Petits morceaux de vie rock’ambolesques de Fanny Simon

Roman – Librinova – 10 octobre 2018.

ISBN :9791026223719

Quand Lucie reprend son poste de conseillère entreprise après son congé maternité, elle est loin de se douter que cette année va être mouvementée. Elle réalise que la quarantaine se rapproche vite, trop vite. Elle fait le bilan de la dernière décennie et se pose beaucoup de questions sur sa vie, sur la vie en général. Entre nostalgie et angoisse du futur, elle chemine dans son quotidien : mésaventures professionnelles, gestion de sa tribu, son mari qui s’éloigne, son collègue qui se rapproche, sa famille et ses secrets et son amie d’enfance fidèle et délurée.
Un jour, elle commence à recevoir des messages mystérieux qui vont la chambouler et la mener bien plus loin qu’elle ne peut s’imaginer. Entre curiosité, peur, émotions, rires, colère, surprise, sa quête prend des allures comiques sur fond de palpitations.
La vie de Lucie va changer radicalement.

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Si vous voulez une lecture « feel good « , vous pouvez prendre ce livre. Ce fut une lecture imposée, mais très agréable à lire.

On va suivre la vie d’une jeune femme , Lucie, une vie banale. Sa vie n’est pas calme, elle a trois enfants et un mari à la maison. Ce n’est pas du repos à longueur de journée. Elle travaille.

Nous voilà sur la route du travail, pour Edouard, comme pour moi. Encore une longue journée fatigante pour lui. Moi je ne sais pas trop ce qui m’attend. Je ne sais pas ce qui m’attend pour la simple et bonne (ou pas d’ailleurs) raison qu’aujourd’hui, c’est la rentrée pour moi aussi. Je reprends le travail après neuf mois d’arrêt. Un cumul « congés pathologiques, congé maternité,  congés payés ».

Alors quand elle commence à recevoir des lettres d’un anonyme qui lui veut du bien, on sent que cela la touche, la bouleverse .

Imaginez si vous receviez une lettre d’un anonyme, quelle serait votre réaction ? Cet « ami » va lui proposer des défis à réaliser, bien sûr sans en parler à sa famille. Lucie va renaître à la vie.

D’ailleurs, j’ai été ravie de voir qui écrivait ces fameuses lettres. En tout cas, chaque nouvelle aventure vécue par Lucie m’a vraiment plu et j’ai été très touchée par sa quête du bonheur perdu.

Ce roman est une bouffée d’oxygène qui se lit très vite. Le roman est court. C’est un premier roman . L’écriture est fluide, roman d’humour et d’émotions.

 

Requiem pour la république de Thomas Cantaloube

«Je connais bien la question algérienne. Je connais bien la police. Je ne veux pas être désobligeant avec vous, mais il y a des choses qui vous dépassent. L’intérêt supérieur du pays nécessite souvent que l’on passe certains événements, certaines personnes, par pertes et profits.» Automne 1959. L’élimination d’un avocat algérien lié au FLN tourne au carnage. Toute sa famille est décimée. Antoine Carrega, ancien résistant corse qui a ses entrées dans le Milieu, Sirius Volkstrom, ancien collabo devenu exécuteur des basses œuvres du Préfet Papon, et Luc Blanchard, jeune flic naïf, sont à la recherche de l’assassin. Une chasse à l’homme qui va mener ces trois individus aux convictions et aux intérêts radicalement opposés à se croiser et, bien malgré eux, à joindre leurs forces dans cette traque dont les enjeux profonds les dépassent.

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Thomas Cantaloube évoque ici les premières années de la cinquième république, qui furent aussi chaotiques que celles que nous vivons de nos jours. On va côtoyer des politiques, des hauts fonctionnaires, mais aussi des malfrats, mais aussi une femme et un homme honnête.

Tout débute par l’assassinat d’un avocat algérien proche du FLN, commandité par Maurice Papon, qui est le préfet de la police de Paris. Abderhamane Bentoui, avocat,  est soupçonné de fricoter avec les indépendantistes algériens. L’exécution ne se passe pas comme prévue .

Tout s’organise autour de trois personnages qui vont être à la recherche du meurtrier.

Un jeune flic, Luc Blanchard,  novice dans la profession et qui va vite découvrir les coulisses de la préfecture de police .

Antoine Carrega, le truand corse qui rend service à son compagnon de la résistance, Aimé de la Salle de Roquemaure, dont la fille vivait avec l’avocat assassiné . Elle est morte avec lui, ainsi que leurs deux enfants.

Sirius Volkstrom,qui devait tuer Carrega, après le meurtre mais surtout homme à tout faire de l’extrême droite.

Une maitrise de l’intrigue, une histoire ancrée dans la réalité de l’époque, le racisme, la violence, les manigances politiques. L’enquête est passionnante du début jusqu’à la fin.
Deux épisodes de notre passé sont relatés:

le 18 juin 1961, il y a eu l’attentat du Strasbourg-Paris,le déraillement est provoqué par une bombe placée sous le rail et qui explose au passage du train.La bombe aurait été placée par l’OAS, dans le cadre de la guerre d’Algérie.

La Nuit Oubliée – 17 octobre 1961 .Ce jour-là, des dizaines de milliers d’Algériens manifestent pacifiquement contre le couvre-feu qui les vise depuis le 5 octobre et la répression organisée par le préfet de police de la Seine, Maurice Papon. La réponse policière sera terrible. Des dizaines d’Algériens, peut-être entre 150 et 200, sont exécutés. Certains corps sont retrouvés dans la Seine. Pendant plusieurs décennies, la mémoire de ce épisode majeur de la guerre d’Algérie sera occultée.
L’évocation de ces faits historiques n’est pas pesante dans le livre.

je peux dire que Requiem pour une République est un polar historique dont la trame policière est aussi intéressante que le fond politique.

Thomas Canteloupe a su mêler, pour un premier roman faits réels et fiction avec une maîtrise parfaite.

Difficile de ne pas être touchée par ce livre qui nous rappelle ce que fut cette période, qui fait partie de notre Histoire.

Thomas Cantaloube, Requiem pour une république, Gallimard, Série Noire, 2019. 541 p. – ISBN : 2072787564

 

Tout le bleu du ciel de Melissa Da Costa

Petiteannonce.fr: Émile, 26 ans, condamné à une espérance de vie de deux ans par un Alzheimer précoce, souhaite prendre le large pour un ultime voyage. Recherche compagnon(ne) pour partager avec moi ce dernier périple.

Émile a décidé de fuir l’hôpital, la compassion de sa famille et de ses amis. À son propre étonnement, il reçoit une réponse à cette annonce. Trois jours plus tard, avec le camping-car acheté secrètement, il retrouve Joanne, une jeune femme, qui a pour seul bagage un sac à dos, un grand chapeau noir, et aucune explication sur sa présence. Ainsi commence un voyage stupéfiant de beauté. À chaque détour de ce périple naît, à travers la rencontre avec les autres et la découverte de soi, la joie, la peur, l’amitié, l’amour qui peu à peu percent la carapace de douleurs d’Émile.

Ce livre est une pure merveille, j’ai apprécié l’histoire. Je me suis glissée entre Emile et Joanne pour vivre leur aventure . J’ai parcouru des kilomètres. Je ne suis pas sortie indemne d’une telle lecture.

Emile est atteint d’une maladie grave , il sait qu’il a peu de temps à vivre. Il ne veut ni  d’acharnement thérapeutique, ni des larmes de ses proches. Il décide donc de partir, il avertit son meilleur ami et  passe une petite annonce et ..y aura-il quelqu’un qui voudra passer du temps avec lui ? Une jeune femme frêle, Joanne accepte. Que fuit-elle ? Quel passé a – t- elle eu ?

Ils partent en camping-car, découvrir la France, la montagne, les grands espaces. Emile et Joanne vont apprendre à se connaître. L’auteur montre que chaque jour des liens se tissent entre eux. Tout le livre est parsemé de citations, Joanne les tient de son père qui les aimait, et lui en a appris de nombreuses.

Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux  » Proust.

Le quotidien n’est pas aisé, il y a des moments où tout se passe pour le mieux. Et d’autres où Emile a des absences, il ne sait plus qui il est, ni où il est. Et qui est cette personne qui l’accompagne. Joanne s’adapte à chaque situation. Joanne a l’idée d’acheter un carnet dans lequel Émile pourra se confier, raconter ce qu’il vit, laisser une trace pour lui mais aussi pour ses proches avant que la maladie ne prenne le dessus. Pour alléger ces moments difficiles, l’auteur nous livre des flashbacks dans la vie de deux protagonistes.

Ce voyage dans ces petits villages des Pyrénées, avec ces paysages grandioses est un voyage particulier. Il est aussi un voyage intérieur, qui va les amener à réfléchir sur leur passé, sur leur « moi » intérieur. Il y a toutes ces rencontres avec différentes personnes qui tiendront une place importante dans le quotidien, une bienveillance permanente.

Même si l’on espère une issue favorable pour Emile, les symptômes prennent de l’ampleur. L’inéluctable arrivera, mais avec cela un regain de joie malgré tout , c’est avant tout une ode à la vie, à l’espoir, à la vie qui continue malgré tout.

Chaque jour porte en lui , l’Éternité  » – Paulo Coelho

Mélissa Da Costa est une romancière française. Après des études d’économie et de gestion à l’Institut d’administration des entreprises de Lyon (IAE) (2008-2011), elle est chargée de communication dans le domaine de l’énergie et du climat. Elle suit également des formations en aromathérapie, naturopathie et sophrologie.

Danse d’atomes d’or de Olivier Liron

« Le bonheur ne s’ouvre que de l’intérieur. On ne peut que rester à la porte et dire des choses très douces afin de l’amadouer, de le faire changer d’avis. ( Et moi, j’avais attendu si longtemps en silence, j’avais chuchoté et supplié tant d’années à la porte ). Alors j’ai pensé très fort au bonheur et je me suis dit que ce serait bien s’il se passait quelque chose, justement.

Si la porte s’ouvrait…. »

Un plaisir de lire Olivier Liron, pour un premier roman, celui-ci est une merveille à déguster lentement. Son écriture est poétique. L’atmosphère est particulière, un peu feutrée, je dirai plus particulièrement magique.

Le sujet est grave, mais l’écriture minimise les faits. Ce livre revisite le mythe d’Orphée et Eurydice avec beaucoup de sensibilité.

Au cours d’une soirée, O rencontre Loren. Ils ont des univers complétement différents, lui est manutentionnaire. Il s’ennuie dans son travail. Elle est artiste, acrobate dans un cirque. Une soirée passée, puis d’autres se suivent.

Puis un jour Loren disparaît, sans laisser de trace. O sombre, se démène pour la retrouver, mais sans résultat. Puis un jour arrive un message, il doit se rendre en Normandie. Une femme doit lui remettre un colis. Je ne dévoilerai pas la suite.

Un roman poignant qui m’a bouleversée, de nombreuses références culturelles agrémentent le récit, et lui apportent plus de profondeur.

« En amour il n’y a pas de silence, même quand on est loin.
Quand on se tait, c’est qu’on a tant de choses à se dire. »

Danse d’atomes d’or – Olivier Liron – Éditeur Alma – 2016 – ISBN 2362791955 

Le mois de l’Europe de l’Est d’Eva, Patrice et Goran

Le mois de l’Europe de l’Est d’Eva, Patrice et Goran commence aujourd’hui. Si vous voulez participer, n’hésitez pas, rendez-vous sur ce blog ici

Entre mes lectures de polar, je vais glisser d’autres lectures, aujourd’hui je vous propose de découvrir ou de relire une chronique effectuée sur ce blog.

 

Pays : la Serbie

 « il est des pays où les autobus ont la vie plus longue que les frontières »

Pour sauver un homme de la colère de son fils, une femme donne  tout l’argent qu’elle avait. C’est avec cette scène que débute le Miel . Le personnage principal n’est pas le miel, mais la Yougoslavie.

Ce miel est une métaphore de l’amour. Il est un lien naturel entre deux êtres. Il est aussi au cœur de l’existence de deux êtres. Nikola K., instituteur à la retraite, qui s’occupe de ses ruches dans les montagnes de la Krajina de Knin, autrefois enclave serbe en Croatie, et Vera, l’herboriste qui a besoin de beaucoup de ce nectar pour élaborer ses potions miraculeuses. C’est elle qui raconte au narrateur l’histoire de Nikola et de ses fils, Vesko le Teigneux et Dusan, le soldat d’une guerre perdue d’avance, l’histoire de cette Yougoslavie morcelée. Cette femme énigmatique qui se consume à la cigarette représente un savoir ancestral, la connaissance et le respect de la nature, une morale aussi, rude et désenchantée.

«Chacun de nos gestes compte» est sa devise.

Ce roman est une méditation sur la valeur de la vie humaine, le sens de l’histoire et le devenir des peuples.

Le miel – Slobodan Despot –  Gallimard – Parution; 01/02/2014

Slobodan Despot,  né le 24 juillet 1967 à Stremka Mitrovica (Voïvodine, ex-Yougoslavie, actuellement Serbie), a fait ses armes d’éditeur auprès de Vladimir Dimitrijevic aux éditions L’Âge d’Homme avant de créer en Suisse sa propre maison d’édition, Xénia. Auteur de plusieurs essais (Despotica chez Xénia, notamment)

 Il signe avec Le miel son tout premier roman.

Ô Pulchérie de Nathalie Sauvagnac

 

Déserté peu à peu par ses habitants, le village de Saint-Eloi dépérit. Un beau jour arrivent Sylviane et Norbert, les amoureux marginaux, qui prennent possession de la maison de la Morte. Leur arrivée va réveiller la petite communauté vieillissante. Norbert fait une cuisine divine et Sylviane fait des enfants. Pour qu’ils ne s’enfuient pas, le village tout entier prend en charge la famille, la protège du monde extérieur. Pulchérie rebelle et sensuelle, Martian malade des autres, Nicomède indomptable et fragile, Albiane éternelle enfant qui parle avec les morts, sont les enfants sauvages et asociaux de la famille Lecoeur. La vie s’écoule, à l’abri de la maison. Jusqu’au jour où Pulchérie se met en tête de gagner le concours de majorettes local. Tout Saint-Eloi se mobilise pour que la jeune fille réalise son rêve. Et c’est alors que les murs de la maison commencent à s’effriter…

 

Ö Pulchérie !!! Mais c’est tout un roman…

Les parents de Pulchérie ont « atterri »dans un petit village, qui semblait endormi. L’arrivée de la famille Lecoeur fut comme un tsunami pour les habitants . Ils se sont mis à les chouchouter, pour surtout qu’ils ne partent pas. Ce village est surtout peuplé de gens âgés, la jeunesse n’y reste pas.

Quand Pulchérie est née «  les rues s’étaient ornées de lampions et autres guirlandes ».

La vie s’installe, les enfants naissent les uns après les autres dans cette famille, un peu spéciale. Sylviane, la mère  donne la vie , et ensuite  ignore sa progéniture.  Pulchérie est l’aînée, elle s’occupe de tout. Elle idéalise sa mère, elle fait tout pour lui ressembler. Sa vie est faîte de sexe et d’amour.Les autres enfants subissent le manque d’amour maternel.

Pulchérie veut devenir célèbre, elle va apprendre à manier le bâton, mais pas n’importe lequel, celui de majorette.

« Comme elle l’avait rêvé tant de fois, ses jambes fuselées et sa jupe très courte faisaient taire les hommes et bruisser les femmes. »

Elle va être joyeuse, puis déçue, mais toujours prête à tout pour réaliser ses rêves.

Y aura-t-il une suite ?

Je n’en raconterai pas plus. Lisez , c’est un baume de bonheur, un peu déjanté parfois !!

Derrière toutes ces lignes, l’auteur a mis en lumière la famille, une famille qui rejette ses responsabilités. Les enfants sont livrés à eux-même. On en voit le résultat. N’est-ce pas une mise en garde pour notre époque actuelle ?

J’ai retrouvé avec plaisir la plume de Nathalie, que je suis depuis un an, sur son blog. Nous avons participé au même MOOC et partagé nos difficultés rencontrées au cours des différents exercices.

 

Merci aux Editions Denoël pour l’envoi de ce livre.

Premier roman, édité par

  • Parution : 01 février 2018
  • Prix editeur : 17€00
  • Pages : 157
  • ISBN :9782207140734

Le tricycle rouge de Vincent Hauuy

Concepteur de jeux vidéo, Vincent Hauuy a imaginé un thriller s’articulant entre le Québec et le Nord-Est des États-Unis pour son premier roman, Le Tricycle rouge. Son style percutant et son imagination ont ravi le jury du prix du meilleur thriller français, présidé par l’auteur à succès Michel Bussi.

 

Noah Wallace est un profileur, malade, usé et hanté par son passé. Il va devoir reprendre du service afin de découvrir celui qui l’a perturbé pendant des années, et qu’il croyait mort, le Démon du Vermont.

La journaliste blogueuse Sophie Lavallée tente de retrouver un reporter disparu dans les années 70. Ces deux affaires semblent différentes, mais à un moment leurs chemins vont se rejoindre. Quel secret va les réunir?

J’ai trouvé le livre complexe, beaucoup de personnages et surtout des références à des faits politiques, dont je ne connaissais pas toute la trame. L’histoire est en partie basée sur des expériences secrètes effectuées par la CIA, afin de former des assassins.

 

Le tricycle rouge – Vincent Hauuy

Editeur : Hugo et Compagnie

Date de parution ; 18/05/2017

ISBN : 2755630957

 

Ô Pulchérie de Nathalie Sauvagnac

Ce matin, en cherchant les sorties littéraires, j’ai trouvé ce livre. Celui-là j’ai hâte de le lire, il a été écrit par une blogueuse, qui a suivi le même MOOC que moi. « Soyez acteur du web « , sur la plateforme FUN

J’ai souvent partagé les articles du Petit  Théâtre de Nath.

je suis abonnée à son blog, à sa page Facebook. Je découvre le théâtre, et ses coulisses, un plaisir de lire les écrits de Nathalie.

Pour vous mettre l’eau à la bouche et vous faire patienter jusqu’au 1 février.

Synopsis ;

Déserté peu à peu par ses habitants, le village de Saint-Éloi dépérit. Un beau jour arrivent Sylviane et Norbert, les amoureux marginaux, qui prennent possession de la maison de la Morte. Leur arrivée va réveiller la petite communauté vieillissante. Norbert fait une cuisine divine et Sylviane fait des enfants. Pour qu’ils ne s’enfuient pas, le village tout entier prend en charge la famille, la protège du monde extérieur. Pulchérie rebelle et sensuelle, Martian malade des autres, Nicomède indomptable et fragile, Albiane éternelle enfant qui parle avec les morts, sont les enfants sauvages et asociaux de la famille Lecœur. La vie s’écoule, à l’abri de la maison. Jusqu’au jour où Pulchérie se met en tête de gagner le concours de majorettes local. Tout Saint-Éloi se mobilise pour que la jeune fille réalise son rêve… Et c’est alors que les murs de la maison commencent à s’effriter.

(Source : Denoël)

Bon succès Nath !!!

Les loups et l’agneau de Christophe Dubourg

Parution aux éditions Ravet-Anceau en aout 2017

1981. Borg traque inlassablement sa princesse. Il a l’espoir de trouver en de très jeunes filles la pureté et l’innocence auxquelles il aspire tant. Mais, invariablement, ses proies le déçoivent. Surgit alors Slavko, son double diabolique. Lui se charge du sale boulot. Pour multiplier les chances de trouver une véritable princesse, Borg décide de gagner une grande ville : Caen. C’est là que son destin croise celui de Jean. L’homme est un ancien mercenaire aguerri rongé par les fantômes de son passé. Sa nouvelle cible ? Robert Chevallier. L’homme est marié et père d’Alice, huit ans et demi. En acceptant ce contrat, le tueur d’élite ne se doutait pas qu’à son tour, il deviendrait une proie.

(Source : Ravet-Anceau – Pages : 192 – ISBN : 9782359736533 – Prix : 14,00 €)

 

Un synopsis alléchant,  Borg est obsédé, il veut trouver sa princesse. Mais ce jour-là  tout bascule, il ne va pas se contenter d’une enfant, il emmène avec lui, son père, une prostituée et un inconnu. L’inconnu se prénomme Jean, il avait une mission précise. Toutes ces personnes se retrouvent prisonnières. Elles seront des victimes, les proies de Borg et de son double Slavko.

L’horreur est à chaque page, la brutalité de Borg est réelle. On est au cœur du drame qui se joue. Les personnages évoluent dans des lieux sordides, où la promiscuité des rats, de cadavres renforcent l’insécurité.

« Alice patauge dans un gros tuyau, une canalisation. Ce n’est pas normal, elle le sait. L’eau croupie laisse place à un mélange fétide comme en grande partie de déjections et d’un tas de déchets qu’elle n’identifie pas. »

L’auteur a su manier les mots, faire monter la tension chez le lecteur. Il joue avec le huis-clos . Il crée un univers angoissant, où personne n’aimerait y être . C’est noir, c’est humide.

L’ambiance est glauque, mais on n’a qu’une hâte : arriver à la fin du livre et savoir qui est la proie et le prédateur.

Christophe Dubourg signe là son premier roman. Je recommande vivement ce roman.

Lu dans le cadre du challenge de Sharon

 

Dernière danse à Pristina de Julie Armen

J’ai été attirée par ce livre par  la couverture, ainsi que le synopsis. Une évocation bien particulière est décrite dans celui ci. Une guerre, non seulement de mots, mais d’hommes. Un contexte particulier où deux peuples sont devenus ennemis et se tuent , sans raison particulière, le plaisir de tuer, d’être le plus fort.

Des hommes français, policiers se sont engagés dans cette mission pour six mois, certains ont été attirés par le gain, d’autres pour oublier , tel Yann. Ils sont là pour former  des kosovars après l’indépendance. Claire, une jeune femme  est chargée de missions humanitaires. Le conflit est là, la jeune femme a du mal à vaincre ses angoisses. La peur est quotidienne, les conditions de vie sont pénibles. Elle tente de se réfugier auprès de Yann. Il se donne à son travail, et à Claire. Mais il garde en mémoire, son amoureuse bretonne qui l’a quittée. Claire prend en charge un jeune Serbe, qui recherche son père. Elle le protège, l’aime à sa façon..

«  J ai l’impression d’avoir été trompée, dit-elle.Ils trafiquent la drogue, les voitures, les êtres humains et même les organes. »

L’auteur fut en poste à Pristina, militaire de carrière. et ayant vécu l’intensité d’un conflit interethnique dans toute sa complexité, a recrée l’atmosphère des Balkans .Avec force, Julie Armen nous dépeint un pays dévasté dans sa chair, le difficile travail des humanitaires, l’action ambiguë des services secrets de l’Est ou de l’Ouest, les pleins pouvoirs des mafias locales.

J’ai aimé ce livre, car il montre un aspect de ce conflit que je ne connaissais pas.

La dernière danse à Pristina – Julie Armen – Editeur : Ramsay – 2007 – ISBN ;978284147823 – premier roman.