John l’enfer de Didier Decoin

Un livre retrouvé dans mes livres et non lu, avant de m’en séparer, je voulais le lire.

Le roman débute par la chute d’un indien, pas une simple chute, il s’est écrasé au sol. Cet homme était laveur de carreaux d’un building à New York.

John l’enfer, le Cheyenne va le remplacer, il n’a pas le vertige. Il va laver les vitres des gratte-ciel. New-York a changé, la ville se délabre de jour en jour. Il le voit bien de là-haut.. Des immeubles sont laissés à l’abandon, d’autres se détériorent , les maisons ne sont plus entretenues. Les chiens partent vers les montagnes.

Après un léger accident, Cheyenne rencontre Dorothy Kaine à l’hôpital. Dorothy est une jeune sociologue, qui a perdu la vue temporairement. John est subjugué par cette jeune femme. John lui propose son aide et lui donne son adresse. Elle viendra accompagnée de Ashton Mysha, officier de marine, juif, polonais, retenu à terre pour des raisons de santé.

Ashton Mysha en a assez de la vie .

« Il faut se méfier des villes, ça vous assassine mine de rien. »

Trois figures, trois destins qui vont se croiser dans cette ville délabrée. Seul John, l’indien voit et comprend l’avenir qui se joue. L’apocalypse est là, et au milieu trois amours se font et se défont.

C’est un récit presque de science-fiction, déroutant, quasiment apocalyptique, écrit en 1977,

John l’enfer, c’est un roman de l’amour et du désespoir, de la différence du peuple indien , j’ai passé un bon moment .Une belle lecture et un coup de cœur littéraire.