Les Disparues du tableau de Daria Descombre

Depuis qu’elle a découvert l’identité de l’assassin de son père, Macha Karavaï, jeune étudiante en droit et stagiaire à la police de Moscou, reste cloîtrée chez elle. Mais un nouveau tueur en série sévit dans la ville, laissant dans son sillage le corps de jeunes femmes nues, étranglées au moyen d’un ­ fin lacet de soie. Près d’elles, une esquisse du peintre Ingres. Ce sont toutes des femmes parfaitement ordinaires, pourtant, avec chacune d’elles l’assassin semble donner corps à une œuvre de son cru, et se jouer des enquêteurs à ses trousses.
Aux côtés d’Andreï Yakovlev, son supérieur, Macha décide alors de s’engager dans une véritable course contre la montre pour tenter d’établir un lien entre les jeunes femmes russes et le légendaire peintre français.

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Merci à Net Galley et aux éditions JC Lattés ( le Masque ) pour ce partenariat.

Encore une de ces filles « portées disparues ». Tu vois, c’est une histoire bizarre. D’abord les filles disparaissent. Les filles les plus banales qui soient. Pas des top-modèles, pas des filles de banquiers ou de célèbres animateurs télé. Autrement dit, on peut tout de suite exclure la piste d’un enlèvement avec rançon à la clef. D’ailleurs, y’a jamais le moindre coup de fil pour réclamer de l’argent.

Pour sortir Macha de sa dépression, Andreï Yakovlev, capitaine à la Petrovka lui demande de l’aider à élucider cette sombre affaire de jeunes filles disparues. Elles sont retrouvées mortes, et ont toutes une esquisse d’Ingres sur leurs corps.

Cette enquête va nous mener de Moscou à Montauban, en passant par les musées prestigieux de Moscou .L’auteur a bien mis en valeur la vie en Russie, Elle a su dépeindre la population moscovite, de relever l’indigence d’une population appauvrie, qui a bien du mal à s’extirper de la morosité du quotidien.

Il y a une alternance des différents personnages qui animent ce roman, on passe d’Andreï à Macha, du meurtrier à sa victime, ou même du capitaine russe à notre commissaire parisien Perrin, ce qui donne du mouvement et de l’ action au roman.

Daria Desombre sait captiver le lecteur, cette immersion dans le monde de la peinture et en particulier dans l’univers pictural d’Ingres,  m’a permis de passer un bon moment de lecture.

Les disparues du tableau – Daria Desombre – Editions JC Lattes/Le Masque – 352 pages –  septembre 2020 – Traduit par Julia Chardavoine

Challenge Polar et Thriller 2020/2021