Albanie, Fugue pour violon seul de Tedi Papavrami

Ce livre je l’ai lu, il y a quelques années. J’avais apprécié cette lecture. Tedi Papavrami nous raconte son histoire, mais en même temps celle de son pays, l’Albanie. Je n’avais pas écrit de critique de ce livre, mais je me rappelle ceci :

Son père , professeur de violon au conservatoire détecte que son fils est doué pour la musique. Il va le prendre en main d’une manière sévère.

Tedi Papavrami nous raconte comment fut sa vie de petit prodige, ses réflexions, son travail et aussi sa paresse. Son récit s’arrête à 16 ans.  Il nous fait écouter, par l’intermédiaire d’un flash code numérique à la fin de quelques chapitres, ses solos préférés joués par lui.

Pour compléter mes souvenirs, laissons l’auteur nous parler de son livre.

Ce livre finit mon mois de l’Europe de l’Est chez Eva, Patrice et Goran.

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La chance du perdant de Christophe Guillaumot

Avec ce livre, je découvre l’écriture de Christophe Guillaumot. Ce roman policier va nous immerger dans le domaine des jeux. Nous allons suivre le Kanak Renato Donatelli, gentil, sensible et dévoué et  le jeune Jérôme Cussac, surnommé Six car il était le sixième élément de l’équipe de la crim avant d’être mis au placard avec Renato.
Un « banal » suicide pour certains, mais Kanak soupçonne autre chose. Un suicidé qui se retrouve entre les « mailles » d’un centre de tri de déchets. Cela n’est pas commun. Des joueurs compulsifs trouvent la mort  de manière violente et sans laisser de traces. Ils ont une particularité, tous retrouvés  porteurs d’une énigmatique dame de pique.

Nous sommes dans un polar classique avec enquête et couple de policiers où la vie privée déborde. Les personnages secondaires sont très attachants. J’ai surtout apprécié la description de cette jeune femme qui tague des portraits sur les murs et qui va avoir sa place dans ce polar. Elle sait trop de choses ..

Christophe Guillaumot, La chance du perdant, Liana Levi, 2017. 335 p.

ISBN : 2867469570

Je l’ai lu en numérique.

Christophe Guillaumot  est un policier et écrivain français, né le 09/04/1970.Il passe à 20 ans, après une année de droit, le concours d’entrée dans la police. Ses dix-neuf années d’ancienneté l’ont conduit de Paris à Grenoble, puis Châteauroux et Toulouse où il est capitaine de police depuis septembre 2009. ( source Babelio)

J’ai chroniqué ce livre dans le cadre du challenge Polar Thriller avec Sharon.

Hongrie, Lundi , c’est poésie !

Berceuse

Le ciel ferme ses grands yeux bleus,
La maison ferme tous ses yeux,
Le pré dort sous son édredon,
Endors-toi, mon petit garçon.

 

Sur ses pattes la mouche a mis
Sa tête et dort. La guêpe aussi,
Avec elles dort leur bourdon.
Endors-toi, mon petit garcon.

 

Le tramway rêve doucement
Endormi sur son roulement.
Dans son rêve il sonne à tâtons.
Endors-toi, mon petit garçon.

 

Sur la chaise la veste dort
Et son accroc dort corps à corps.
Il n’en deviendra pas plus long.
Endors-toi, mon petit garçon.

 

La balle est vaincue, le sifflet
Somnole comme la forêt.
Et même il dort le gros bonbon.
Endors-toi, mon petit garçon.

 

Tu auras l’espace et la terre
Comme tu as ta bille en verre.
Tu seras géant pour de bon.
Endors-toi, mon petit garçon.

 

Tu seras pilote et soldat,
Berger des fauves tu seras.
Ta maman dort et sa chanson.
Endors-toi, mon petit garçon.

 

Jamais je n’irai
Aussi loin que me conduit
Le chemin d’amour

Attila Jozsef2

2 février 1935.

Traduction Linda & Tebinfea

Un hommage d’un chanteur Dick Annegarn

Moi qui ai servi le roi d’Angleterre de Bohumil Hrabal

République Tchèque

Un petit groom tchèque a deux ambitions, devenir grand et riche. Il est engagé à l’hôtel « À la ville dorée de Prague » Il apprend vite et devient , serveur, puis maître d’hôtel. Il côtoie les plus grands.Il se marie avec une allemande .Il devient millionnaire et il recouvre chaque soir le plancher et les murs de sa chambre avec les billets de banque gagnés dans la journée. « L’inconcevable devient la réalité« . Malgré son ascension, il n’est pas reconnu par les siens. Après la grandeur succède la décadence. .
Notre petit homme se retrouve, chargé d’ans, exilé dans un village de montagne, avec pour seuls compagnons un petit cheval, une chèvre, un chien et un chat. Il est livré à lui-même, Il revoit son existence avant de sombrer dans la folie.

Bohumil Hrabal  nous conte cette histoire d’une façon burlesque, qui se déroule des années 1920 aux années 1960. années folles, invasion de la Tchéquie par les nazis, puis les communistes.Son écriture est agréable, sous son ironie, il parle des maux de l’humanité, du nazisme.

J’ai participé, il y a quelques années , à une lecture commune de ce livre. Ce n’est mon genre de lecture, mais je m’en souviens très bien.

J’ai rédigé cette critique dans le cadre du mois de l’Europe de l’Est d’Eva, Patrice et Goran

Ne m’appelez plus jamais mon petit lapin de Grégoire Solotareff

Énervé d’être toujours nommé « mon petit lapin », Jean Carotte,  docile, n’aime pas ce nom. Il décide de de faire toutes les bêtises du monde. Il tire la langue aux passants, vole des carottes aux étalages, va même jusqu’à braquer une banque. Mais finalement il finit en prison. Là il rencontre Jim Radis, avec qui il met au point un plan d’évasion en creusant une galerie souterraine..

Un album anticonformiste qui fait rire les petits et fait réfléchir les plus grands. Les illustrations sont simples et colorées.

ISBN : 2211039065
Éditeur : L’école des Loisirs (01/01/1988)

Bulgarie, Lundi, c’est poésie !

Les Corbeaux

Blanches
sont notre maison,
la grange
et la cour.
Blanches
sont les meules
de foin.
Blancs
sont les champs
et même le Balkan.

Seuls
les corbeaux,
noirs, tout noirs,
tournoient
en nuées
là-bas,
dans la vallée.

Ils tournoient,
les ailes déployées,
au-dessus,
des fourrés,
des rivières
et des champs
tout blancs.

Ils tournoient
en cherchant
vainement
un petit coin noir
pour se poser.

Dobri Jotev – Le poème présenté ci-dessus est extrait des recueils Premiers pas et Soleils amoureux.

Traduit du bulgare par Ralitsa Mihailova-Frison-Roche.

Musique, le mois de l’Europe de l’Est

On ne peut pas parler du mois de l’Europe de l’Est sans y associer la musique.

Je présente cette musique dans le cadre du « mois de l’Europe de l’Est d’Eva, Patrice et Goran »