Réparer les vivants de Maylis de Kerangal

cvt_Reparer-les-vivants_6623Il y a bien longtemps que j’avais envie de le lire, mais il fut souvent emprunté. Mais cette fois, je l’ai lu.

Que contient ce livre?

De nombreuses réflexions, de la  douleur, la perte d’un enfant. Une question et une réponse à donner, vite, le jeune homme n’est plus, mais son cœur peut sauver une autre vie.

Mais surtout un hymne à la vie, ce roman est bouleversant. Il retrace les 24 heures, avant une transplantation. La décision des parents, toute la « mécanique » pour assurer le transport du cœur, le transport de celui-ci. Toute une équipe médicale mise sur pieds, les chauffeurs de taxi, pilotes, tous embarqués dans cette transplantation. Il faut assurer vite et bien. Chaque maillon est indispensable,  afin de permettre à une autre personne de vivre.

24 heures : le temps du roman – de la fin d’une vie aux premiers battements du cœur transplanté. Ce roman m’a émue, un roman document qui entraîne une propre réflexion sur le consentement de dons d’organes.

Synopsis :

« Le cœur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d’autres provinces, ils filaient vers d’autres corps ». « Réparer les vivants » est le roman d’une transplantation cardiaque. Telle une chanson de gestes, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d’accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le coeur, au-delà de sa fonction organique, demeure le siège des affects et le symbole de l’amour.

Réparer les vivants», de Maylis de Kerangal, Gallimard, 280 p., 18,90 €.ISBN : 9782070144136 -2014

 

Maylis de Kerangal :Né(e) à : Toulon , le 16/06/1967 – Maylis de Kerangal a grandi au Havre. Maylis de Kerangal a été éditrice pour les Éditions du Baron perché et a longtemps travaillé avec Pierre Marchand aux Guides Gallimard puis à la jeunesse.

Elle est l’auteur de cinq romans aux Éditions Verticales, Je marche sous un ciel de traîne (2000), La vie voyageuse (2003), Corniche Kennedy etNaissance d’un pont (2010; Folio 2012) et Réparer les vivants (2014), ainsi que d’un recueil de nouvelles, Ni fleurs ni couronnes («Minimales», 2006) et d’une novella, Tangente vers l’est («Minimales», 2012; prix Landerneau 2012). Aux Éditions Naïve, elle a conçu une fiction en hommage à Kate Bush et Blondie, Dans les rapides (2007; Folio, mai 2014 .

 

 

 

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3 réflexions sur “Réparer les vivants de Maylis de Kerangal

  1. Bonjour Claude,
    C’est bien de partager ce livre et de faire réfléchir au don d’organes. Car il faut y réfléchir de son vivant, et surtout dire son intention à ses proches : je donne ou pas.
    Aucun choix n’est mauvais, sauf celui de ne pas vouloir dire ce que l’on veut.
    Personnellement, je suis pour le don d’organe depuis plus de 30 ans. Je l’ai dit à mes très proches, puis à mes parents (difficile lorsque ce sont eux qui sont plus âgés). Mais c’est fait !
    Merci pour ce partage.

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