Abîmes de Sonja Delzongle

Janvier 1999. Viktor Mendi, un homme d’affaires, et son épouse s’écrasent avec leur avion de tourisme dans le massif pyrénéen du Mont-Perdu, à la frontière franco-espagnole.
Vingt-quatre ans plus tard, leur fils, Antoine, arrive dans la région. Auparavant en fonction chez les chasseurs alpins, il vient d’obtenir sa mutation dans la gendarmerie du village natal de son père.
Très vite, sa supérieure, la redoutable capitaine Elda Flores, comprend que sa nouvelle recrue lui cache quelque chose. Quel secret obsède Antoine ? D’où lui vient cette défiance envers les habitants du village ? Quels liens entretient-il avec la communauté qui vit en autarcie dans la forêt voisine, et notamment avec .la mystérieuse Miren ?
Lorsqu’un berger découvre dans son pré sept bonhommes de neige disposés autour du message « Ont vous auras », tracé dans la poudreuse, le village est saisi d’effroi.

Après une année d’absence, elle était enfin revenue se nichant partout dans la vallée de ces Hautes-Pyrénées. La neige. Lourde, compacte, dense, de la belle poudreuse.

Une ambiance dans le froid voilà ce que nous propose Sonja Delzongle dans son dernier roman  » Abimes  » , dès les premières pages elle nous glace le sang. . Ce coin des Pyrénées n’est pas fait pour les âmes sensibles.

Janvier 1999 Viktor Mendi, un homme d’affaires et son épouse s’écrasent avec leur avion de tourisme dans le massif pyrénéen du Mont-Perdu. Vingt-quatre ans plus tard, un berger découvre un cercle de bonhommes de neige accompagnés d’un message malveillant .
En même temps, leur fils Antoine, arrive dans la région, muté dans la gendarmerie du village, pour enquêter sur la mort de ses parents.

Nous sommes dans la montagne . Si la neige est blanche, les personnages qu’elle a mis en scène ne le sont absolument pas. Au Mont-Perdu il y a le village et à côté vit une communauté en totale autarcie dans la forêt . Tous ont des secrets et sous la neige sont ensevelis des secrets, et peut-être aussi des cadavres. L’intrigue est glaciale.

Le lecteur vit au gré des aventures, il va de péripétie en péripétie. Les chapitres courts s’enchaînent, l’écriture est maîtrisée et tellement addictive.L’auteur nous entraîne au bord de ces « Abîmes » où chacun risque de tomber.

Sonja Delzongle attache toujours autant d’importance à la nature et à l’écologie, thèmes forts que l’on retrouve dans chacun de ces thrillers.

Ce fut un bon moment de lecture.

Je remercie vivement l’Opération Masse Critique de Babelio et les Éditions Denoël pour ce partenariat.

Abîmes – Sonja Delzongle – EAN : 9782207163788- Denoël (16/02/2022)

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°24]


L’horizon d’une nuit de Camilla Grebe

N’ayant pu obtenir le livre numérique, j’ai demandé le livre audio, je remercie NetGalley et les éditions Audiolib d’avoir répondu à ma demande. Deux voix vont se succéder tout au long du livre, celle de Marie Bouvier et celle de Philippe Spiteri.

Dans sa grande maison aux abords de Stockholm, Maria aime sa famille recomposée avec son nouveau mari Samir, son petit Vincent, si fragile et attachant, et sa splendide belle-fille Yasmin, qui couvre ce dernier d’amour.
Par une terrible nuit d’hiver, Yasmin disparaît près de la falaise, mais aucun corps n’est jamais retrouvé.
Bientôt, tout accuse Samir. Après tout, n’avait-il pas une relation conflictuelle avec sa fille ?
Maria ne peut y croire, mais petit à petit, le doute l’envahit… Les inspecteurs Gunnar Wijk et Ann-Britt Svensson sont chargés de l’enquête. Jamais faux-semblants et mensonges n’auront autant régné.

Camilla Grebe revient avec un nouveau roman policier, qui met en scène plusieurs personnages, Maria et son fils ,Vincent garçon trisomique et Samir et sa fille Yasmin, une famille recomposée . Chacun mène sa vie. Ils habitent tous dans la maison de Maria, en banlieue de Stockholm . Un soir d’hiver, Yasmin ne rentre pas, elle disparaît au bord d’une falaise, l’inquiétude est là . Tout accuse Samir, son père de l’avoir tuée, mais aucune trace de son corps. Elle avait des rapports conflictuels avec lui.

L’auteur nous livre alors trois versions des faits, chacun avec son ressenti. Mais chacun raconte des histoires, pour qui, pourquoi ? Chacun ment , a -t-il peur de la vérité ? Seul Vincent, l’enfant trisomique dit sa vérité, telle qu’il la voit, il ne cache rien.

La construction est intéressante, on est en plein drame familial, chacun cache quelque chose, Progressivement, je vais être prise au jeu, qui est le coupable ? On va de surprise en surprise, et la fin est bluffante.

Encore une belle découverte que ce dernier livre de Camilla Grèbe. Un livre qui aborde les préjugés racistes et leurs conséquences. Comme souvent avec Camilla Grebe on retrouve la thématique des violences faites aux femmes mais aussi ici du racisme, de la religion qu’elle aborde avec justesse .J’ai aussi apprécié que le père soit français d’origine arabe, c’est suffisamment rare dans les polars nordiques pour être noté. La fin reste bien amenée et la vérité douloureuse. Je vous souhaite une bonne lecture.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°23 ]

Canicule sanglante de Pierre Guinot-Delery

D’abord il y a un emballement du thermomètre qui culmine maintenant à presque 43 degrés le jour et se maintient à 25 ou 26 degrés la nuit. Impossible de trouver le sommeil dans cette atmosphère moite et pesante.

La ville de Caen suffoque sous l’effet d’un épisode caniculaire. Un matin, le corps du vice-président de la chambre de commerce, et chef d’entreprise est retrouvé mort devant le palais de justice. La victime a souffert, elle n’a pas été torturée, mais a souffert d’un manque d’eau pendant 48h puis a été tuée.

Le commandant Marion Metayer et son équipe sont chargés de l’enquête. elle a peu de moyen pour effectuer cette enquête et surtout peu d’homme . Comme si un meurtre ne suffisait pas, voici un deuxième corps, quatre jours plus tard, celui d’un sénateur. Que se passe-t-il à Caen ? Les esprits s’échauffent. Avec ce deuxième meurtre, des effectifs supplémentaires sont accordés. Les meurtres vont-ils se succéder ? Tous les moyens et toutes les pistes vont être exploitées pour les résoudre. Un seul homme a commis ces meurtres avec une même arme.

Marion est sur le qui-vive, cette jeune femme aux nuits tourmentées, ne sait plus à qui se fier. Elle pense souvent à son père, ancien policier, atteint de la maladie d’Alzheimer, qui ne peut plus l’aider. Elle doit mener à bien cette enquête.

Écrit dans un style agréable, l’enquête est bien menée, avec des rebondissements. Chaque chapitre débute avec un petit tableau jour, heure, température pour nous indiquer la canicule du jour. J’ai suivi avec intérêt les protagonistes. Quelques passages de texte sont écrits en italique pour transmettre les pensées du tueur.

Un bon moment de lecture

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L’auteur ; Né en 1949, il vit sa retraite en Normandie, Pierre Guinot-Deléry a effectué toute sa carrière dans la haute fonction publique dont la direction générale des services à la mairie de Paris. Il a aussi exercé pendant 12 ans dans le corps préfectoral. Il a notamment été préfet de police à Lyon et préfet du département du Lot. Il est l’auteur de 8 ouvrages (essais et fictions). Canicule sanglante est son deuxième polar.

Canicule sanglante – Pierre Guinot-Delery – Éditions de la Gronde – 07/02/2022 –

EAN : 9791097052232 – 264 pages

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Quatrième de couverture :

Le réchauffement climatique augmente-t-il les risques de passages à l’acte meurtriers ?
La ville de Caen suffoque sous l’effet d’un épisode caniculaire d’une intensité inédite. Dans cette lourde atmosphère assortie de graves perturbations de la production d’électricité, l’assassinat à quatre jours d’intervalle d’un chef d’entreprise en vue, puis d’un sénateur, sème parmi la population locale un émoi considérable qui s’étend à tout le pays.
L’enquête est confiée à Marion Métayer, commandant de police judiciaire. Avec son équipe, elle doit à la fois supporter des températures extrêmes, contenir les pressions politiques dont elle est l’objet et trouver les raisons qui poussent un tueur déterminé à poursuivre sa vendetta jusqu’au bout.
Avertissement : L’atmosphère de Canicule sanglante n’épargnera ni les frissons ni les sueurs froides au lecteur, plongé dans une ambiance implacable où chacun défend sa part de pouvoir…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°22 ]

« Jézabel » de Irène Némirovsky

Dans le cadre du Mois de l’Europe de l’Est d’Eva, Patrice et Goran , j’ai choisi de lire ce livre d’Irène Némirovsky, « Jézabel « .

Le roman débute au tribunal par le procès d’une femme accusée d’avoir tué . Dans la nuit du 24 au 25 décembre 1934 Gladys Eysenach a tiré à bout portant sur Bernard Martin , 20 ans, étudiant en lettres. Dans la première partie du roman, nous suivons le procès de cette femme, dont nous savons peu de chose. On la découvre à partir des témoignages des personnes venues à la barre. Elle a reconnu l’avoir tué mais est resté muette sur la raison. Elle a peur du scandale .

La deuxième partie est un flash-back des années passées et les causes de ce crime.

On revient sur les premières années de la vie de l’accusée. Gladys Eysenach est née à Santa-Paloma,aux confins du Brésil et de l’Uruguay. Elle a vécu sans son père. Elle a beaucoup voyagé, puis finalement s’est installée en France en 1928. Elle est obsédée par son apparence et la jeunesse. Elle aime être courtisée par les hommes, ne dévoile jamais son âge. Elle n’accepte pas son vieillissement. Elle ne peut qu’être belle !!. Elle a eu une fille qu’elle néglige.

Gladys est une femme imbue de sa personne, égoïste. Elle souhaite détourner le cours du temps de son destin. Cette Jézabel ne convoite pas seulement le regard des hommes. Elle veut surtout rester jeune, et trouve toujours une justification à tous ses actes.

Irène Némirovky nous dépeint une femme de son temps. Dans la Bible, Jézabel , c’est la séductrice, la femme d’Achab, roi d’Israël, et l’exemple même de l’influence – mauvaise – d’une femme sur son mari. Cruelle et méchante, elle ne recule devant rien, et la séduction est son arme la plus terrible.

La Jézabel de Irène Némirovski nous semble de moins en moins sympathique au fur et à mesure que se déroule son histoire. Gladys en effet veut attirer toutes les adorations et pour cela elle est prête à sacrifier son enfant et à détourner le temps. Ne l’a t-elle pas fait ? Elle est toujours hantée par la vieillesse.

« Ce désir de plaire, d’être aimée, cette jouissance banale, commune à toutes les femmes, cela devenait pour elle une passion, semblable à celle du pouvoir ou de l’or dans un cœur d’homme, une soif que les années augmentaient et que rien, jamais, n’avait pu étancher complètement. »

Irène Némirovsky saisit, d’une écriture fluide un portrait de femme , que l’on voit évoluer mais qu’on ne peut pas comprendre.

Ce n’est pas le premier livre que je lis, mon impression de lecture est mitigée. J’ai trouvé beaucoup de longueurs tout au long du récit.

Je l’ai lu en numérique, téléchargé sur Bibebook.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°21 ]

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Glen Affric de Karine Giebel

Il y avait longtemps que je n’avais pas été aussi happée par un roman, plus de 700 pages.

Une couverture qui attire l’œil, un lieu Glen Affric , est une vallée écossaise située dans les Highlands, à l’ouest de Loch Ness. Un endroit qui permet à l’autrice d’insuffler une part de rêve au sein d’un thriller psychologique.

@Wikipedia

Trois histoires vont s’entrecroiser. Il y a Léonard, dit Léo le triso ou Léo le bâtard, appelé ainsi par les collégiens, dont il est le souffre douleur. Il se fait constamment racketté mais ne dit rien.. Et pourtant il a une force herculéenne. Son frère qu’il ne connaît pas encore, Jorge Mathieu qui est en prison depuis 22 ans, pour des meurtres qu’il n’a pas commis. Puis Angélique, une jeune femme, séquestrée par son oncle depuis le décès de ses parents.

Mona est la maman courage. Elle gère au jour le jour. Elle sait bien que le quotidien de son « grand  » ne doit pas être facile tous les jours. Elle ne s’apitoie pas sur son sort, son mari s’est pendu car il n’en pouvait plus. Mais elle est toujours là, elle est présente à côté de Léo. Elle aime lui raconter comment elle l’a trouvé. Léo en fait un leitmotiv , et quand il ne va pas bien, il reprend le récit de sa découverte.

Glen Affric,. une carte postale envoyée à Mona par Jorge, il y a 16 ans, ne quitte pas Léonard. Glen Affric peut être aussi des étincelles de bonheur qui viendront..

J’ai vibrée aux côtes des différents personnages J’ai eu peur avec Léo. J’ai aimé Mona et Jorge, ce grand frère tombé du ciel. vu la cruauté des humains , que ce soit dans le milieu carcéral ou ailleurs. J’ai eu peur avec Angélique, proie facile pour son oncle.

J’ai tellement espéré un monde meilleur pour eux. La plume de Karine Giebel est acérée, tranchante, mais elle offre aussi des moments de douceurs.

Je vous recommande cette lecture.

Quatrième de couverture ;

Je suis un idiot, un imbécile, un crétin. Je n’ai pas de cervelle »
Léonard se répète ce refrain chaque jour et chaque nuit, une suite de mots cruels qu’il entend dans la cour, dans la rue. Son quotidien.
« Léo le triso. Léonard le bâtard. »

Léo n’est pas comme les autres et il a compris que le monde n’aime pas ceux qui sont différents.
Alors ce qu’il aimerait lui, parfois, c’est disparaître.
Être ailleurs. Loin d’ici. À Glen Affric.
Y rejoindre son frère qui est parti en Ecosse et n’en est jamais revenu. Un jour, lui aussi ira voir les cascades, les lacs, les vallées plantées de grands pins majestueux. En attendant, il accepte, et subit ce que ses harceleurs lui infligent. Mais jusqu’à quand ? Car si Léonard est une proie facile et résignée, tout être humain a ses propres limites…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°20 ]

Le Promeneur sur le Cap de Mike Martin

Un dépaysement total, je découvre sur NetGalley ce livre, envie d’ailleurs en ce moment…Je vois après que ce livre est le premier de la série mystère du Sgt Windflower se situant à Terre- Neuve.

Même dans une vie ordinaire, les choses les plus extraordinaires peuvent se produire.

Elias Martin sort chaque matin, quelque soit le temps. Il aime sa promenade quotidienne depuis que sa femme n’est plus. Mavis Emberley se fiait à Elias, le temps de sa promenade, elle mettait sa soupe à cuire, et quand Elias revenait, sa soupe était cuite. Mais un jour, la soupe a brûlé. Elias ne revint pas.

Il fut retrouvé mort dans ce lieu qu’il aimait tant. AVC ou crise cardiaque , ces raisons furent évoquées. Une autopsie fut pratiquée, et là le médecin légiste découvrit que ce n’était pas une mort accidentelle, qu’elle avait été provoquée.

Qui parviendrait finalement à dénouer le mystère du Promeneur du Cap ?

Le Sergent Winston Windflower de la Gendarmerie royale du Canada, aidé de Eddie vont devoir trouver le ou les coupables de cette mort.

D’un côté on assiste à l’enquête avec ces divers rebondissements, et de l’autre la vie de ce Sergent est livrée peu à peu.Le Sergent se souvient de sa formation. Il pensa aux rudiments d’une enquête de meurtre. Le motif, le moyen et l’opportunité en étaient les clés. L’autopsie fut réalisée et le légiste déclare cette mort suspecte.

Ce livre relate de la vie des des habitants de Terre-Neuve sur leur île. Ces habitants partagent des secrets et ne souhaitent pas qu’un étranger vienne les déranger. Le Sergent Windflower est indien, arrivé depuis peu sur ce lieu.

Ce livre n’est pas pour les adeptes de thriller. Si vous aimez les romans policiers non sanguinaires, ce livre est pour vous !

Ce livre est agréable à lire, je remercie NetGalley et l’auteur, Mike Martin pour ce livre mis à disposition; et les éditions Babelcube Inc.

EAN : 9781667418599
276 pages
Babelcube Inc. (15/01/2022)

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°19 ]

L’oiseau qui avait le vertige de François Cérésa

Je fus attirée par la couverture, le titre et le résumé. Nous sommes en France, à la pointe du Grouin, à l’Hôtel des Flots. thalasso , et spa .L’histoire se passera en huit clos, elle débute par le meurtre sordide d’une femme dans le cellier de cet hôtel . Nous apprenons qu’il s’agit de Jessica qui a disparu depuis deux jours.

Emir Karlovic arrive à l’hôtel, il se trouve tout de suite confronté à un crime bien qu’il ne soit pas en cause.

De nombreux personnages vont se succéder, beaucoup trop nombreux. Leur langage ne varie pas trop, il est grossier. Les personnages sont caricaturaux à l’extrême, pas du tout crédibles.

À l’adjudante Chanal et au commandant Robès de trouver le coupable avec les acteurs de ce Cluedo, confinés sur leur rocher par une soudaine pandémie.

La pointe du Grouin, c’est le bout du monde.

Le titre était accrocheur, la couverture aussi, l’intrigue est intéressante mais les propos tenus et les personnages antipathiques n’ont pas retenu mon attention.

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Merci à NetGalley et aux éditions de l’Archipel pour ce partenariat.

Quatrième de couverture :

Un îlot en pleine mer, à moins d’un mille de la pointe du Grouin. Sur cet éperon rocheux, l’Hôtel des Flots, thalasso et spa pour clients haut de gamme.
Emir Karlovic, ancien des services spéciaux, y pose son sac pour un séjour d’une semaine. Dans ce sac, un arsenal : un 44 magnum et un colt Cobra. Lors de son premier repas avec les pensionnaires, une employée de la résidence disparaît : la rousse et sulfureuse Jessica.
Parmi les suspects : Mme Desmoulins, l’accorte propriétaire des lieux. Le vindicatif docteur Billaud et sa femme, adepte du pouvoir magique des pierres. Francis et Alexis, un couple d’antiquaires adonnés à la culture physique. L’ex-ministre Barras qui lorgne sur Mehdi, le garçon de bain. Auguste Carrier, l’écrivain bien-pensant. Marcus, ex-maquereau marseillais. César et Monique Vadier, alias Moby Dick. Yann, le cuisinier siffloteur. Et puis Narcisse Blanc, discret employé d’agence immobilière… qui disparaît à son tour.
À l’adjudante Chanal et au commandant Robès de s’amuser avec les figurines de ce Cluedo, confinés sur leur rocher par une soudaine pandémie. Tout finira par un banquet bien arrosé…
Portraits aux petits oignons et meurtres patiemment mitonnés : le premier suspense de François Cérésa subvertit le genre avec délices.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°18 ]

Le dernier chant de Sonja Delzongle


« Je les entends chaque matin, à la même heure. Leurs pépiements. Leurs bruissements d’ailes. »

Tout débute par l’histoire d’un bruit que l’on nomme le Hum, les hommes en sont perturbés, et les animaux aussi.

Automne 2021, un mal inexpliqué provoque la mort de divers animaux, que ce soit au Québec, au Congo, en France ou dans le Grand Nord . Tous ont les mêmes symptômes, prostration, larmes de tristesse et chant de détresse. Shan , virologue à Grenoble, enquête. Elle nous entraîne sur le Saint-Laurent, au Québec, à la rencontre de la baleine à bosse et d’autres cétacés qui meurent de façon inexpliquée.

Elle se rend ensuite au Congo, où le même désarroi règne. Les soigneurs d’animaux ne comprennent pas. Les singes meurent peu à peu, sauf un que le mal n’a pas atteint. La scientifique sur place, lui indique que celui-là est sourd. Shan en déduit que les sourds ne seraient pas atteints par ce mal étrange.

Non seulement, les animaux meurent, mais des phénomènes climatiques se propagent.

Sonja Delzongle nous propose un thriller glaçant , peur, frissons, violences, mort. Le suspens est garanti, de nombreux rebondissements. L’amour est aussi présent, il peut être aussi dévastateur . Quel message veut nous livrer l’auteur ?

Il n’est pas seulement scientifique mais il est question de l’Homme, le meilleur avec la recherche, , la force du pouvoir absolu ainsi que de l’avenir de notre planète avec le dérèglement climatique, écologie, environnement, existence.

De nombreuses réflexions nous assaillent à la lecture de ce thriller. « Le dernier chant » est un cri une complainte adressée aux habitants du monde devenus aveugles au sort infligé à la planète.

J’ai apprécié l’enquête menée par Shan. J’ai aimé l’écriture fluide de Sonja Delzongle. J’espère que son cri ne restera pas sans réponse. Nous sommes tous concernés, pour la sauvegarde de notre Terre.

Auteur : Sonja Delzongle Genre : Thriller Editeur : Denoël Collection : Sueurs froides Date de sortie : 31 mars 2021  ISBN : 2207161765  EAN : 9782207161760

Quatrième de couverture :

Et si les animaux n’étaient que de malheureuses sentinelles… »
C’est le bruit, qui tue. Le dernier chant. Il apporte la mort. »
Telle est la prédiction de la vieille Innu devant l’immense cimetière qu’est devenu le fleuve Saint-Laurent en ce matin d’août 2021. A perte de vue, des marsouins, des bélugas, quelques orques, flottent le ventre en l’air. Une hécatombe sans précédent.Deux mois après, dans une réserve du Congo, les gorilles succombent eux aussi à un mal inexpliqué. Et, chose stupéfiante, les survivants, prostrés semblent pleurer… Quel lien entre ces phénomènes qui se multiplient dans le monde ? A qui profite la disparition de ces êtres vivants ? C’est ce que se demande Shan, chercheuse à l’Institut de virologie de Grenoble, en découvrant le dossier déposé sur son bureau par un stagiaire.La voilà décidée à mener l’enquête, seule. Mais déjà, des yeux la surveillent, quoi qu’elle fasse, où qu’elle s’envole… Et à l’approche de la vérité, Shan mettra en jeu non seulement ses convictions, mais aussi sa propre vie. Entre peurs ancestrales et angoisses de fin du monde, une plongée vertigineuse aux confins de l’humanité. Un thriller intense et bouleversant.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°17 ]

Là où chantent les écrevisses de Délia Owens

Il y a longtemps que je voulais le lire, mais n’ayant pas réussi à l’avoir en livre. Je l’ai écouté, un véritable plaisir.

Un immense coup de cœur pour cet hymne à la vie et à la différence et surtout à faire vibrer par les sensations et les végétaux qui sont dans le marais. C’est lui le véritable héros de cette fresque fantastique et de celle par qui l’histoire se répand. Une véritable pépite à écouter ou lire.

Le livre débute par la découverte du cadavre de Chase Andrews, jeune adulte du pays, dans le marais côtier d’une ville de Caroline du Nord. le shérif soupçonnant un meurtre, une enquête est ouverte. Deux récits s’entremêlent: l’enquête policière d’un côté, et l’histoire de Kya de l’autre


Kya, nommée la Fille des Marais, vit seule dans une cabane, abandonnée par les siens à l’âge de six ans. Sa mère, Ma est partie, n’en pouvant plus d’avoir à ses côtés un homme alcoolique et violent. Elle laisse deux enfants, mais Jodie, le frère de Kya part aussi. Elle reste seule avec son père . Peu de temps après, le père partira aussi.

Kya se construit jour après jour, en observant la nature. Elle apprend la vie, elle n’oublie pas les oiseaux à qui elle donne à manger chaque jour. Kya est seule. Grande observatrice de la nature, très créative elle consigne ses observations, collectionne plumes et coquillages et peint avec précision son milieu de vie.

Le fruit de sa pêche, moules ou petits poissons, elle l’échangera contre des vêtements, que le couple Jumping et Mabel lui donneront. Cette relation lui met du baume au cœur. Deux hommes compteront pour Kya, Tate lui apprendra à lire et à écrire, mais il partira étudier à l’université. Chase , qui lui fera miroiter une autre vie, et finalement , l’abandonnera aussi. Au fil des années, la déception sera toujours omniprésente.

Ce roman m »a passionnée du début à la fin. La voix de Marie du Bled exprime bien toutes les émotions qui se dégagent de cette lecture. Ce roman est rempli de poésie, de délicatesse, c’est un véritable hymne à la nature, à la liberté et à la force que l’on porte en soi.

Délia Owens

EAN : 9782757889978
480 pages
(20/05/2021) Points
Existe en version audio

Quatrième de couverture :

Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur « la Fille des marais » de Barkley Cove, une petite ville de Caroline du Nord. Pourtant, Kya n’est pas cette fille sauvage et analphabète que tous imaginent et craignent.
A l’âge de dix ans, abandonnée par sa famille, elle doit apprendre à survivre seule dans le marais, devenu pour elle un refuge naturel et une protection. Sa rencontre avec Tate, un jeune homme doux et cultivé qui lui apprend à lire et à écrire, lui fait découvrir la science et la poésie, transforme la jeune fille à jamais. Mais Tate, appelé par ses études, l’abandonne à son tour. La solitude devient si pesante que Kya ne se méfie pas assez de celui qui va bientôt croiser son chemin et lui promettre une autre vie. Lorsque l’irréparable se produit, elle ne peut plus compter que sur elle-même…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°16 ]

La petite Eau-de-vie de Paul-Eric Letellier

Manon est très fière, aujourd’hui son cou est paré d’un beau collier. Elle ne peut pas le garder, pourtant Mme Raynal lui a donné.

On ne rend pas un cadeau, ce n’est pas poli.

La maman de Manon ne l’entend pas comme cela. Elles vont aller remettre ce bijou à sa propriétaire. Mais la porte est close, et Madame Raynal ne semble pas être sortie de chez elle d’après son voisin. La police est appelée sur les lieux. Pierre Marty et son équipe sont chargés de l’enquête.

Madame Raynal repose sur son canapé, allongée, la tête sur un oreiller, les mains croisées tenant un petit galet. Une odeur de lavande flottait dans l’air. Suicide, meurtre …les enquêteurs sont perplexes. Madame Raynal recevait souvent des SDF.

Sandrine, Hervé, Ahmed et Pierre enquêtent. Le mobile du meurtre est ce collier? Celui-ci est un Lalique.

Et si c’était pour une toute autre raison ? L’enquête ne s’avère pas simple.

L’auteur se sert de ce drame pour nous intéresser à la vie des réfugiés, des migrants, des SDF. Ils sont sur la sellette des enquêteurs.

Un roman policier facile à lire, qui interpelle sur notre façon de vivre, notre relation avec les autres, sur le sens du partage.

Quatrième de couverture :

Elle était allongée comme ça, fit Pierre Marty en désignant la mort d’un geste du menton. les mains croisées sur la poitrine et un petit caillou rond serré contre le cœur, un genre de galet.

Le regard de Sandrine ne quittait plus la femme allongée.

Qu’est-ce que tu faisais dans le jardin ? demanda-t-elle sans lever les yeux du cadavre. »

La Petite Eau de Vie – Paul Eric Letellier – Éditions Racines et Icare – 21/11/2021 –

EAN : 9791093500157 – 312 pages.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°15 ]