Dernière danse à Pristina de Julie Armen

J’ai été attirée par ce livre par  la couverture, ainsi que le synopsis. Une évocation bien particulière est décrite dans celui ci. Une guerre, non seulement de mots, mais d’hommes. Un contexte particulier où deux peuples sont devenus ennemis et se tuent , sans raison particulière, le plaisir de tuer, d’être le plus fort.

Des hommes français, policiers se sont engagés dans cette mission pour six mois, certains ont été attirés par le gain, d’autres pour oublier , tel Yann. Ils sont là pour former  des kosovars après l’indépendance. Claire, une jeune femme  est chargée de missions humanitaires. Le conflit est là, la jeune femme a du mal à vaincre ses angoisses. La peur est quotidienne, les conditions de vie sont pénibles. Elle tente de se réfugier auprès de Yann. Il se donne à son travail, et à Claire. Mais il garde en mémoire, son amoureuse bretonne qui l’a quittée. Claire prend en charge un jeune Serbe, qui recherche son père. Elle le protège, l’aime à sa façon..

«  J ai l’impression d’avoir été trompée, dit-elle.Ils trafiquent la drogue, les voitures, les êtres humains et même les organes. »

L’auteur fut en poste à Pristina, militaire de carrière. et ayant vécu l’intensité d’un conflit interethnique dans toute sa complexité, a recrée l’atmosphère des Balkans .Avec force, Julie Armen nous dépeint un pays dévasté dans sa chair, le difficile travail des humanitaires, l’action ambiguë des services secrets de l’Est ou de l’Ouest, les pleins pouvoirs des mafias locales.

J’ai aimé ce livre, car il montre un aspect de ce conflit que je ne connaissais pas.

La dernière danse à Pristina – Julie Armen – Editeur : Ramsay – 2007 – ISBN ;978284147823 – premier roman.