Betty de Tiffany MacDaniel

On était en 1961 et j’avais sept ans quand Maman a dit qu’elle voulait rentrer chez elle. Chez elle, c’était l’Ohio, c’est là qu’étaient ses racines.

Dans ce récit inspiré de la vie de sa mère, l’autrice nous raconte l’histoire de Betty, petite fille métis, née en 1954 aux États-Unis d’un père Cherokee et d’une mère blanche . L’histoire s’étale de 1909 à 1973. Elle raconte son enfance, son adolescence avec ses non-dits, rêves , ses peurs et ses bonheurs.

Les parents de Betty ont beaucoup déménagé, et reviennent dans leur région natale, l’ Ohio. Ils s’installent avec leurs six enfants,dans une maison qu’il va falloir retaper.

Betty est très proche de son père, il la surnomme  » la petite indienne « . Ce père s’occupe beaucoup de ses enfants, il leur transmet l’amour de la nature. Il leur conte souvent des histoires , il évoque les mythes cherokees Il a des qualités d’herboriste et son savoir est reconnu.

La mère est une femme instable et pas toujours bienveillante envers ses enfants. Betty grandit dans un univers plutôt hostile, victime de sexisme, de racisme car elle a la peau brune, et de moqueries car elle est pauvre.

Elle est très observatrice , elle voit et comprend beaucoup de choses. C’est dans l’écriture , dans-l’amour de son père, et les traditions qu’il lui a transmises qu’elle va puiser la force de survivre aux drames qui frappent sa famille, nourris de violence, de noirceur humaine et de non-dits. Elle cherchera dans l’écriture le sentiment d’accomplissement de soi .

L’auteur a une écriture poétique, mélancolique. les derniers chapitres sont émouvants.Le style est puissant et laissant chaque émotion s’installer durablement en nous.