Salon du livre

Je suis peu présente sur le blog, je suis occupée non par des lectures, mais surtout à rechercher des livres pour le prix Reine Mathilde 2022.

Au salon du livre de Cheux, en Normandie, un prix littéraire est remis chaque année : Le prix Reine Mathilde.

Depuis mars dernier, je suis responsable du comité de lectures, je dois choisir les livres qui seront lus et pourront être sélectionnés pour le Prix. Nous sommes neuf lecteurs .

Les livres sont choisis suivant des critères particuliers, soit écrits par des auteurs normands, nés en Normandie ou y résidant depuis longtemps, soit l’histoire racontée se situe en Normandie.

J’ai dû choisir 10 livres que nous avons lus. En septembre nous avons délibéré et choisi 6 livres , parmi ceux-ci se trouve le lauréat 2021.

Il ne sera dévoilé que le 21 novembre 2021.

Pour le prix 2022, le livre doit être sorti entre juillet 2021 et juin 2022. Si vous êtes auteur et répondez aux critères demandés, n’ hésitez pas à me contacter à l’adresse suivante : prixreinemathilde14210@gmail.com.

Merci d’avance.

Voyage avec un âne dans les Cévennes de Robert Louis Stevenson

L’auteur souhaite traverser les Cévennes, il prépare ses bagages. Le jeune Stevenson n’est pas un grand aventurier, Son compagnon de route sera Modestine, une ânesse, qui portera son fardeau. Les débuts furent difficiles, il l’avait chargée de son bât et ses bagages . Il pestera souvent contre Modestine qui ne veut pas avancer. Il peste contre les locaux, (les Cévenols) ou contre la nuit , qui tombe trop vite.

Je vous prie de le croire, le gourdin ne demeurait point inactif. J’estime que chaque pas convenable que faisait Modestine doit m’avoir coûté au moins deux coups bien appliqués. On n’entendait d’autre bruit dans les alentours que celui de ma bastonnade infatigable. »

Peu à peu la complicité s’installe entre Robert Louis Stevenson et Modestine. Les paysages dévoilent leur beauté. Chaque soir, Stevenson relate sa journée, sur un petit cahier.L’auteur semble tombé sous le charme de la région et, vous l’imaginez, amoureux de sa compagne quadrupède. Stevenson décrit les guerres de religion sévissant dans cette région dans les années 1703.

La lecture est agréable, les lieux traversés empreints de poésie . J’ai eu l’impression de faire partie du voyage. sous la pluie, dans les sous-bois.

Robert Louis Stevenson a une plume alerte, parfois drôle.

Depuis 20 ans , une association fait la promotion de ce voyage pédestre et que tout au long du parcours emprunté par Stevenson, on voit fleurir sur les bars, boutiques ou restaurants un petit panonceau à son effigie.


On vend aussi des guides, des cartes détaillées ou des cartes postales présentant le parcours, une manière de mini chemin de Saint Jacques de Compostelle cévenol pour randonneurs amis des lettres.

Je l’ai lu en version numérique.

Voyage avec un âne dans les Cévennes de Robert Louis Stevenson.

Robert Louis Stevenson est un écrivain britannique né le 13 novembre 1850 à Édimbourg et décédé le 3 décembre 1894 dans l’archipel des Samoa. Disposant d’une santé fragile, il effectue de nombreux voyages, dont il saura s’inspirer lors de l’élaboration de ses récits comme Voyage avec un Âne dans les Cévennes (1879). Dans l’Angleterre victorienne, il devient rapidement l’un des nouvellistes et romanciers les plus réputés, notamment après l’édition de L’Île au Trésor (1883) et L’Étrange Cas du Docteur Jekyll et de M. Hyde (1886). 

Quatrième de couverture ;

Ce roman est le compte rendu à la fois nostalgique et espiègle de la randonnée qu’effectua Stevenson avec une ânesse obstinée dans les Cévennes en 1878. Tandis que l’animal réinvente, à mesure de sa fantaisie, le chemin du voyage, son maître se prend peu à peu aux joies de l’errance. Éloge de la lenteur et du goût pour l’inutile, Voyage avec un âne dans les Cévennes nous invite «à voir le monde comme une bohème non pas vraiment raffinée, mais glorifiée et pacifiée.» (Henry James)

John l’enfer de Didier Decoin

Un livre retrouvé dans mes livres et non lu, avant de m’en séparer, je voulais le lire.

Le roman débute par la chute d’un indien, pas une simple chute, il s’est écrasé au sol. Cet homme était laveur de carreaux d’un building à New York.

John l’enfer, le Cheyenne va le remplacer, il n’a pas le vertige. Il va laver les vitres des gratte-ciel. New-York a changé, la ville se délabre de jour en jour. Il le voit bien de là-haut.. Des immeubles sont laissés à l’abandon, d’autres se détériorent , les maisons ne sont plus entretenues. Les chiens partent vers les montagnes.

Après un léger accident, Cheyenne rencontre Dorothy Kaine à l’hôpital. Dorothy est une jeune sociologue, qui a perdu la vue temporairement. John est subjugué par cette jeune femme. John lui propose son aide et lui donne son adresse. Elle viendra accompagnée de Ashton Mysha, officier de marine, juif, polonais, retenu à terre pour des raisons de santé.

Ashton Mysha en a assez de la vie .

« Il faut se méfier des villes, ça vous assassine mine de rien. »

Trois figures, trois destins qui vont se croiser dans cette ville délabrée. Seul John, l’indien voit et comprend l’avenir qui se joue. L’apocalypse est là, et au milieu trois amours se font et se défont.

C’est un récit presque de science-fiction, déroutant, quasiment apocalyptique, écrit en 1977,

John l’enfer, c’est un roman de l’amour et du désespoir, de la différence du peuple indien , j’ai passé un bon moment .Une belle lecture et un coup de cœur littéraire.

Julien l’exhibé de Martine Gasnier

A propos de l’auteur : Martine Gasnier est née en Normandie. Docteur en histoire du droit, l’écriture a toujours accompagné sa vie. Après avoir collaboré à la réalisation de catalogues d’exposition ou de projets artistiques où se mêlent textes et œuvres visuelles, elle a entrepris une œuvre littéraire d’abord tournée vers la nouvelle puis le roman.Un prince mélancolique, son troisième roman, est paru à la rentrée littéraire 2020. Son premier roman (2018), L’Affaire Julie Clain, préfacé par Henri Leclerc, a reçu le Prix de Littérature 2020 des Lions clubs de Normandie. Itinéraire d’un révolté est paru en 2019. Son quatrième roman, Julien l’exhibé, est un véritable plaidoyer pour le respect de l’Autre différent.  ( Source ; Éditions Zinédi)

La préface du livre est écrite par Patrick Vincelet qui est professeur associé des Universités. Il a mené une activité d’enseignement et de consultant, après une formation littéraire et philosophique, se formant à la psychopathologie et à la psychanalyse. Élève de Deleuze, Tomkiewicz, Bettelheim et Jacques Lacan, bénéficiant de son éducation culturelle auprès de son père médecin-historien et sa mère philosophe, il a mené sa carrière avec la passion de la Transmission et du combat pour reconnaître la différence comme source de richesse entre les hommes.

Mon avis :

Nous sommes en Normandie, dans le Perche, à la fin du XIX siècle, dans un monde rural et pauvre. Un enfant est attendu dans le foyer d’Eugénie et Joseph. Cet enfant semble se développer normalement , après sa première année, le médecin a remarqué que l’enfant n’avait pas grandi .

Julien souffrait d’une maladie qui atteignait les os. Aucun traitement n’était connu.

Eugénie fut affectée par ce diagnostic. Il appartenait à la catégorie des nains. Son aspect était tout à fait harmonieux. L’explication de ce défaut de croissance fut associée à maintes raisons. Julien continua son chemin de vie, alla à l’école. Il fut le souffre-douleur de bon nombre d’enfants. Ils l’avaient baptisé « le nain« . Seule la maîtresse fut bienveillante, elle lui apprenait les lettres de l’alphabet. Elle prenait soin de lui. Ce temps fut pour Julien une période heureuse. Puis la maitresse fut emportée par une maladie.

Dès lors pour lui rester fidèle, il décida de ne plus aller à l’école .

Peu à peu il s’installa dans l’oisiveté, puis les année passèrent. Il fut appelé comme les autres pour effectuer ses classes.

Quelques semaines plus tard circulait une carte postale qui titrait  » le plus petit conscrit de France ». Julien avait évincé tous ces camarades à son profit, ils n’étaient plus que des figurants.

A partir de ce jour-là , la vie de Julien changea, il avait été remarqué par Oscar Mauclair, imprésario.

Martine Gasnier évoque la différence et démontre que tout individu a droit au respect des uns et des autres.

J’ai aimé suivre l’histoire de Julien, aussi cruelle soit-elle. L’auteur exploite bien ce genre, et montre bien la cruauté des individus, face à un être « différent ».

Depuis la fin du XXe siècle, des associations se constituent dans plusieurs pays pour favoriser les liens sociaux entre personnes naines (rencontres, information), ou bien pour travailler à la promotion et la défense des droits des personnes naines. Certaines associations militent pour la reconnaissance du nanisme comme handicap, en raison notamment d’un environnement moderne inadapté aux individus de petite taille.

Julien l’exhibé – Martine Gasnier – EAN : 9782848592244
160 pages
Éditeur : Zinedi (27/05/2021)

Transchaco de Alain Keralenn

Je remercie NetGallay et les Éditions Publishroom pour ce partenariat

Partons avec Julien au Paraguay, cela ne sera pas un voyage de courtoisie.

Julien Lescoat est assistant dans une vente aux objets pré-colombiens, la vente qui devait avoir lieu dans la salle des ventes, n’aura pas lieu. » La vente de pièces pré-colombiennes est suspendue jusqu’à vérification de leur provenance. » Le commissaire-priseur va devoir informer chaque collectionneur que la vente est annulée.

Julien fut affecté de cette non-vente. Pour lui, c’était un manque à gagner, il avait préparé cette vente minutieusement. L’argent qu’il recevait, lui permettait d’améliorer son quotidien.

Il est contacté par un mécène, Gérard de Lumiel qui lui propose un marché, partir en quête de l’El Dorado, d’un trésor caché, de savoir l’origine de ces objets. Julien fut surpris par cette proposition.

Pourquoi moi ?

Mais vous êtes historien, ethnologue, connaisseur des civilisations pré-colombiennes.

Julien part donc au Paraguay, pour le Chaco et la ville de Filadelfia

Grâce à ses habitants, Julien va découvrir les tensions profondes entre les Ayoreo, dont les peuples nomades ont des coutumes différentes de la population « civilisée », et les nouveaux riches qui souhaitent s’approprier leur territoire pour le travail de la terre et l’exfiltration de matières premières. Les Amérindiens se réfugient dans les forêts de Chaco.

Dans le Chaco, la vie n’est pas simple. De nombreuses communautés sont présentes, mais elles ne vivent pas vraiment ensemble. Julien va être confronté à des personnes différentes, ayant parfois des idées complétement opposées. Il va devoir être prudent dans ses agissements. Il est dans ce pays comme un chercheur en ethnologie pour sa thèse universitaire.

Gérard de Lumiel ne semble pas lui avoir tout révélé. Quand il rencontre un des habitants de ce lieu, chez lui, il semble reconnaître le mécène, est-ce vraiment possible ? Julien essaie d’en savoir plus, mais Gérard de Lumiel ne lui dévoile rien de sa vie passée. Julien se sent manipulé mais ira au bout de sa mission.

Sa vie sera tumultueuse jusqu’à ce qu’il revienne en France.

J’ai aimé découvrir une autre culture, à travers ce pays que je ne connaissais pas. Le dépaysement est assuré. L’auteur nous livre là un roman d’aventure, mêlé d’un soupçon d’enquête policière.

Alain Keralenn a mené une carrière diplomatique. A travers ses voyages et missions, il a parcouru les cinq continents.La croisière d’ultime espérance (paru aux éditions France-Empire en janvier 2012) est son premier roman.

Alberède et le roi de Claire Ruelle

Ce livre clôt une trilogie, mais peut se lire indépendamment.

Alberède est la fille d’un seigneur normand et d’une noble saxonne, elle a épousé Hugues de Montmirel, vassal de l’Évêque don de Bayeux. Elle accueille le roi, avec tout le faste qui lui est dû.Hugues est parti en 1096 à la première croisade, en compagnie de Robert Courteheuse, fils de Guillaume le Conquérant et duc de Normandie. Il ne reviendra pas..

De nombreuses batailles se livrent en ces temps moyenâgeux.

Alberède prend le pouvoir, elle combat aux côtés des hommes. Elle est très avant-gardiste, elle s’impose. Elle est aussi très féministe, elle ne supporte pas qu’une femme soit dévalorisée. Une femme doit recevoir le même salaire qu’un homme pour la même tâche.

Elle est souvent placée au premier plan, chevauchant sur les routes. Elle brave les batailles lors de la prise de Bayeux ou autre endroit prestigieux. Le roi aimerait qu’Alberède accepte de l’épouser. Elle ne le souhaite pas, elle ne veut pas être dans l’ombre du roi, ou soumise. Elle est une femme libre et souhaite le rester pour le moment. Elle lui indique une autre solution, le roi l’acceptera -t-il ou non ?

Claire Ruelle retrace la vie de l’époque, nous entraîne à voyager dans ce temps du Moyen-Age. Le fil historique est authentique. Il gravite autour d’Alberède des personnages imaginaires. Un glossaire est indiqué en fin de livre.

Je ne regrette pas ma lecture, j’ai juste été perturbée par les nombreux noms. Ce livre est dans la sélection du Prix Reine Mathilde 2021.

Alberède et le roi – Claire Ruelle – Éditions Corlet – ISBN : 9782847067415

Le pèlerinage d’Overlord de Francis La Carbona

Le titre est évocateur de l’histoire qui va se dérouler en Normandie.

Le mois d’Avril est sur le point de tirer sa révérence , tout le village est poisseux d’une humidité ambiante qui s’insinue partout, donnant la sensation, que l’hiver ne cédera pas sa place.

L’anniversaire du D-Day approche , ce jour mémorable où deux êtres vont se rencontrer, ou plus exactement se retrouver, Barbara, infirmière et Matthias, le soldat. Ils se sont déjà vus mais ne se reconnaissent pas. Ils ont combattu chacun à leur façon. Ils se confient peu à peu, se dévoilent et évoquent ces années de guerre. Matthias, le blessé et Barbara qui l’a soigné , sans savoir qui il était .

C’était la destinée de tous ceux qui se sont rencontrés le temps d’une blessure.

Les émotions affluent, 40 années ont passé. L’amour s’était invité mais la guerre avait séparé ces deux êtres.

La guerre est là, elle est la toile de fond du récit. Les faits de guerre sont relatés à petite dose. La peur, la résistance sont présentes. L’écriture est riche, un vocabulaire adapté, une poésie omniprésente dans les mots. Les mots sont choisis, l’écriture est maîtrisée. Les recherches historiques sont fondées.

Je fus agréablement surprise, j’ai aimé ce livre. Je l’ai lu en peu de temps en numérique, puis suis revenue sur la version « papier ». Je me suis imprégnée des mots. J’ai arpenté les rues de Colleville- Montgomery, ressenti la joie et la peine aux côtés de Barbara et de Matthias.

Ce livre est sélectionné, il est en lice pour être le Prix Reine Mathilde 2021. Il sera lu par le comité de lecture.

Le pelerinage d’Overlord – Francis La Carbona – 5sens éditions – ISBN : 9782889492398

Quatrième de couverture :

1984, dans le petit village bas-normand de Colleville-Montgomery, une succession de circonstances réunit une femme et un homme qui ont eu vingt ans pendant le deuxième conflit mondial. Quarante ans ont passé depuis le D-Day, Barbara et Matthias vont s’immerger dans “leur” guerre à l’occasion de la première célébration internationale du Jour le plus long. Commence alors un vertigineux plongeon dans une tranche d’existence où se côtoyaient les abnégations, les trahisons, les amours ; les résistances et les renoncements aussi. Comme tous ceux qui en ont réchappé, ils ont pris des virages et des directions qu’ils n’avaient pas prévus. Empêtré à jamais dans son secret, le bien vieux Baptiste va être l’involontaire cheville ouvrière d’une extravagance du destin. Quelque chose comme l’appendice d’une histoire mise entre parenthèses pendant quatre décennies.

Betty de Tiffany MacDaniel

On était en 1961 et j’avais sept ans quand Maman a dit qu’elle voulait rentrer chez elle. Chez elle, c’était l’Ohio, c’est là qu’étaient ses racines.

Dans ce récit inspiré de la vie de sa mère, l’autrice nous raconte l’histoire de Betty, petite fille métis, née en 1954 aux États-Unis d’un père Cherokee et d’une mère blanche . L’histoire s’étale de 1909 à 1973. Elle raconte son enfance, son adolescence avec ses non-dits, rêves , ses peurs et ses bonheurs.

Les parents de Betty ont beaucoup déménagé, et reviennent dans leur région natale, l’ Ohio. Ils s’installent avec leurs six enfants,dans une maison qu’il va falloir retaper.

Betty est très proche de son père, il la surnomme  » la petite indienne « . Ce père s’occupe beaucoup de ses enfants, il leur transmet l’amour de la nature. Il leur conte souvent des histoires , il évoque les mythes cherokees Il a des qualités d’herboriste et son savoir est reconnu.

La mère est une femme instable et pas toujours bienveillante envers ses enfants. Betty grandit dans un univers plutôt hostile, victime de sexisme, de racisme car elle a la peau brune, et de moqueries car elle est pauvre.

Elle est très observatrice , elle voit et comprend beaucoup de choses. C’est dans l’écriture , dans-l’amour de son père, et les traditions qu’il lui a transmises qu’elle va puiser la force de survivre aux drames qui frappent sa famille, nourris de violence, de noirceur humaine et de non-dits. Elle cherchera dans l’écriture le sentiment d’accomplissement de soi .

L’auteur a une écriture poétique, mélancolique. les derniers chapitres sont émouvants.Le style est puissant et laissant chaque émotion s’installer durablement en nous.

Ashanti : Le Maître des Bois Sacrés de Marie-Christine Boni

Merci à Marie-Christine Boni pour l’envoi de ce livre.

Le Maître des Bois sacrés désigne le Léopard, symbole totémique du Pouvoir suprême détenu par l’Ashanti-héné : souverain de la Confédération Ashanti et véritable Dieu sur Terre.

En route pour l’Afrique, et plus exactement au Royaume de Koumassi, en Côte-de-l’Or (actuel Ghana), à la fin du XVIIème, début XVIIIème siècle. Nous allons suivre l’histoire d’Osséi Toutou , un futur roi, mais le sera-t-il ? Contraint à l’exil durant treize longues années, après son aventure amoureuse avec la nièce du roi de Dinkira. Le chemin pour accéder au trône est semé d’embûches. Osséï choisit la sagesse. Mais d’autres convoitent ce trône . Osséï devra affronter les forces du Mal, parviendra -t-il au trône ?

Ce livre nous fait revivre l’époque des grands royaumes Africains. Marie-Christine Boni ne se contente pas de raconter l’histoire de ce futur roi. Elle a introduit dans son récit toutes les traditions ancestrales de ce peuple, en y mêlant la haine, la cruauté, le sang . Elle nous fait revivre les fastes de ces grandes civilisations d’Afrique.

Je ne connaissais pas du tout l’Histoire de l’Afrique, j’ai suivi le fil de ce livre sans problème. J’ai cherché à en savoir plus sur ce peuple.

J’ai surtout admiré l’écriture de Marie-Christine Boni Elle présente un réel talent d’écrivain, ses mots sont choisis, son écriture est fluide et maitrisée. Son humour est bienveillant, ses recherches historiques sont fondées.

Je recommande ce livre, mais âmes sensibles s’abstenir.

Ce livre est auto-édité – Il est sorti le 28/02/2019 – EAN : 9782956718901 – 350 pages