Fantazmë de Nicolas Tackian

« Fantazmë » en albanais signifie spectre. Quel est donc ce spectre qui sévit sur Paris ? Un homme a été retrouvé mort dans une cave parisienne. L’ADN retrouvé sur lui , est connu. Le meurtrier n’a jamais été arrêté. Tomar et son équipe se lancent à la poursuite du tueur.

Fantazmë, spectre, fantôme, il y en a d’autres dans ce polar. Ceux qui hantent le commandant Tomar. Son père, qu’il a tué très jeune, pour sauver sa mère et son petit frère. Notre commandant est victime d’hallucinations, mais  est-ce dû à un problème neurologique, héréditaire, peut-être?

les personnages qui entourent Tomar, sont aussi très humains. Sa mère le guide peu à peu. Sa compagne, équipière dans son métier comme dans la vie , l’aide dans toutes ses démarches.

« Fantasmë » , c’est aussi notre monde d’aujourd’hui, celui des réfugiés, des migrants. Ceux qui ont fui leur pays, pour trouver un monde meilleur.

Fantazmë est un polar violent, tout à fait avec l’actualité du moment, je vous le recommande vivement. j’ai aimé l’écriture de Nicolas Tackian qui met en scène ce personnage de Tomar, et ce spectre dont on parle à demi-mots, mais qui existe bien, et quelle surprise quand je découvris son identité …

Un auteur à suivre.

Fantazmë – Nicolas Tackian – Calman-Levy – 03.01.2018 – ISBN : 2702162800 

Nicolas Tackian :

Né à Paris, le 05/04/1973 , De l’écriture à la réalisation, Niko Tackian s’exprime avec le même engouement au cinéma, en bande dessinée, à la télévision et dans les jeux vidéo. Il a écrit une vingtaine de films, publiés plus de trente albums de BD et réalisé le film Azad, primé dans de nombreux festivals à travers le monde.

Après une minutieuse enquête sur le phénomène de la mort imminente, il écrit « Quelque part avant l’enfer », son premier roman et obtient le prix des lecteurs au festival polar de Cognac 2015. Suivra « La nuit n’est jamais complète » en 2016 puis il change d’éditeur et livre « Toxique », premier volet des enquêtes du commandant Tomar Khan aux éditions Calmann Levy. ( source Babelio)

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Hotel du grand cerf de Franz Bartelt

Connaissez-vous Reugny, c’est un petit village au cœur des Ardennes. Depuis cinquante ans, un mystère plane, la célèbre artiste Rosa Gulingen y a trouvé la mort à l’Hôtel du Grand Cerf. Elle fut retrouvée noyée dans sa baignoire. Suicide, assassinat, la police avait conclu à une mort accidentelle.

Nicolas Tèque, journaliste a décidé de remonter le temps et mène sa propre enquête. Après son arrivée un meurtre est commis, puis un second. Pour élucider ses crimes on fait appel au commissaire Vertigo Kulbertus, un personnage gargantuesque. Les villageois préfèrent régler leurs affaires entre eux. Une jeune fille disparaît, la  fille de l’hôtelière . Cette nouvelle met le village sens dessus dessous. un autre homme est assassiné.

Toutes ces affaires sont-elles liées ?

L’auteur manie l’humour noir, il y a un côté burlesque. L’auteur décline un hommage indirect à  Simenon et Hitchock.1

Franz Bartelt, Hôtel du Grand Cerf, Seuil, Cadre Noir. 2017. 346 p.

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