« Jézabel » de Irène Némirovsky

Dans le cadre du Mois de l’Europe de l’Est d’Eva, Patrice et Goran , j’ai choisi de lire ce livre d’Irène Némirovsky, « Jézabel « .

Le roman débute au tribunal par le procès d’une femme accusée d’avoir tué . Dans la nuit du 24 au 25 décembre 1934 Gladys Eysenach a tiré à bout portant sur Bernard Martin , 20 ans, étudiant en lettres. Dans la première partie du roman, nous suivons le procès de cette femme, dont nous savons peu de chose. On la découvre à partir des témoignages des personnes venues à la barre. Elle a reconnu l’avoir tué mais est resté muette sur la raison. Elle a peur du scandale .

La deuxième partie est un flash-back des années passées et les causes de ce crime.

On revient sur les premières années de la vie de l’accusée. Gladys Eysenach est née à Santa-Paloma,aux confins du Brésil et de l’Uruguay. Elle a vécu sans son père. Elle a beaucoup voyagé, puis finalement s’est installée en France en 1928. Elle est obsédée par son apparence et la jeunesse. Elle aime être courtisée par les hommes, ne dévoile jamais son âge. Elle n’accepte pas son vieillissement. Elle ne peut qu’être belle !!. Elle a eu une fille qu’elle néglige.

Gladys est une femme imbue de sa personne, égoïste. Elle souhaite détourner le cours du temps de son destin. Cette Jézabel ne convoite pas seulement le regard des hommes. Elle veut surtout rester jeune, et trouve toujours une justification à tous ses actes.

Irène Némirovky nous dépeint une femme de son temps. Dans la Bible, Jézabel , c’est la séductrice, la femme d’Achab, roi d’Israël, et l’exemple même de l’influence – mauvaise – d’une femme sur son mari. Cruelle et méchante, elle ne recule devant rien, et la séduction est son arme la plus terrible.

La Jézabel de Irène Némirovski nous semble de moins en moins sympathique au fur et à mesure que se déroule son histoire. Gladys en effet veut attirer toutes les adorations et pour cela elle est prête à sacrifier son enfant et à détourner le temps. Ne l’a t-elle pas fait ? Elle est toujours hantée par la vieillesse.

« Ce désir de plaire, d’être aimée, cette jouissance banale, commune à toutes les femmes, cela devenait pour elle une passion, semblable à celle du pouvoir ou de l’or dans un cœur d’homme, une soif que les années augmentaient et que rien, jamais, n’avait pu étancher complètement. »

Irène Némirovsky saisit, d’une écriture fluide un portrait de femme , que l’on voit évoluer mais qu’on ne peut pas comprendre.

Ce n’est pas le premier livre que je lis, mon impression de lecture est mitigée. J’ai trouvé beaucoup de longueurs tout au long du récit.

Je l’ai lu en numérique, téléchargé sur Bibebook.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°21 ]

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