expérience de  » fille au pair  » fut désastreuse. Elle contacte une autre fille au pair, Léa qui va l’entrainer vers l’inconnu. Elle va devoir partir aux États-Unis, pour la remplacer. Arpenter différents endroits et se rendre dans plusieurs villes, prendre contact avec des personnes, leur remettre une enveloppe. Mais surtout, ne jamais savoir ce qu’elles contiennent. Pour pouvoir traverser le pays, elle va devoir faire des arrêts « gain d’argent ».

Tout ne se passe comme prévu, Aurélie ira  de péripétie en péripétie. On se prend facilement au jeu. On aime , on tremble pour elle. mais finalement tout finit bien.

Quel est donc ce mystère qui ne sera dévoilé qu’à la fin du livre ?

Une écriture pleine de fraîcheur, qui interroge sur les questions existentielles.

Fanny Simon Caullery – Le tour de mes 30 ans –  EAN : 9798616699084  – 265 pages – Éditeur : Independently published (23/02/2020)

 

L’appel de la forêt de Jack London

Admiré par tous et choyé par son maître, le chien Buck n’a vraiment pas de raison de se méfier des humains. Un homme va pourtant l’arracher à son foyer ; un autre va lui enseigner la dure loi du plus fort. Devenu chien de traîneau, Buck découvre la violence, le goût du sang. Des rivalités déchirent la meute dont il fait maintenant partie. Alors que Buck s’éloigne de la civilisation, une voix venue de la forêt éveille dans sa mémoire l’appel de la forêt, puissant, irrésistible…

J’ai participé avec plaisir lors du confinement à une lecture commune organisée par Babelio.  En plus, il y a eu la rencontre virtuelle avec ceux qui l’avaient lu. Ce fut un échange intéressant. Avant de participer , j’ai dû télécharger ce livre et le lire.

Buck est un chien, un croisé saint-bernard et berger écossais, qui passe des jours heureux auprès d’un maître attentionné. Il vit en Californie jusqu’au jour où sa vie bascule .

Il va être volé, et va devoir partir malgré lui pour servir ceux qui recherchent de l’or. Et pour conduire leurs aventures, ils ont besoin de chiens de traineau. Buck fera parti du voyage, vers l’Alaska. Buck va être battu, non reconnu parmi les autres chiens. Il va apprendre à se battre pour assurer sa survie.

Sous son pelage, habitué aux caresses, sa vraie nature reprendra le dessus.

Jack London met bien en valeur la campagne, les paysages enneigés de l’Alaska en hiver. Toute la nature est bien représentée. On peut apprécier cette vie qui est rude dans le grand nord. La synergie chiens-hommes est indispensable pour parcourir les territoires désolés et humaniser ces grands espaces.

On s’aperçoit  à la fin du livre que ce chien qui avait toutes les caractéristiques d’un chien, va revenir à sa première nature, à sa première origine : le loup. redevenu libre, répondra à l’appel de la forêt.

lu en numérique

 

Les battements d’elles de Annie Pétrel – Mathieu

Milly vit à Paris. Elle est une petite main de l’atelier Flou de l’Opéra Garnier. Comme dans une maison de haute couture, elle confectionne les tutus pour le prochain ballet. Avec ses aiguilles, elle fait des entrechats du bout de ses doigts, surtout depuis sa rencontre avec Noé…
Marah vit à Honfleur et travaille au musée Eugène Boudin. A quelques mois de son mariage, un tableau découvert dans la galerie de peinture de son grand-père va venir tout bouleverser… Deux histoires que rien ne semble relier et pourtant…

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Que dire de ce livre, c’est ma première rencontre avec cet auteur. Je fus ensorcelée par la poésie de ses mots. Ils sont douceurs, ils s’harmonisent avec les couleurs, les couleurs des fleurs du jardin, les couleurs des toiles peintes.

J’ai aimé suivre le cheminement de vie de Marah, retrouver avec elle, les souvenirs de son grand-père aujourd’hui disparu. J’ai parcouru les rues de Honfleur à ses côtés.

«  En rentrant chez moi, je fais un détour sur le port de Honfleur. Sur le Vieux bassin, étrange miroir inversé, les maisons étroites et le ciel regardent leurs reflets. Ses eaux accueillent les façades bigarrées, elles ont pris les couleurs animées, éclatantes des bateaux. Il y flotte du rouge, du gris, du beige au milieu du bleu. Couleurs changeantes au fil des heures, ce paysage d’eau se redessine, se décline à l’infini. »

©Claude

De nombreuses références littéraires parsèment le livre, j’ai trouvé cela agréable d’associer l’histoire racontée dans le temps. Des personnages, tel Van Gogh, Emma Livry se glissent entre les lignes.

Vraiment ce fut un bon moment de lecture.

Les battements d’elles – Annie Petrel – Mathieu – éditeur A&H  – ISBN 9791085857624

Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon de Jean-Paul Dubois

 Cela fait deux ans que Paul Hansen purge sa peine dans la prison provinciale de Montréal, où il partage une cellule avec Horton, un Hells Angel incarcéré pour meurtre. Fils d’un pasteur danois et d’une exploitante de cinéma à Toulouse, Paul Hansen vivait déjà au Canada quand s’est produit le drame……

 

 

Après le Japon, me voici arrivée au Canada, j’ai apprécié et reconnu certains endroits décrits par l’auteur.

Paul Hansen est incarcéré dans le pénitencier de Bordeaux, à Montréal. Le lecteur découvre tardivement quelle peine il purge. Il partage une petite cellule avec  Patrick Horton, fan de Harley, qui s’est fait tatoué sa vie sur le dos, incarcéré pour meurtre.

Jean-Paul Dubois alterne le présent et le passé de la vie de Paul Hansen. On découvre peu à peu les membres de la famille de Paul, son enfance avec  son père, Johanes danois d’origine qui était venu s’installer au Québec, pasteur de son état, sa mère, Anna qui tenait un petit cinéma. . Puis il y a sa compagne Winona, qui pilote un aaéroplane, qui le fera voler avec son inséparable Nouk, sa chienne fidèle. Winona qui savait » lire les messages du vent, les rideaux de la pluie, écouter grincer les arbres ». Notre héros vit dans sa petite cellule avec les fantômes du passé.

La liberté peut se perdre, mais pas la dignité. Qu’est-il arrivé à cet homme, concierge d’un immeuble pour en arriver là ? Paul fut homme à tout faire, gardien d’immeuble, tâche qu’il a toujours pratiquée dans la bienveillance. Il n’a pas fallu grand chose pour déstabiliser l’ensemble, juste l’arrivée d’un gestionnaire manipulateur et autoritaire.

Paul n’est pas de ce monde-là. . Paul est seul mais digne. Il trouve la consolation dans un dialogue très vivace avec les fantômes de son passé qu’il convoque le plus qu’il peut.
Ce livre fait du bien et rassure dans le flot des désillusions. Il est pourtant fort mélancolique et narre l’histoire d’une chute, mais ce qu’on retient, c’est la bienveillance humaniste, la tendresse humaine . L’humour est aussi présent dans ce livre.

Éditeur : L’Olivier (14 août 2019), ISBN : 2823615164

Les fleurs du lac de Christelle Angano

Mebrat est éthiopienne. Dans son village, on pratique encore l’excision. C’est contre cette tradition que la jeune femme, moderne et courageuse, va décider de s’élever en refusant de confier sa cadette à l’exciseuse. Comment réagira le village ?

 

 

 

« Dans le monde, une fillette es excisée toutes les dix secondes « 

En Éthiopie toutes les femmes sont excisées, c’est une coutume. On doit le faire.

Mais un jour, Mebrat refuse. Elle est excisée, sa fille aînée aussi mais pour cette deuxième fille ,Shoaye, elle ne veut plus de ce barbarisme. Elle veut que sa fille soit  une  femme à part entière. Elle refusera de remplacer sa belle – mère qui est l’exciseuse attitrée et qui va devoir arrêter après des années de travail .

« tu seras une femme fière et entière »
Non, on ne te coupera pas.
je n’ai pas eu ce courage pour ta sœur, je l’aurai pour toi. Je n’ai plus peur.»
 
« Les fleurs ne sont pas faites pour être coupées »

Son mari est à ses côtés. Le village va se liguer contre elle.  Ce sera long, mais elle luttera contre tous. Peu à peu d’autres personnes la suivront.

Shoaye  adulte, deviendra médecin. Elle proposera aux femmes mutilées  une reconstruction de leur intimité.

Un sujet malheureusement encore d’actualité de nos jours, que l’auteur aborde avec délicatesse ,  sans jugement, juste des faits.

J’ai aimé ce livre, le sujet est fort mais l’auteur a su nous plonger dans ce pays aux couleurs chatoyantes et aux odeurs de café grillé malgré le sujet du livre.

L’excision est un acte grave, il faut continuer à informer , et à faire prendre conscience qu’il peut être abandonné, le chemin sera très long…

Les fleurs du lac – Christelle Angano – ISBN : 9791093552866 Éditeur : éditions de la Rémanence (05/04/2019).

Lu en décembre 2019.

 

 

Loin de Alexis Michalik

Tout commence par quelques mots griffonnés au dos d’une carte postale : « Je pense à vous, je vous aime. » Ils sont signés de Charles, le père d’Antoine, parti vingt ans plus tôt sans laisser d’adresse. Avec son meilleur ami, Laurent, apprenti journaliste, et Anna, sa jeune sœur complètement déjantée, Antoine part sur les traces de ce père fantôme. C’est l’affaire d’une semaine, pense-t-il… De l’ex-Allemagne de l’Est à la Turquie d’Atatürk, de la Géorgie de Staline à l’Autriche nazie, de rebondissements en coups de théâtre, les voici partis pour un road movie généalogique et chaotique à la recherche de leurs origines insoupçonnées.

Alexis Michalik a décidément le goût de l’aventure : après le succès phénoménal d’Edmond, le comédien, metteur en scène et dramaturge couronné par cinq Molières, nous embarque à bord d’un premier roman virevoltant, drôle et exaltant.

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Vous souhaitez voyager, alors pas d’hésitation, lisez « Loin » de Alexis Michalik.

Un jour, Antoine reçoit une carte postale envoyée d’Autriche vingt-ans plus tôt et qui s’était perdue : elle est signée par son père, Charles, parti un jour sans laisser d’adresse il y a deux décennies. Sans en parler à sa mère ou à sa fiancée, il décide de partir à la recherche de son père, accompagné par sa petite sœur Anna, et par son meilleur ami Laurent.

Nos trois amis vont de pays en pays, de découvertes en découvertes. Partant de France, en passant par  l’Autriche, la Suisse, l’Allemagne, la Turquie….dans chaque pays, les intrigues se mêlent aux situations rocambolesques. L’auteur nous rappelle les faits historiques et l’Histoire qui se rattache à chaque pays visité.

L’écriture est vive, pleine d’humour. Je ne me suis pas ennuyée lors de cette lecture. Les personnages sont sympathiques, en recherche d’eux-même, c’est une quête identitaire en passant par leurs propres origines.

Alexis Michalik est acteur, metteur en scène et scénariste.

Loin, d’Alexis Michalik, 644 pages, Albin Michel, 22,90€, parution le 04/09/2019. Je l’ai lu en décembre 2019.