Et toujours les forêts de Sandrine Collette

   Corentin, personne n’en voulait. Ni son père envolé, ni les commères dont les rumeurs abreuvent le village, ni surtout sa mère, qui rêve de s’en débarrasser. Traîné de foyer en foyer, son enfance est une errance. Jusqu’au jour où sa mère l’abandonne à Augustine, l’une des vieilles du hameau. Au creux de la vallée des Forêts, ce territoire hostile où habite l’aïeule, une vie recommence….

 

le Grand Prix RTL-Lire 2020 a été décerné  à Sandrine Collette pour Et toujours les forêts, paru en janvier chez JC Lattès. Elle avait déjà été récompensée il y a deux semaines par le prix de la Closerie des Lilas pour ce roman de fin du monde. 

Corentin a été balloté dans des familles d’accueil jusqu’au jour où sa mère décide de le confier à  la vieille Augustine,la grand-mère du père de Corentin. Elle habite dans un petit hameau de la vallée des Forêts.

« Un territoire à part, colossal, charnu d’arbres centenaires, de chemins qui s’effaçaient chaque saison sous la force de la nature. Un territoire maléfique, disaient certains qui ne savaient plus pourquoi, mais c’était un réflexe, chaque fois qu’un malheur s’abattait par ici, les vieilles et les vieux se tordaient les mains en hochant la tête : ce sont les Forêts. »

Il trouvera un peu de répit, il grandira puis un jour partira faire ses études à la ville. Il vivra sa vie de jeune étudiant, participera à des fêtes souvent bien arrosées, qui ont lieu dans des caves souterraines.

Lors d’une de ces fêtes, un bruit se fit entendre, un tremblement de terre ? Chacun se fige. Ils remontent à la surface et découvrent des corps , les hommes et les animaux sont brûlés vifs. Tout autour d’eux n’est plus que ruine.

Corentin décide de quitter ce lieu et va tenter de retrouver sa vieille Augustine.

Ce roman bascule dans le post-apocalyptique, le monde n’est plus. Avec quoi peut-on envisager de reconstruire quelquechose, s’il n’y a plus rien ? Peut-on en créer un nouveau ? Voici quelques questions évoquées par Sandrine Collette dans ce roman noir, à travers le destin tragique de Corentin. Elle va s’intéresser à la vie d’après lorsqu’on a tout perdu et qu’il faut tout reconstruire.

Le rythme est lent, pour mieux appréhender Corentin, ses sensations, sa rage de vivre en insistant sur la nécessité de vivre, ou plutôt de survivre.

C’est ma première rencontre avec Sandrine Collette, et je peux dire que cela ne sera pas la dernière. Ce roman est un beau roman noir, sur des questions existentielles.

Et toujours les Forêts » – Sandrine Collette – JC Lattès – 334 pages

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