Rentrée Littéraire 2022, Les Oiseaux des marais de Lisa Sandlin

Je remercie NetGalley et les Editions Belfond de m’avoir permis de découvrir ce roman et son auteur. #LisaSandlin #NetGalleyFrance

Delpha Wade est dans de sales draps. Quelques mois seulement après sa sortie de prison, la voici qui risque une nouvelle fois de se retrouver derrière les barreaux. Son crime : avoir assassiné un serial killer sur son lieu de travail. Par chance, Delpha a un ange gardien : son patron, le fringant détective Tom Phelan, qui va remuer ciel et terre pour obtenir la libération de son étonnante secrétaire.
Un coup de peinture pour masquer les traces de sang, du mobilier de récup : Phelan et Delpha sont prêts à rouvrir l’agence. Et le premier client à se présenter est Xavier Bell, un vieillard au regard fuyant qui les charge de retrouver son frère Rodney, perdu de vue depuis des décennies. Mais quel genre de dispute peut avoir poussé cet homme à couper tout contact avec sa famille et à changer d’identité ?
Un cas d’école que Phelan décide de confier à Delpha pour la remettre doucement en selle. Il ignore cependant qu’il vient une nouvelle fois d’envoyer sa secrétaire préférée sur une piste mortellement dangereuse…

Le début fut un peu complexe à comprendre, je n’ai pas lu le premier tome. Mais peu à peu , j’ai réussi à suivre le fil de l’histoire.

Tom Phelan , détective veut donner un coup de neuf à son agence. Les murs ont été tâchés de sang lors d’une altercation. Il y a quelques temps, Delpha Wade, son assistante, a tué un homme, à coup de tessons de bouteille, quand il l’a agressée alors qu’elle était seule dans les locaux. Son employée Delpha Finalement ne connaîtra pas la prison, elle réintègre l’agence.

Un vieil homme, Xavier Bell, demande à Tom de retrouver son frère, Rodney, il n’a plus aucune trace de lui. Il sait juste que ce frère a changé de nom plusieurs fois. Tom va confier l’enquête à Delpha La recherche semble plus compliquée que prévu. Elle commence à consulter, les annuaires, les registres de Naissance de la Nouvelle Orléans . Les difficultés s’enchaînent les unes après les autres.

Nous allons suivre aussi une autre enquête, il se dit qu’il y aurait du trafic dans les bayous ( réseaux navigables).

On retrouve avec plaisir l’ambiance des années 70, dans le vieux sud des États Unis, au fin fond du Texas. Les personnages sont bien sympathiques et attachants. Les thèmes abordés dans ce roman sont le racisme et la place des femmes dans la société.

Je ne peux pas dévoiler trop l’enquête à vous de la découvrir ce roman noir psychologique et sociologique.

Les oiseaux des marais – Editions Belfond – Lisa Sandlin – Traducteur Claire-Marie Clévy – EAN : 9782714493859 – Parution ; 15/09/2022

A propos de l’auteur :

Lisa Sandlin a grandi au cœur des puits de pétrole, dans la ville de Beaumont au Texas, avant de s’installer au Nouveau Mexique, puis dans le Nebraska, où elle a enseigné l’écriture à l’université de Omaha pendant vingt ans. Auteure de nombreuses nouvelles plusieurs fois primées, elle découvre le succès avec Les Samaritains du bayou (Belfond, 2021 ; Pocket, 2022), son premier roman, récompensé des prestigieux Dashiell Hammett Prize 2015 et du Shamus Award 2016, prix majeurs de la littérature suspense américaine.
Les Oiseaux des marais est son deuxième roman.

L’été de Charles Cros

En été les lis et les roses
Jalousaient ses tons et ses poses,



La nuit, par l’odeur des tilleuls
Nous nous en sommes allés seuls.

L’odeur de son corps, sur la mousse,
Est plus enivrante et plus douce.

En revenant le long des blés,
Nous étions tous deux bien troublés.

Comme les blés que le vent frôle,
Elle ployait sur mon épaule

Charles Cros.

Loin de mon ordinateur !

Cette semaine fut « loin de mon ordinateur « . J’avais programmé quelques billets afin de faire une coupure. Cela fait du bien de se « déconnecter » un peu …

Je suis allée écouter un groupe que je ne connaissais pas , Les Grandes bouches, groupe Toulousain

Issus des collectifs toulousains Motivés (Membres fondateurs du groupe Motivés et arrangeurs de la chanson titre de l’album) et 100 % Collègues ils ne sont que quatre, mais sonnent comme vingt.
Ce  »plus petit big band du monde” nous livre un chant polyphonique et militant à la vitalité contagieuse !

J’ai pu ensuite voir une drôle de machine déambuler dans les rues , La Batt Mobile de la Troupe Nomad Men

Des machines hautes en poésie, avec des mélanges de matériaux, mélange des cultures.

Look de vieux tracteurs, de vieilles bécanes ou d’insectes, elles évoquent un univers fantastique tout le droit sorti de bandes dessinées ou de films de science-fiction. 

Un subtil mélange d’acier rouillé, de dentelles, de couleurs et de lampes de grand-mère leur donnent tout leur charme et nous plongent dans le souvenir des intérieurs d’antan.

Ces machines à pédales hors du commun naissent dans l’atelier de la compagnie et prennent vie sous les yeux du public lors de nos prestations à travers l’Europe.( Source )

Le 14 juillet dans la soirée, une autre de ces machines était présentée.

Ecoute-moi Amirbar de Alvaro Mutis

Lors du Mois Latino, chez Inganmic, j’ai eu le plaisir de recevoir ce livre.

 » Les jours les plus étranges de ma vie, c’est près d’Amirbar que je les ai vécus.  » Au chevet de Maqroll le Gabier, ses amis écoutent, captivés, le récit de ses aventures sud-américaines. Quelle folie l’a mené dans cette mine abandonnée de la Cordillère des Andes, à chercher le filon qui ferait sa fortune ? Le vent dans les tunnels souffle à son oreille d’envoûtantes paroles. Sur lui plane la menace d’un mal terrible, la fièvre de l’or, qui change les hommes en taupe, s’enfonçant toujours plus avant dans les souterrains…

Ce roman je l’ai lu et apprécié. Je ne partagerai pas ma critique maintenant, je vous dis à l’année prochaine, je la déposerai lors du mois Latino 2023.

Merci beaucoup pour cet envoi, Ingannmic.

Le Lundi, c’est poésie !

Symphonie en blanc majeur

De leur col blanc courbant les lignes,
On voit dans les contes du Nord,
Sur le vieux Rhin, des femmes-cygnes
Nager en chantant près du bord,

Ou, suspendant à quelque branche
Le plumage qui les revêt,
Faire luire leur peau plus blanche
Que la neige de leur duvet.

De ces femmes il en est une,
Qui chez nous descend quelquefois,
Blanche comme le clair de lune
Sur les glaciers dans les cieux froids ;

Conviant la vue enivrée
De sa boréale fraîcheur
A des régals de chair nacrée,
A des débauches de blancheur !

Son sein, neige moulée en globe,
Contre les camélias blancs
Et le blanc satin de sa robe
Soutient des combats insolents.

Dans ces grandes batailles blanches,
Satins et fleurs ont le dessous,
Et, sans demander leurs revanches,
Jaunissent comme des jaloux.

Sur les blancheurs de son épaule,
Paros au grain éblouissant,
Comme dans une nuit du pôle,
Un givre invisible descend.

De quel mica de neige vierge,
De quelle moelle de roseau,
De quelle hostie et de quel cierge
A-t-on fait le blanc de sa peau ?

A-t-on pris la goutte lactée
Tachant l’azur du ciel d’hiver,
Le lis à la pulpe argentée,
La blanche écume de la mer ;

Le marbre blanc, chair froide et pâle,
Où vivent les divinités ;
L’argent mat, la laiteuse opale
Qu’irisent de vagues clartés ;

L’ivoire, où ses mains ont des ailes,
Et, comme des papillons blancs,
Sur la pointe des notes frêles
Suspendent leurs baisers tremblants ;

L’hermine vierge de souillure,
Qui pour abriter leurs frissons,
Ouate de sa blanche fourrure
Les épaules et les blasons ;

Le vif-argent aux fleurs fantasques
Dont les vitraux sont ramagés ;
Les blanches dentelles des vasques,
Pleurs de l’ondine en l’air figés ;

L’aubépine de mai qui plie
Sous les blancs frimas de ses fleurs ;
L’albâtre où la mélancolie
Aime à retrouver ses pâleurs ;

Le duvet blanc de la colombe,
Neigeant sur les toits du manoir,
Et la stalactite qui tombe,
Larme blanche de l’antre noir ?

Des Groenlands et des Norvèges
Vient-elle avec Séraphita ?
Est-ce la Madone des neiges,
Un sphinx blanc que l’hiver sculpta,

Sphinx enterré par l’avalanche,
Gardien des glaciers étoilés,
Et qui, sous sa poitrine blanche,
Cache de blancs secrets gelés ?

Sous la glace où calme il repose,
Oh ! qui pourra fondre ce cœur !
Oh ! qui pourra mettre un ton rose
Dans cette implacable blancheur !

Théophile Gautier

Ce poème est extrait de ce recueil de poésies, trouvé dans ma bibliothèque. Il était avant au fond d’une caisse dans ma famille, l’édition date de 1941.

Rien ne t’efface de Michel Bussi

Raud Léovanie, Bouvet Marie, Doignon Antoine Narrateurs

Livre audio – édité par Univers Poche – 2021

Synopsis :

Par amour pour un enfant, que seriez-vous prêt à faire ? Maddi, elle, ira jusqu’au bout… Une intrigue magistrale, un twist virtuose pour le nouveau suspense 100% Bussi. 2010. Maddi est médecin généraliste à Saint-Jean-de-Luz, une vie comblée avec Esteban, son fils de 10 ans. Ce jour d’été là, elle le laisse quelques minutes seul sur la plage. Quand elle revient, Esteban a disparu. 2020. Maddi a refait sa vie, et revient sur cette plage en pèlerinage. Au bord de l’eau, un enfant est là. Même maillot de bain, même taille, même corpulence, même coupe de cheveux. Elle s’approche. Le temps se fige. C’est Esteban, ou son jumeau parfait. Maddi n’a plus qu’une obsession, savoir qui est cet enfant. Il s’appelle Tom, il vit à Murol en Auvergne. Elle prend la décision de s’y installer. Plus Maddi espionne Tom, et plus les ressemblances avec Esteban paraissent inexplicables : mêmes passions, mêmes peurs… même tache de naissance. Jusqu’où sera-t-elle prête à aller pour découvrir la vérité, et sauver son enfant ? Ou ce garçon qui lui ressemble tant. Ce qu’elle ressent profondément, c’est que Tom est en danger. Et qu’elle seule peut le protéger. Sur le thème puissant de la maternité,

Mon avis :

Une écoute que je n’oublierai pas de sitôt, les narrateurs maitrisent bien le sujet, et donnent tout leur savoir faire. le sujet est grave, et les intonations des voix le montrent bien.

Juin 2010 : Esteban, dix ans, disparaît sur la plage de Saint-Jean-de-Luz. Personne n’a rien vu.

Juin 2020 : sa mère, Maddi, a refait sa vie mais la douleur et l’incompréhension sont toujours là. Elle revient en pèlerinage au Pays basque et, sur la même plage, reconnaît Esteban. Ou son jumeau.

Maddi Libéri est anéantie, depuis la disparition de son fils, Esteban, elle ne vit plus. Elle traque, et ce jour-là encore plus que les autres. Aujourd’hui, c’est l’anniversaire d’ Esteban, et là sur cette plage où il a disparu un enfant est là, on dirait Esteban, mais non cela ne peut pas être lui. Pourtant il porte le même short , elle veut en savoir plus. Esteban aurait 20 ans, et ce jeune, Tom va avoir 10 ans.

Le désespoir d’une mère face à une vérité qu’elle n’accepte pas. Esteban ne s’est pas noyé, mais a été enlevé. Maddi Libéri est médecin, elle enquête, elle ira s’installer où habite Tom, elle est sûre que son enfant vit en Tom. Elle s’installe donc en Auvergne. plus elle essaie d’en savoir plus sur Tom, plus le rationnel lui fait défaut, pourtant elle, la scientifique. Se pourrait-il que Tom soit la réincarnation d’ Esteban ?

Bussi nous promène, dans cette Auvergne profonde où les légendes sont ancrées dans la tête des gens, ce lac Pavin, ces grottes de Judas.

Un thriller comme je les aime, où la fin surprend, je ne l’ai pas vue venir. Je me suis attachée aux croyances, à ces petits villages, à la mort qui rôde, à la douleur d’une mère.

Je vous recommande d’écouter ce livre.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°12 ]

Le CHAT déambule !

Caen accueille une exposition impressionnante de vingt sculptures monumentales en bronze dans laquelle le Chat, comme à son habitude, fait rire, questionne et touche par les sujets profonds qu’il aborde avec légèreté.

L’exposition s’intitule « Le Chat déambule » et a été auparavant présentée sur les Champs-Elysée à Paris puis sur les quais de Bordeaux. Ce projet, Philippe Geluck, le papa du Chat, le porte en lui depuis de nombreuses années.  » Les premiers dessins que j’ai publiés à l’âge de 16 ans ont été très vite accompagnés de petites sculptures que je fabriquais et qui accompagnaient un tableau, un dessin ou une installation. Sculpter Le chat, je me suis mis à le faire en 1987, quand il a eu quatre ans. C’est venu très vite et ça ne m’a jamais quitté. Si on y réfléchit, tous les sculpteurs ont été des dessinateurs au départ. Rodin a fait des dizaines de milliers d’aquarelles magnifiques – je ne me compare pas à Rodin – et Michel ange, un autre confrère, faisait aussi des tableaux qui étaient pas mal », raconte le dessinateur belge, dans un sourire teinté d’humour qui le caractérise.

Vous trouverez plus de renseignements sur son créateur ici

Les photos ©livresd’unjour.

Mes Anges de Géraldine Elschner

Regarde ! Les premiers flocons de l’année dit Ariel tout émerveillé
Sale temps pour les anges gardiens, soupire Anaël

Ces deux anges gardiens surveillent Jean et Jeanne, deux enfants qui ne ratent jamais une bêtise. En se réveillant Jean a vu qu’il neigeait. Leur maman leur a dit :

Dame Hiver secoue son édredon à la fenêtre !
Tant mieux ! Nous allons chasser les flocons !

Les enfants s’en donnent à cœur joie, les anges veillent. Ils ont froids, se réfugient dans la grange, où le renard est tapi. Il part à la poursuite des poulettes, Jeanne le chasse et Jean court après sa sœur, et les deux anges sont aussi de la partie.. puis catastrophe, tout le monde tombe…Le renard parvint à s’échapper sans sa proie.

Une grosse voix s’élève, et crie  » dehors, garnements ! »

Les anges ont perdu leurs ailes, mais des plumes jonchent le sol de la grange, ils vont donc les coller sur leur dos.

La journée se finit, les enfants sont rentrés, la nuit tombe. et les anges veillent de nouveau.

La Madone Sixtine a été peinte par Raphaël entre 1513 et 1514, à la demande du pape Jules II. Elle est actuellement conservée à Dresde en Allemagne. Les œuvres de Raphaël sont expliqués à la fin de l’album.

Un auteur et un illustrateur unissent leurs talents pour transporter le lecteur dans une aventure avant que celui-ci découvre qu’il est entré dans un tableau.

A propos de l’auteur :

Née dans une ville frontalière du Nord, de père allemand et de mère française d’origine belge, Géraldine Elschner a toujours vécu entre plusieurs cultures – d’où peut-être son goût pour l’au-delà des frontières. Durant ses études d’Allemand et de Lettres suivies d’une formation de bibliothécaire option Jeunesse, elle part ainsi pour trois mois en Allemagne… et y vit toujours aujourd’hui. Après avoir traduit de nombreux livres pour enfants, elle s’est mise à écrire ses propres textes dans lesquels Art et Histoire occupent une grande place. Une bonne cinquantaine de titres ont entre-temps été publiés, tant en allemand qu’en français – et traduits dans une vingtaine de langues.

Je propose cet album dans le cadre du défi de lectures,  » le printemps des artistes « crée par Marie-Anne du blog » La Bouche à Oreilles

La commode aux tiroirs de couleurs d’Olivia Ruiz

Je reluque la commode du coin de l’œil. J’aperçois une enveloppe au fond du tiroir rose, je reconnais l’écriture appliquée de ma grand-mère. Et s’il y en avait d’autres ? Je commence à comprendre…A nous deux maintenant, Abuela.Surprends moi. Encore.

Ce sont les mots de la petite fille de Rita lorsqu’elle hérite de cette commode aux couleurs . Ce meuble si souvent convoité, mais interdit. Chaque tiroir renferme un épisode de vie de la grand-mère. Tous les trésors d’une vie y sont rangés méticuleusement.

Rita et ses sœurs commencent leur vie française dans le camp d’Argelès où de nombreux peuples ont transité, avant de prendre des chemins différents. Puis, elles se sont retrouvées dans un immeuble délabré de Narbonne où des gitans, d’autres étrangers y séjournent. Mélanges de langues, de traditions vont s’apprivoiser peu à peu. Tout se dévoile peu à peu, les périodes tragiques comme les moments de bonheur, quand Rita rencontre l’amour de sa vie, Rafael.

Abuela est une femme de caractère, mais surtout éprise de liberté.

Ce roman traite de la question du déracinement et des moyens pour s’habituer à un nouveau pays, où la langue est le premier interlocuteur. Un livre qui fait œuvre de mémoire, mais surtout de liberté.

« Savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va » avait écrit Olivia sur un carnet d’adolescence.

Olivia Ruiz nous offre une saga familiale, ensoleillée, émouvante et parsemée de quelques expressions espagnoles pour pimenter l’ensemble.

Je vais devoir surveiller les prochains écrits de cette auteur.

Olivia Ruiz évoque une musique de film, dont vous avez certainement entendu.

Olivia Ruiz EAN : 978B085DWMVXX
Éditeur JC Lattes (20/05/2020)