L’incendiaire de Saint-Pierre de Philippe Cyprien

Un petit coin de Normandie, en l’an 1849, les habitants de la campagne sont pauvres. La misère est coutumière de ces lieux.

La bicoque de Frérot , qui domine le chemin de la Planche, respire l’alcoolisme et la misère. Frérot et son épouse Rose vivent péniblement de soupe, de pommes de terre et, surtout de grand air. C’est que ça ne fait pas fortune un journalier, surtout quand on est marginal.

Dans cette contrée, depuis quelques semaines, les incendies se déclarent , laissant parfois des victimes. Il ne peut y avoir qu’un seul coupable. Les langues se délient et accusent toutes un seul homme. Frérot, lui seul est coupable, et pourquoi son épouse ne le serait-elle pas aussi . Elle qui le soutient toujours. On le croit un peu simplet…alors il est l’homme idéal pour assumer tous ces incendies.

Les villageois le haïssent, s’emportent contre lui. Frérot sera emprisonné et jugé par la loi des hommes. Rose n’échappera pas au procès, mais sera vite innocentée. Quant au sort de Frérot….

Philippe Cyprien sait manier les mots, l’histoire s’appuie sur des faits réels. Le climat de haine est retranscrit d’une manière véridique. L’auteur relate des faits, des ambiances qui se tenaient dans ces années-là . On sent la véritable passion de l’auteur pour l’Histoire, pour les archives.

Ce fut une lecture intéressante, même si le patois des premières pages m’a un peu dérangée. J’ai apprécié les références historiques et aussi celles liées aux auteurs tels que Flaubert et Maupassant.

Ce livre est en lice pour le Prix Reine Mathilde 2021.

Philippe Cyprien – L’incendiaire de Saint-Pierre – Éditions Charles Corlet – EAN : 9782847067453 – 164 pages- Parution (03/02/2021)

Né à Caen, Philippe Cyprien a fait des études d’histoire en objets d’art, auteur de plusieurs biographies dans le Bulletin de la Société historique de Livarot et de chroniques historiques sur l’histoire de Condé-en-Normandie dans l’Orne-Combattante, il est documentaliste de la médiathèque de Condé-sur-Noireau depuis 2009. Il a collaboré avec des historiens émérites tels que Ralph Kingston, professeur d’histoire à Auburn University et Edward Drucker, membre de l’Académie australienne des Sciences humaines, auteur du livre-référence Dumont d’Urville: Explorer and Polymath. Profondément normand, il est surtout intéressé par l’histoire des anonymes, des destins ordinaires et de l’injustice sociale, que l’on retrouve tout le long de ce roman. ( source Corlet Éditions)

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