La perruche et la sirène de Véronique Massenot et Vanessa Hié

Dans un océan, très beau, très grand, vivait une sirène aux écailles d’argent. Un jour, une tempête poussa les vagues jusqu’à terre. L’océan déborda : la plage, la forêt… tout fut recouvert. La sirène ne trouva pas d’abri
et les vagues la perchèrent sur une branche.
Le calme revint et l’eau se retira… Mais pauvre sirène ! Sans jambes, comment ferait-elle pour descendre ?

Le réseau Canopée, anciennement Centre National de Documentation Pédagogique, est un établissement public, dépendant de l’Éducation Nationale, qui édite des ouvrages à l’attention des enseignants et des parents. La branche Aix-Marseille de ce réseau s’est associée avec les éditions de l’Élan Vert, une maison de livres jeunesse, afin de lancer la collection Pont Des Arts, des histoires uniques inspirées chacune par une œuvre d’art, qu’il s’agisse des peintures rupestres, d’une sculpture romaine antique, d’une tapisserie ou d’une miniature médiévale, ou de tableaux, de la Renaissance au vingtième siècle.

L’album s’adresse à tous, petits et grands. L’illustration reprend le principe des papiers gouachés découpés de l’œuvre La Perruche et la sirène de Matisse ainsi que certains motifs végétaux. La sirène apparaît tout de suite au premier plan au milieu des eaux marines, contrairement au tableau de Matisse.

Henri Matisse (d’après) – La perruche et la sirène (1952) – Catawiki

Puis la tempête arrive, et la sirène se retrouve juchée dans un arbre, sans eau. Comment va -t-elle faire pour regagner les eaux. Elle découvre un paysage qu’elle n’avait même pas imaginé. Et là un oiseau perruche arriva …

Je vous laisse imaginer la suite, l’auteur a inventé un conte de fées sans fée, mais une belle histoire à lire. Véronique Massenot explique à la fin du livre qu’elle s’est inspirée d’une autre œuvre du vingtième siècle, musicale celle-là : la ravissante et guillerette chanson de Juliette Gréco, « un petit poisson un petit oiseau »… Une chanson particulièrement adaptée à la situation, avec sa fin, hymne à l’amour hybride.

Ce qui est étonnant, c’est que l’histoire est née dans une école maternelle où l’auteure était invitée à parler de son métier et en particulier, de sa manière d’écrire à partir d’une œuvre d’art.

L’art de Matisse donne de la joie, c’est un hymne à la vie, à découvrir.

Henri Matisse né le 31 décembre 1869 au Cateau-Cambrésis, et mort, le 3 novembre 1954, à Nice, est un peintre, dessinateur, graveur et sculpteur français. Figure majeure du XXe siècle, son influence sur l’art de la seconde partie du siècle est considérable par l’utilisation de la simplification, de la stylisation, de la synthèse et de la couleur comme seul sujet de la peinture, aussi bien pour les nombreux peintres figuratifs ou abstraits qui se réclameront de lui et de ses découvertes. Il fut le chef de file du fauvisme. De Pablo Picasso, qui fut son ami et le considérait comme son grand rival, à Andy Warhol qui « voulait être Matisse », tous les peintres du XXe siècle ont été confrontés à la gloire et au génie de Matisse.


« La perruche et la sirène », conçu par Matisse en 1952 et exposé au Stedelijk Museum d’Amsterdam, qui constitue le point de départ du livre, paru en 2015, 42ème livre sorti sur ce principe.

Un autre album : Le chat et l’oiseau , à la manière de Paul Klee.

Cet album entre dans le cadre du défi « Le Printemps des Artistes » proposé par Marie-Anne du blog  » La Bouche à Oreilles d’avril à juin 2022.

Le mois de la littérature latino-américaine

Aujourd’hui débute le mois Latino – Américain chez Inganmic, j’ai choisi de le démarrer en couleurs.

Place aux artistes :

Premier pays : l’Uruguay

Joaquin Torres Garcia , Peintre uruguayen né à Montevideo, en 1874, d’une mère uruguayenne et d’un père catalan Joaquín Torres García a dix-sept ans lorsqu’il débarque à Barcelone, où il s’initie à la peinture murale. Il se rend en 1910 en Belgique et en France, avant de revenir à Barcelone, où il exécute deux ans plus tard plusieurs fresques au palais de la Diputacíon et à l’église San Augustin. Jusqu’au début des années 1920, pendant ce qui constituera la première période de son œuvre, l’artiste, à travers d’importants murales, s’affirme comme un représentant éminent du noucentisme, ce mouvement catalan d’inspiration idéaliste et néo-classique qu’il décline à travers de grandes fresques, dans un esprit proche des figures de Puvis de Chavannes.

Ensuite, il n’aura de cesse de bouger. Il retourne en Uruguay, dans sa ville natale, puis s’installe pendant deux ans à New York, avant de repartir, en 1922, pour Madrid, Bruxelles et d’autres capitales européennes. En Italie, il découvre le futurisme, avant de se fixer – pour un temps – à Paris, en 1925. Dans la capitale des arts, où il demeurera jusqu’en 1934, il est partie prenante de l’aventure tumultueuse des avant-gardes européennes. Il s’écarte un peu de la figuration pour se tourner vers l’art abstrait. Dès son arrivée, il expose au Salon d’automne. Cinq ans plus tard, il fonde avec Michel Seuphor, critique d’art spécialiste de l’abstraction, le mouvement Cercle et Carré, ainsi que la revue du même nom, et participe, avec les autres membres du groupe, à sa première exposition internationale. En 1932, il décide de rejoindre Montevideo pour un retour définitif au pays ; il y mourra en 1949 – manière de boucler la boucle avec d’incessantes lignes de fuite, des points de rupture et virages à angle droit qui ressemblent un peu à sa manière de peindre.

Vous trouverez plus d’œuvres sur Wikiart.

Laura Theresa Alma-Tadema

Fille d’un éminent docteur londonien, George Napoleon Epps, Laura Theresa Epps est née en à Londres.

Très jeune, elle s’exerce à la copie de tableaux anciens au British Museum de Londres puis devient plus tard élève de William Cave Thomas et William Bell Scott à l’école de ce musée. Elle s’intéresse également à la musique, s’exerce à composer et fait partie des cercles de Ford Madox Brown (1821-1893) et de Dante Gabriel Rossetti (1828-1882) qui sont ses amis.

En 1870, elle devient l’élève de Sir Lawrence Alma-Tadema. Celui-ci a perdu son épouse Marie-Pauline Gressin de Boisgirard l’année précédente et épousera Laura en secondes noces, en 1871.

Laura s’est principalement consacrée à la représentation de scènes enfantines dans des décors à la manière des maîtres néerlandais du XVIIe siècle qu’elle aimait imiter. À partir de 1873 elle a exposé régulièrement à la Royal Academy de Londres ainsi que dans différentes galeries londoniennes et britanniques et à Berlin et à Paris. À Berlin, elle obtint une médaille d’or pour son tableau Satisfaite. En 1878, elle fut l’une des seules femmes artistes invitées à participer à l’Exposition Universelle de Paris ; elle y fut primée d’une médaille d’argent .Elle est morte le à Hindhead dans le Surrey, au sud de Londres. (source Wikipédia)

 

 

Peinture espagnole

Ce tableau a été peint par Murillo.

Murillo naquît à Séville , il sera d’ une
famille  » modeste  » .
Il commencera à étudier la peinture durant
la période de son adolescence auprès
de Juan del Castillo .
Il fréquentera son atelier pendant une dizaine
d’ années , jusqu’ en 1639 .
Ses œuvres se vendront aux foires et sur
les marchés .
C’ est en 1646 qu’ on le reconnaîtra et qu’ il
s’ affirmera en montrant les toiles du cloître
des Franciscains de Séville .
Rapidement , il acquerra une notoriété
dans un climat  » fervent  » de la peinture
espagnole .
Ce sera le début d’ une belle carrière …

Pourquoi ce tableau, plutôt qu’un autre de Murillo, j’ai eu sous mes yeux une reproduction de celui-ci toute mon enfance. Mes parents aimaient cette peinture. J’ai retrouvé par hasard ce tableau lors de ma recherche sur un peintre espagnol.