Promenade dans les jardins disparus de Michele Bilimoff

Un livre sur les plantes au Moyen-Age d’après les Grandes Heures d’Anne de Bretagne. J’ai pris beaucoup de plaisir à parcourir ce livre. On va suivre au fil des pages les goûts, ses choix et son époque.

synopsis:

Pour la première fois depuis cinq cents ans, les 337 plantes peintes dans le manuscrit des « Grandes Heures » d’Anne de Bretagne sont présentées hors de leur précieux écrin. Unique mais fragile, ce manuscrit de la Bibliothèque royale, désormais l’un des joyaux du Cabinet des manuscrits à la Bibliothèque nationale, n’a pu être consulté au fil des siècles que par un petit nombre de privilégiés.
A l’époque où elle préparait une maîtrise d’archéologie, Michèle BILIMOFF a eu ce rare bonheur. Après une carrière d’ingénieur archéologue au CNRS, elle n’avait pas oublié son émotion devant ces représentations de plantes si réalistes, aux couleurs encore si fraîches sur leur fond d’or, et par ailleurs d’une diversité totalement insolite dans un livre d’heures. Pour faire partager son émerveillement, elle a, pendant deux ans, étudié ces plantes une à une, puis les a disposées à la manière d’un jardinier, composant un paysage virtuel mais plausible, tenant compte des caractéristiques de chacune, mais aussi des éléments connus sur les jardins de la reine et de leurs environs. Champs, vignes, vergers, plates-bandes. se déroulent ainsi sous nos yeux, peuplés de plantes que nous connaissons toujours. Elles sont présentées au fil d’une promenade imaginaire, avec leurs légendes, leurs utilisations, en s’arrêtant plus ou moins longuement selon l’importance qu’on leur reconnaissait au XVIe siècle. Mais vedettes ou humbles figurantes, toutes représentaient la vie puisqu’à cette époque santé, nourriture, industrie, agrément, dépendaient d’elles en grande partie. Pour nous qui aujourd’hui avons de plus en plus tendance à nous tourner vers leurs pouvoirs bienfaisants, cet ouvrage est une source de découvertes, d’étonnement et d’admiration.

Éditeur : Ouest France – Février 2015

A Aurore de George Sand

La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime,
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.

George Sand.

Peinture de Camille Pissaro