Livres Numériques

Vous avez peut-être la possibilité d’avoir des livres numériques, par votre adhésion à une bibliothèque de votre choix. D’autres ressources sont aussi possibles , je vous en présente quelques unes :

Projet Gutemberg Site proposant des titres tombés dans le domaine public en français mais aussi dans d’autres langues

La Bibliothèque Russe et Slave : Site mettant à disposition des internautes une offre de livres numériques gratuits, tombés dans le domaine public, spécialisés dans la littérature russe et slave.

ÉFÉLÉ réimprime fidèlement, sous forme électronique, des textes du bien commun.les tirages (epub, kindle, etc.) sont réalisés à partir d’un fichier source.

Atramenta propose des livres du domaine public et des livres écrits par des auteurs qui choisissent de les partager gratuitement. L’occasion de trouver des pépites.

Feedbooks , des milliers de livres du domaine public

Belles découvertes !!

Enroule falaise de Sylvain L.

Écume fume fulmine

Enroule falaise
Suc servile

Décoche flèches aqueuses
Renâcle rince bruisse
Puis renonce

Puis relance
Tance l’estuaire
Rivière rejoint océan
Crémeux picotement

Épouse furtivement
Vœu veule iodé
racorni en chemin

Magmatique geyser
Pivote riposte goulotte
Frotte rabote Atlantique

Fumeroles folles
étole épaule vole
enrhume jolie brume

Sylvain L, du blog Monty guidon


Le Lundi, c’est poésie !

Farniente de Théophile Gautier

Quand je n’ai rien à faire, et qu’à peine un nuage
Dans les champs bleus du ciel, flocon de laine, nage,
J’aime à m’écouter vivre, et, libre de soucis,
Loin des chemins poudreux, à demeurer assis
Sur un moelleux tapis de fougère et de mousse,
Au bord des bois touffus où la chaleur s’émousse.
Là, pour tuer le temps, j’observe la fourmi
Qui, pensant au retour de l’hiver ennemi,
Pour son grenier dérobe un grain d’orge à la gerbe,
Le puceron qui grimpe et se pende au brin d’herbe,
La chenille traînant ses anneaux veloutés,
La limace baveuse aux sillons argentés,
Et le frais papillon qui de fleurs en fleurs vole.
Ensuite je regarde, amusement frivole,
La lumière brisant dans chacun de mes cils,
Palissade opposée à ses rayons subtils,
Les sept couleurs du prisme, ou le duvet qui flotte
En l’air, comme sur l’onde un vaisseau sans pilote ;
Et lorsque je suis las je me laisse endormir,
Au murmure de l’eau qu’un caillou fait gémir,
Ou j’écoute chanter près de moi la fauvette,
Et là-haut dans l’azur gazouiller l’alouette.

Théophile Gautier (1811-1872)
Poésie 1830

La guerre de Catherine de Julia Billet

La guerre de Catherine (BD) par Fauvel1941. Rachel étudie à l’internat de la maison de Sèvres, où ses parents l’ont placée par sécurité. Elle y noue de belles amitiés avec Sarah et Jeannot mais y découvre surtout sa passion, la photographie. Bientôt, les lois contre les Juifs s’intensifient, il n’y a plus de sécurité nulle part en zone occupée. Un réseau de résistants organise la fuite des enfants juifs. Du jour au lendemain, ils quittent tout et doivent oublier, le temps de la guerre, tout de leur vie ..

 » A cette heure-ci, je ne ferai rien de bon. L’heure de midi n’offre aucune ombre, aucune place aux demi-teintes, ni aux clairs obscurs « 

Ce début de livre ne laisse pas supposer ce qui va suivre. L’histoire d’une petite fille passionnée par la photographie.

Catherine ne vit pas chez ses parents, elle a été placée dans la Maison des Enfants de Sèvres,. Elle y fut amenée par ses parents pour la protéger. Nous sommes en temps de guerre. Les dessins de la Bande Dessinée vont restituer la période dans laquelle  se passe, la vie de cette petite fille, mais aussi sa passion.

Catherine s’est donnée pour mission de raconter « sa  » guerre en images le roman graphique lui restitue toute sa puissance.

Rachel devenue Catherine va être ballotée, de la région parisienne aux Pyrénées en passant par Limoges, où elle ira dans une famille d’agriculteurs. Elle veillera sur Alice. Puis dans un dernier lieu où elle s’occupera de l’alphabétisation d’un groupe d’enfants .

« Puisque j’ai promis à Alice de lui apprendre à lire, autant que les autres en profitent. »

Les illustrations sont très réussies, elles montrent bien l’ambiance présente. Elles renforcent l’impression de danger.
C’est très émouvant de trouver à la fin du livre quelques-uns des clichés de Catherine -, dans la vraie vie, Tamo Cohen, la maman de Julia Billet. Ces photos ont aidé l’enfant qu’elle était à appréhender la vie pendant cette guerre-là.

J’ai aimé cette BD, je dois ma lecture à une enseignante qui est venue m’en parler avec des mots qui n’ont pu qu’éveiller ma curiosité. Cette BD a été adaptée d’un roman graphique.

Claire Fauvel – EAN : 9782369813620 – 112 pages – Éditeur : Rue de Sèvres (10/05/2017) – Bande Dessinée

la trilogie Millénium

Pour ceux et celles qui ont lu, ou non, retrouvez sur France Culture la Trilogie Millénium .

Les 3 premiers tomes de la saga Millénium diffusés tout l’été sur France Culture Crédits : Actes SudRadio France

Belle découverte et bel été !!

Les 3 premiers tomes de la saga Millenium diffusés tout l'été sur France Culture

 

Les corps se vendent la nuit de Barry Eisler

L’inspectrice Livia Lone, spécialiste des crimes sexuels, est de retour à un poste au sein d’une unité d’élite gouvernementale luttant contre les trafics d’êtres humains. C’est l’occasion rêvée de se rendre en Thaïlande pour liquider Rithisak Sorm, la tête pensante de la machination dont elle a été victime dans son enfance. Mais après le fiasco d’une première tentative, Livia découvre qu’un ancien sniper de la marine, Dox, veut lui aussi régler le compte de Sorm.

Ils comprennent vite que, malgré leurs différences, une collaboration sera nécessaire s’ils veulent atteindre leur objectif et rendre justice. Mais, ils ignorent qu’en menaçant Sorm, ils mettent aussi en danger un trafic de grande envergure incriminant les plus hautes sphères des services du renseignement américain.

Éliminer Sorm s’avérera finalement l’objectif le plus simple de la mission… Le véritable défi sera de déjouer les plans de vengeance de ses protecteurs.

—————————————————————————————

Après avoir lu Livia Lone 

J’avais très envie de connaître la suite de l’histoire, seul inconvénient le livre se présentait sous forme de PDF. Je sais que le premier, je l’ai lu entièrement sur mon ordinateur. Mais Euréka, j’ai trouvé comment lire les PDF sur ma liseuse.

Je remercie NetGallay et les éditions Amazon publishing pour ce partenariat.

On retrouve Livia Lone, elle est devenue flic à Seattle. Un agent Little BD va lui proposer une mission de six mois en Thaïlande,  démanteler un trafic d’enfants , ses démons se réveillent.

Livia Lone vient de ce pays. Ses parents l’ont vendue avec sa sœur. Sur le bateau qui les emmènent ailleurs, elles ont été violées par des flics corrompus. Ceux-là, elle espèrent bien les retrouver un jour et les tuer.

Avant de donner sa réponse, elle part seule dans ce pays et retrouvent ses tortionnaires. Elle n’est pas la seule à les chercher.

Elle rencontrera un homme Dox, un ancien marine,avec qui elle devra faire équipe, malgré elle pour  mener sa tâche comme elle l’entend. Elle va très vite être sur la piste de Sorm, un ancien responsable Kmer rouge, qui continue ses actions de vols d’enfants et plus, tout en étant protégé par quelques services de renseignement.

le trafic d’enfants est malheureusement encore bien actuel. l’auteur a su l’évoquer. Les chapitres dédiés à Livia sont difficiles, ils traitent de violence. Que ne ferait-on pas pour l’argent ?

La fin du livre engendre des questions, doit-on donner libre court à sa vengeance ? Livia est en paix, mais à quel prix ?

 

Les corps se vendent la nuit, de Barry Eisler, est publié aux États-Unis en janvier 2018 sous le titre « The Night Trade » . Il est publié aux éditions Amazon Publishing le 12 mai 2020 dans une traduction de Marie Chabin. EAN : 9782496701913 –

Ressources Numériques

« Le ministère de la Culture vous propose un voyage artistique à travers toutes les richesses de la culture, en réunissant dans un seul site l’offre en ligne de près de 500 acteurs culturels.
Regardez, visitez, lisez, écoutez, jouez, participez… bonne exploration ! »

Je vous laisse les découvrir  ICI

L’ Azur de Stéphane Mallarmé

 L ‘ Azur

De l’éternel Azur la sereine ironie
Accable, belle indolemment comme les fleurs,
Le poète impuissant qui maudit son génie
A travers un désert stérile de Douleurs.

Fuyant, les yeux fermés, je le sens qui regarde
Avec l’intensité d’un remords atterrant,
Mon âme vide. Où fuir ? Et quelle nuit hagarde
Jeter, lambeaux, jeter sur ce mépris navrant ?

Brouillards, montez ! versez vos cendres monotones
Avec de longs haillons de brume dans les cieux
Que noiera le marais livide des automnes,
Et bâtissez un grand plafond silencieux !

Et toi, sors des étangs léthéens et ramasse
En t’en venant la vase et les pâles roseaux,
Cher Ennui, pour boucher d’une main jamais lasse
Les grands trous bleus que font méchamment les oiseaux.

Encor ! que sans répit les tristes cheminées
Fument, et que de suie une errante prison
Éteigne dans l’horreur de ses noires traînées
Le soleil se mourant jaunâtre à l’horizon !

– Le Ciel est mort. – Vers toi, j’accours ! Donne, ô matière,
L’oubli de l’Idéal cruel et du Péché
A ce martyr qui vient partager la litière
Où le bétail heureux des hommes est couché,

Car j’y veux, puisque enfin ma cervelle, vidée
Comme le pot de fard gisant au pied d’un mur,
N’a plus l’art d’attifer la sanglotante idée,
Lugubrement bâiller vers un trépas obscur…

En vain ! l’Azur triomphe, et je l’entends qui chante
Dans les cloches. Mon âme, il se fait voix pour plus
Nous faire peur avec sa victoire méchante,
Et du métal vivant sort en bleus angélus !

Il roule par la brume, ancien et traverse
Ta native agonie ainsi qu’un glaive sûr ;
Où fuir dans la révolte inutile et perverse ?
Je suis hanté. L’Azur ! l’Azur ! l’Azur ! l’Azur !

 

Ressources Numériques accessibles pour tous

#Culturecheznous

Chacun est invité à rester chez soi pour éviter la propagation du virus Covid-19 jusqu’au 31 mars minimum. C’est l’occasion de découvrir l’exceptionnelle offre culturelle numérique proposée par le ministère de la Culture et ses nombreux opérateurs.

Celle qui pleurait sous l’eau de Niko Tackian

Auteur : Niko Tackian

Éditeur : Calmann-Lévy

Celle qui pleurait sous l’eau

SI CLARA N’AVAIT PAS AIMÉ CET HOMME, ELLE SERAIT TOUJOURS EN VIE.
Aujourd’hui, Clara n’est plus qu’un dossier sur le bureau de Tomar Khan. On vient de la retrouver morte, flottant dans le magnifique bassin Art Déco d’une piscine parisienne. Le suicide paraît évident.
Tomar est prêt à fermer le dossier, d’autant qu’il est très préoccupé par une enquête qui le concerne et se resserre autour de lui. Mais Rhonda,son adjointe, veut comprendre pourquoi une jeune femme aussi lumineuse et passionnée en est venue à mettre fin à ses jours. Elle sent une présence derrière ce geste.
Pas après pas, Rhonda va remonter jusqu’à la source de la souffrance de Clara. Il lui faudra beaucoup de ténacité – et l’appui de Tomar – pour venir à bout de cette enquête bouleversante.
QUI RENDRA JUSTICE À CELLE QUI PLEURAIT SOUS L’EAU ?

_________________________________________________________

Ce livre  est le troisième d’une trilogie, après «  Toxique » et « Fantazme« . Il peut se lire séparément mais il faut juste savoir que la vie de Kan Tomar n’est pas simple, sa mémoire lui joue des tours, il a des absences qu’il ne contrôle pas.

Ce livre débute par une noyade dans une piscine parisienne, une jeune femme, Clara,  se serait suicidée. Rhonda la coéquipière de Tomar est dubitative, elle ne  croit pas à cette version des faits.

Khan Tomar est pris par ses affaires et souhaite que cette nouvelle affaire soit élucidée vite.

Rhondha ne lâche pas l’affaire, elle veut que la vérité éclate. Elle veut rendre justice à Clara.

Le rythme est soutenu, il y a de l’action et beaucoup d’émotion. Le sujet est grave après les droits des hommes, Tackian s’attaque et défend à merveille les droits des femmes.

A travers  les personnages du livre , on ressent l’empathie et l’intérêt pour la cause féminine que Niko Tackian semble porter. En effet, l’enquête qui obsède Rhonda traite de violence et de maltraitance psychologiques de la part d’hommes qui profitent de la fragilité de certaines femmes.

les aventures de Tomar Khan semblent loin d’être finies et avoir encore de beaux jours devant elles. J’espère retrouver  Niko Tackian et ses acolytes très bientôt dans un prochain roman.