L’album du mercredi

Le temps des activités péri-scolaires est fini. Il n’y a plus de lecture dans la bibliothèque, mais je lis toujours des albums.

Voici un petit écureuil qui aime beaucoup les pommes de pin.

« Il faut lui parler tout doucement. Dans le creux de son tronc, il faut s’en occuper comme d’un ami. »

l’arbre lui en donne tant.

« J’adore les pommes de pin. Et puis il en a tellement ... »

Mais quand il n’y en a plus, il y a les aiguilles, et c’est tellement bon..

Puis après les aiguilles, il y a les branches.

Les petites branches servent à faire du feu. ..Et les grosses branches …à bâtir…..

Jolie métaphore de notre société du toujours plus , métaphore de l’absence de limite, « moi d’abord » et après moi le déluge.

Beau récit humoristique sur l’écologie, avec une surconsommation excessive, et au final, il n’y aura plus rien.

Pour enfants dès 4 ans.

Un peu beaucoup – Olivier Tallec – L’École des Loisirs – 02/09/2020 – ISBN ; 9782211307758


Le Lundi, c’est poésie !

Aujourd’hui, j’ai choisi de vous présenter des poèmes extraits de ce livre .

Sur la feuille

Sur la feuille de papier

tu dessines toujours

deux maisons

rondes

comme des joues

entre les deux

une passerelle

pointue

comme un nez

une maison

pour les baisers de maman

une maison

pour les baisers de papa

et ton cœur

entre les deux portes.

Joël Sadeler

(1938-2000)
Né en au Mans en 1938. Il passe son enfance à la campagne et sera toujours attaché au milieu rural. Il est enseignant dans un collège de la Sarthe et animateur de poésie en milieu scolaire et dans les bibliothèques municipales. Il créé également des spectacles de poésie. Il reçoit en 1997, le prix de Poésie Jeunesse du Ministère de la jeunesse et des sports pour son recueil « L’enfant partagé ». Amoureux des mots, des sons et des images il rend sa poésie, parfois grave mais souvent drôle, accessible à un jeune public.

————————————-

Joël Sadeler

Né en au Mans en 1938. Il passe son enfance à la campagne et sera toujours attaché au milieu rural. Il est enseignant dans un collège de la Sarthe et animateur de poésie en milieu scolaire et dans les bibliothèques municipales. Il créé également des spectacles de poésie. Il reçoit en 1997, le prix de Poésie Jeunesse du Ministère de la jeunesse et des sports pour son recueil « L’enfant partagé ». Amoureux des mots, des sons et des images il rend sa poésie, parfois grave mais souvent drôle, accessible à un jeune public.

Petit ver

Petit ver

Petit ver

Qui dès l’été

Viens manger les pommes du verger

Sache le bien

Je ne suis pas fâché

Comme je te comprends

C’est si rare en notre temps

Un vrai fruit

sans produits

Pas surveillé

Pas pulvérisé

Petit ver

Qui dès l’été

Viens manger les pommes du verger

Quelle joie

Que tu sois

Encore là

Mais

Gare à toi mon pote

Si maman fait des compotes.

Philippe Mathy

 Né à Manono (Congo) le 17 juillet 1956, Philippe Mathy rejoint dès l’âge de 4 ans la Belgique. Il vit son enfance à Saint-Denis ( Mons ), petit village entouré de bois et d’étangs. ll a fondé avec son épouse une galerie d’art, d’exposition et de rencontre, Le Front aux vitres, où il accueille poètes et plasticiens. Reconnu depuis ses débuts (prix Lockem décerné par l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique),

Dans l’album  » chaque enfant est un poème  » Des poètes saisissent des instants d’enfance, d’autres interpellent le jeune lecteur d’aujourd’hui. Aux quatre coins du monde, l’enfance et la poésie nous racontent l’essentiel de ce qui nous réunit. Les superbes illustrations sont de Solenn Larnicol.

Challenge polar et thriller 2020/2021 chez Sharon

Voilà je continue l’aventure avec Sharon, le challenge 2019/2020 est fini. Un autre commence. mon quatrième challenge. Lancement du  challenge Polar et thriller 2020-2021, donc du 11 juillet 2020 au 10 juillet 2021.

Voilà les différentes catégories :

– jusqu’à cinq livres lus : Imogène.
de cinq à quinze livres lus : Montalbano.
de quinze à vingt-cinq livres lus : Miss Marple.
– de vingt-cinq à cinquante livres lus : Erlendur Sveinsson.
– de cinquante à soixante-quinze livres lus : commissaire Jules Maigret.
– de soixante-quinze à cent livres lus : Walt Longmire.
– plus de cent livres lus : Sherlock Holmes.
– plus de deux cents livres lus : Lucky Sherlock (j’aurai pu mettre Belette Sharon, mais cela manquait de discrétion).

Cette année, ajout d’ une option « série télévisée » et d’une option « cinéma ».

Mes billets pour ce challenge

La vallée de Bernard Minier

Terminus Elicius de Karine Giebel

L’amante d’Etretat de Stanislas Petroski

La vengeance Gillian de Hervé Darques

Les Disparues du tableau de Daria Descombres

Je m’engage pour la catégorie Montalbano. J’avais changé de catégorie l’an passé.

Si vous souhaitez nous rejoindre, cliquez sur ce lien ; inscription et logos (nouveaux logos de Cannibal Lecteur) : Challenge polar et thriller 2020/2021 , 

Les Disparues du tableau de Daria Descombre

Depuis qu’elle a découvert l’identité de l’assassin de son père, Macha Karavaï, jeune étudiante en droit et stagiaire à la police de Moscou, reste cloîtrée chez elle. Mais un nouveau tueur en série sévit dans la ville, laissant dans son sillage le corps de jeunes femmes nues, étranglées au moyen d’un ­ fin lacet de soie. Près d’elles, une esquisse du peintre Ingres. Ce sont toutes des femmes parfaitement ordinaires, pourtant, avec chacune d’elles l’assassin semble donner corps à une œuvre de son cru, et se jouer des enquêteurs à ses trousses.
Aux côtés d’Andreï Yakovlev, son supérieur, Macha décide alors de s’engager dans une véritable course contre la montre pour tenter d’établir un lien entre les jeunes femmes russes et le légendaire peintre français.

∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞

Merci à Net Galley et aux éditions JC Lattés ( le Masque ) pour ce partenariat.

Encore une de ces filles « portées disparues ». Tu vois, c’est une histoire bizarre. D’abord les filles disparaissent. Les filles les plus banales qui soient. Pas des top-modèles, pas des filles de banquiers ou de célèbres animateurs télé. Autrement dit, on peut tout de suite exclure la piste d’un enlèvement avec rançon à la clef. D’ailleurs, y’a jamais le moindre coup de fil pour réclamer de l’argent.

Pour sortir Macha de sa dépression, Andreï Yakovlev, capitaine à la Petrovka lui demande de l’aider à élucider cette sombre affaire de jeunes filles disparues. Elles sont retrouvées mortes, et ont toutes une esquisse d’Ingres sur leurs corps.

Cette enquête va nous mener de Moscou à Montauban, en passant par les musées prestigieux de Moscou .L’auteur a bien mis en valeur la vie en Russie, Elle a su dépeindre la population moscovite, de relever l’indigence d’une population appauvrie, qui a bien du mal à s’extirper de la morosité du quotidien.

Il y a une alternance des différents personnages qui animent ce roman, on passe d’Andreï à Macha, du meurtrier à sa victime, ou même du capitaine russe à notre commissaire parisien Perrin, ce qui donne du mouvement et de l’ action au roman.

Daria Desombre sait captiver le lecteur, cette immersion dans le monde de la peinture et en particulier dans l’univers pictural d’Ingres,  m’a permis de passer un bon moment de lecture.

Les disparues du tableau – Daria Desombre – Editions JC Lattes/Le Masque – 352 pages –  septembre 2020 – Traduit par Julia Chardavoine

Challenge Polar et Thriller 2020/2021

L’Estrange Malaventure de Mirella de Flore Vesco

Moyen Age. Les rats ont envahi la paisible bourgade d’Hamelin. Vous croyez connaître cette histoire par coeur ? Vous savez qu’un joueur de flûte va arriver, noyer les rats en musique, puis les enfants d’Hamelin ? Oubliez ces sornettes : la véritable histoire est bien pire, et c’est grâce à Mirella, une jeune fille de 15 ans, qu’on l’a enfin compris. Jusqu’ici, elle passait inaperçue en ville – qui s’intéresserait à une porteuse d’eau, à une crève-la-faim, une enfant trouvée ? Seulement voilà, Mirella a un don ignoré de tous : elle voit ce que personne d’autre ne voit. Par exemple, elle a bien repéré ce beau jeune homme en noir, qui murmure à l’oreille de ceux qui vont mourir de la peste… Et ça lui donne une sacrée longueur d’avance. Y compris sur le plus célèbre dératiseur de tous les temps.

⇔⇔⇔⇔⇔⇔⇔⇔⇔⇔⇔⇔⇔⇔⇔⇔⇔⇔⇔⇔⇔⇔⇔⇔⇔⇔⇔⇔⇔

Vous avez reconnu le thème de ce livre, Flore Vesco revisite le conte  des frères Grimm, « Le joueur de flûte de Hamelin ». Rappelez-vous dans ce conte là,  les rats envahissent la ville de Hamelin et répandent la peste. Un mystérieux joueur de flûte les envoutera par sa musique et les entraîne hors de la ville . Il provoque leur noyade dans une rivière.

Flore Vesco donne vie à une jeune adolescente, Mirella à la chevelure flamboyante, on ne sait pas d’où elle vient. Elle a été élevée dans un orphelinat, et survit en tant que porteuse d’eau. Mirella est une incarnation de la féminité, de la liberté et de l’émancipation. Elle sait se débrouiller, elle n’hésite pas à cacher sa chevelure pour ne pas être la proie d’hommes peu respectueux.

Laissez les jeunes filles danser et, parées ou dévoilées, circuler dans la cité, ou bien il pourrait vous en coûter. Suivez les enfants inconscients, qui jamais ne doutent, n’hésitent ni ne tremblent. Et méfiez-vous des contes. Qui sait, derrière ces badines historiettes, quelles terribles vérités sont cachées ?

Flore Vesco écrit sur ce pan d’histoire médiévale , elle a su se fondre dans cette époque, grâce au langage qu’elle s’est approprié . Elle mélange des mots de son invention à du vieux français

Les rats prolifèrent , la peste se répand. Mirella se découvre d’étranges pouvoirs. Elle semble avoir des capacités que d’autres non pas.Elle va devoir surmonter sa peur et elle seule perçoit l’émissaire de la Mort.. Elle l’affrontera pour protéger sa ville .

A toute cette histoire se mêle l’histoire des maladies contagieuses, telles que la peste, la lèpre au XIII siècle. J’ai aimé cette maslaventure , je me suis laissée emportée par l’histoire. Le début est un peu chaotique, il faut s’habituer aux mots employés. Flore Vesco a réécrit ce conte avec brio et humour, humour noir parfois.

Ce livre s’adresse aux ado, mais peut être lu par les adultes.

D’autres lectures de cet auteur: 226 bébés  

Louis-Pasteur contre les Loups-Garous

L’estrange Malaventure de Mirella de Flore Vesco – EAN : 9782211301558
Éditeur : L’École des loisirs (17/04/2019)

Renoue vent, poème de Nadia Ben Slima

 

Renoue le vent,

Je suis le vent
questionne la forêt
la brise sous les feuillages
chemine, souffle continu en quête

Le chant des oiseaux s’y posent
dans un son, léger et reposant

Je suis le vent
psalmodie la merveille des couleurs
herbes, feuilles effleurées jusqu’aux rémiges
indifférentes

L’odeur mousseuse, terreuse épanouie
guéris du temps et de la nuit

Je suis le vent
virevolte, mélange les sens
indomptable dans sa fraîcheur
cernées par les arbres protecteurs
défie les ardeurs, balaie les rumeurs

Finis dans un tourbillon de feuilles mortes
et naîtra de nouveau dans le bleu et or d’un papillon égaré

Nadia Ben Slima, 2016

Née en 1980 dans un village mosellan, Nadia BEN SLIMA a passé toute son enfance et la plupart de sa vie d’adulte dans l’Est de la France : Lorraine, Alsace et Franche-Comté. Actuellement, elle vit dans le Nord, à Lille. Autant attirée par les sciences que par la littérature, elle a fait le choix d’une carrière scientifique, mettant en veille son autre passion.

Un recueil de poésie est à venir ainsi que d’autres projets d’écritures décalés, poétiques et surtout salvateurs. ( source  Poetica)

À Aurore de George Sand

À Aurore

La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.

George Sand

La vengeance Gillian de Hervé Darques

En mars 2019, Caroline Malandain, agent d’entretien pour la société de ménage HNA est battue, violée et laissée pour morte. Elle entend son agresseur parler d’un contrat rempli et découvre ainsi que des personnes veulent l’éliminer sans comprendre leurs motivations.

Cette lecture est une lecture imposée, je ne connais pas l’auteur. Son livre est en lice pour le Prix Reine Mathilde 2020.

Caroline  Malandain est laissée pour morte , agressée, violée sauvagement dans une maison isolée non loin du Havre. Elle ne se rappelle que la dernière phrase de son agresseur.

Et voilà, salope, le contrat est rempli.

Malgré son état, elle réussit à appeler les secours .

Quelqu’un avait donc payé pour ce qui lui est arrivé, pourquoi. Elle ne comprend pas, Caroline vit seule, sans parent, sans ami. Elle travaille dans une société de nettoyage.

Elle continuera d’être traquée par un tueur, qui réussit à la retrouver à l’hôpital. Mais qui est-elle pour susciter un tel acharnement ? Elle va être sauvée par un policier la prenant complétement en charge, il va assurer sa garde. Ils se cacheront pour échapper à ce tueur.

Quelques incohérences, avec des détournement de situation qui font réfléchir. Où l’auteur veut-il nous emmener et pourquoi ? La cohésion des événements sera dévoilée à la fin du livre.

Un thriller au rythme époustouflant, qui tient en haleine dès le premier chapitre. L’intrigue est présente  et les rebondissements, au fil des pages, se suivent.

A vous de découvrir la suite .. Je peux juste dire, âme sensible s’abstenir, les scènes sont violentes et multiples. Ce suspens est bien sanglant, comme le rouge de la couverture du livre.

La vengeance Gillian – Hervé Darques – Ramsay – (28/04/2020)  EAN : 9782812201509

Evidemment de Sylvain Laisne

Évidemment

Évidemment
On n’est pas toujours ce que l’on croit
Les images qu’on a
Les messages que l’on envoie

De temps en temps
Retrouver l’enfant qui est en soi
Les sentiments
Poussés au large de l’entendement

Un océan
De pensées sans fondements
Des oasis
Qui nous empêchent d’être tristes

Quand tout fout le camp
Les amis comme les envies
Quand tout fout le camp
Les apparences comme l’espérance

Alors je suis au ciel
Et j’embrasse les nuages
Je recherche le substantiel
Dans ce monceau d’éternel

Sylvain Laisné