La rue qui nous sépare de Célia Samba

Le titre est très évocateur du sujet qui va être traité, un sujet délicat dont on ne parle pas assez. Préjugés, indifférence ?

Une jeune femme, Noémia dit Mia de 19 ans , étudiante en droit, vivant en colocation avec ses deux cousins. Elle est venue à Paris suivre des études, elle a du mal à se faire à cette vie trépidante. Elle va rencontrer un jeune homme de deux ans son aîné. Tristan, il vit dans la rue, seul, SDF . Elle le voit tous les jours, en rentrant de l’université. Tout commence par une simple crêpe que Noémia ose lui offrir. Un geste anodin, banal mais qui lui a demandé des efforts. Un lien se crée entre eux deux, mais ils combattent leurs démons chacun de leur côté. Mia a été traumatisée dans son enfance, puis dans son adolescence, elle a du mal à chasser ses peurs. Tristan, lui ne veut pas s’accrocher, tout n’est qu’utopie pour lui.

Pourquoi Tristan est – il dans la rue ? la vie de Tristan fut chaotique. Il a lui aussi eu des peurs, la peur d’être seul dans la rue, de ne pas avoir de toit où dormir. Il était tout le temps sur ses gardes, la peur au ventre. Il subit tous les jours, le regard des autres. Et pourtant Tristan est un jeune homme presque comme les autres, il a suivi une scolarité, il a des connaissances dans de nombreux domaines. Mais à un moment donné, il s’est retrouvé sans ressource et à la rue.

L’auteur a choisi de présenter deux alternatives de fin du roman, à vous de choisir celle qui vous convient le mieux. La première aurait pu être un peu plus développée.

Un sujet fort, peu évoqué pour des adolescents, pour leur faire comprendre la vie de ces SDF, nous ne devons pas porter de jugement sans savoir quelle vie ils ont eue avant. Un geste peut tout changer.

J’ai été happée par cette histoire et je conclurai par les mots prononcés par l’abbé Pierre

« Un sourire coûte moins cher que l’électricité, mais donne autant de lumière « 

La rue qui nous sépare – Célia Samba – Hachette –

L’année dernière, Hachette Romans lance le concours « Nos Futurs » et appelle tous les écrivains en herbe à tenter leur chance et à changer le monde à leur manière avec des romans engagés. Après avoir été sélectionnée par les équipes de Hachette Romans et un vote du public, Célia Samba, 23 ans, remporte la première place mais surtout, l’opportunité de voir son premier roman publié. Sachez que pour chaque exemplaire de La Rue qui nous sépare acheté, 1 euro sera reversé à l’association La Cloche, qui lutte contre l’exclusion des personnes sans-abri.

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