Le mois de la littérature latino-américaine

Aujourd’hui débute le mois Latino – Américain chez Inganmic, j’ai choisi de le démarrer en couleurs.

Place aux artistes :

Premier pays : l’Uruguay

Joaquin Torres Garcia , Peintre uruguayen né à Montevideo, en 1874, d’une mère uruguayenne et d’un père catalan Joaquín Torres García a dix-sept ans lorsqu’il débarque à Barcelone, où il s’initie à la peinture murale. Il se rend en 1910 en Belgique et en France, avant de revenir à Barcelone, où il exécute deux ans plus tard plusieurs fresques au palais de la Diputacíon et à l’église San Augustin. Jusqu’au début des années 1920, pendant ce qui constituera la première période de son œuvre, l’artiste, à travers d’importants murales, s’affirme comme un représentant éminent du noucentisme, ce mouvement catalan d’inspiration idéaliste et néo-classique qu’il décline à travers de grandes fresques, dans un esprit proche des figures de Puvis de Chavannes.

Ensuite, il n’aura de cesse de bouger. Il retourne en Uruguay, dans sa ville natale, puis s’installe pendant deux ans à New York, avant de repartir, en 1922, pour Madrid, Bruxelles et d’autres capitales européennes. En Italie, il découvre le futurisme, avant de se fixer – pour un temps – à Paris, en 1925. Dans la capitale des arts, où il demeurera jusqu’en 1934, il est partie prenante de l’aventure tumultueuse des avant-gardes européennes. Il s’écarte un peu de la figuration pour se tourner vers l’art abstrait. Dès son arrivée, il expose au Salon d’automne. Cinq ans plus tard, il fonde avec Michel Seuphor, critique d’art spécialiste de l’abstraction, le mouvement Cercle et Carré, ainsi que la revue du même nom, et participe, avec les autres membres du groupe, à sa première exposition internationale. En 1932, il décide de rejoindre Montevideo pour un retour définitif au pays ; il y mourra en 1949 – manière de boucler la boucle avec d’incessantes lignes de fuite, des points de rupture et virages à angle droit qui ressemblent un peu à sa manière de peindre.

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