La définition du bonheur de Catherine Cusset

Présentation de l’éditeur ;

« Pour Clarisse, le bonheur n’existait pas dans la durée et la continuité (cela, c’était le mien), mais dans le fragment, sous forme de pépite qui brillait d’un éclat singulier, même si cet éclat précédait la chute. »
Deux femmes : Clarisse, ogre de vie, grande amoureuse et passionnée de l’Asie, porte en elle depuis l’origine une faille qui annonce le désastre ; Ève balance entre raison et déraison, tout en développant avec son mari une relation profonde et stable. L’une habite Paris, l’autre New York. À leur insu, un lien mystérieux les unit.
À travers l’entrelacement de leurs destinées, ce roman intense dresse la fresque d’une époque, des années quatre-vingt à nos jours, et interroge le rapport des femmes au corps et au désir, à l’amour, à la maternité, au vieillissement et au bonheur.

Mon avis :

Aux premières lignes, Clarisse est morte. Ève, qui habite à New York, y revient en février après l’enterrement au cimetière de Bagneux et elle se met à lire le texte laissé sur une clé USB par cette amie qu’elle avait rencontrée sur le tard.

Clarisse est une femme libre, passionnée, impulsive. Elle a été élevée par une mère seule et alcoolique. Elle vit à Paris après avoir voyagé en Asie, où elle a rencontré le père de ses trois garçons. Ève est ambitieuse, dévouée, sérieuse ; elle a grandi dans une famille catholique traditionnelle. Avec son mari, elle s’est établie à New York, où sont nées leurs filles.

Deux femmes accomplies et pleines de vie qui, malgré leur bonne volonté, se sous-estiment profondément et ne cessent de rechercher ce qui leur permettra de se sentir enfin en paix avec elles-mêmes.

La famille, la jalousie, les destins individuels, l’amour, la perception que les autres ont de nous, tout cela se retrouve bien sûr au cœur de La Définition du bonheur et des existences croisées de Clarisse et d’Eve.

Catherine Cusset signe ici un roman féminin. Elle va disséquer la vie de deux femmes, Clarisse et Eve, que tout oppose mais un lien va se dévoiler peu à peu au fil des pages.

Le roman est fluide, j’ai eu l’impression de survoler ces vies. De personnes gravitent autour de Clarisse et d’Eve. On les retrouvera des années plus tard sans savoir ce qu’elles ont fait. Les moments historiques cités sont trop nombreux pour être détaillés.

La définition du bonheur n’est pas complète.

Catherine Cusset Gallimard –
350 pages –
20 euros, parution le 19 août 2021

8 réflexions sur “La définition du bonheur de Catherine Cusset

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