La blouse roumaine

Dans le cadre du mois dédié à l’Europe de l’Est, voici une tradition qui se perpétue.

Mărțișor Day in the interwar Bucharest.
Photo by Willy Pragher, Jecinci.

Joyeux 1 er mars de Românie ! 🤍❤️′′ M ăr ți șor est une vieille tradition célébrée dans toute la Roumanie chaque année, le 1 er mars.

Le nom M ăr ți șor est un diminutif de mars (Martie en roumain). On pense que la personne qui porte la chaîne rouge et blanche profiterait d’une année prospère et saine

Il n’y a pas si longtemps, à la campagne, les gens célébraient le Martisor en accrochant une chaîne rouge et blanche à leur porte, fenêtre, corne de bétail et abri pour protéger contre les mauvais esprits et invoquer le pouvoir régénérateur de la nature.Dans l’est de la Roumanie (Moldova et Bucovina), la chaîne rouge et blanche a été complétée par une petite pièce – or ou argentée. Après avoir porté la pièce pendant douze jours, les femmes achèteraient du fromage frais avec ça en pensant que leur peau serait saine et belle toute l’année.

Selon les recherches archéologiques, le M ăr ți șor retrace son histoire il y a plus de 8,000 ans. Certains ethnologues pensent que la célébration de M ăr ți șor a des origines romaines, d’autres soutiennent la théorie selon laquelle c’est une vieille tradition dacienne.Dans la Rome antique, le Nouvel An a été célébré le 1 mars. Marche (′′ Martius ′′) a été nommé en l’honneur du dieu Mars. Mars n’était pas seulement le dieu de la guerre, mais aussi le dieu de l’agriculture, qui contribue à la renaissance de la végétation.

Il semble que les Daciens ont également célébré le Nouvel An le premier jour du mois de mars. De nombreuses célébrations de printemps ont été consacrées à cet événement.

Dans le passé, les M ăr ți șor étaient faits de petits galets de rivière, colorés en blanc et rouge, ficelés sur un fil et portés autour du cou. Ils ont été portés, pour porter bonheur et beau temps, du 1 mars au 1 er arbre fleurissait. Quand les premiers arbres fleurissaient, le M ăr ți șor était pendu aux branches d’arbres.De nos jours, le 1 mars, les Roumains achètent des fils rouges soyeux (snur) attachés à un arc auquel un petit bibelot est attaché et les offrent aux membres de la famille, amis et collègues (femmes) pour montrer leur amitié, leur respect ou leur admiration . »

Les pratiques culturales associées au 1 er mars en Bulgarie, en Macédoine du Nord, en République de Moldovie et en Roumanie (M ăr ți șor) ont été inscrites en 2017 sur la liste des représentants de l’UNESCO du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Merci à Ana-Maria pour ce partage de traditions. Pour en savoir plus sur la Roumanie.

Paz de Caryl Ferey

Caryl Ferey a situé son roman dans une Colombie déchiquetée par la guerre civile. Lautaro Bagader, chef de la police de Bogotá.Sa famille est proche du pouvoir., finit sa soirée en agréable compagnie, lorsqu’un appel téléphonique le force à sortir, et à renvoyer sa belle d’une façon peu cavalière. La jeune femme, Diana, journaliste d’investigation a le temps de voir le nom de celui qui l’a éjectée .

Lautaro rejoint son équipe, et découvre l’abomination, une scène de crime où il ne reste plus que le tronc d’une femme, les membres ont été coupés,et disposés dans le tronc. Cette façon de procéder fait référence à la guerre civile « la Violencia « , acte de provocation.

Ce n’est que pure répétition dans tout le pays où la police a du mal à cacher les faits. Lautaro Bagader doit lutter partout contre ceux qui ne veulent pas baisser les armes.

Une deuxième enquête se mêle au récit, celle du frère disparu, Angel enlevé par des rebelles 15 ans plus tôt. Sa fille fut enlevée par des guerilleros. Les deux affaires se rejoindront et Lautaro découvrira qui se cache derrière ces complots. des histoires d’amour se mêleront à ce récit, pour amoindrir la réalité.

L’écriture de Caryl Ferey est parfois très dure, mais il a des choses à dire sur ce pays, et celles-ci sont essentielles.

Quatrième de couverture :

Un vieux requin de la politique.
Un ancien officier des forces spéciales désormais chef de la police de Bogotá.
Un combattant des FARC qui a déposé les armes.
Un père, deux fils, une tragédie familiale sur fond de guérilla colombienne.

Les mots de couleur de Guenrikh Sapguir

En mars, j’ai accepté de participer au mois de l’Europe de l’Est proposé par Eva, Patrice et Goran.

Ce lundi commence par de la poésie russe :

Les mots de couleur

L’herbe a des mots tout verts
qui chuchotent dans l’air.

Le vent a des mots bleus
qui sont parfois houleux.

Le soleil à l’aurore
a des mots rouge et or.

Et les mots se répondent
en repeignant le monde.

Guenrikh Sapgui

Guenrikh Sapguir (cité dans « Anthologie de la poésie russe pour enfants » – traduction, présentation et choix de Henri Abril – Circé / poésie, 2000).